mer.

22

juil.

2015

NON JEF, T'ES PAS TOUT SEUL ....

Christine, Michel, Annemie, Elliot et Dierik
Christine, Michel, Annemie, Elliot et Dierik


Et on ira manger

des moules et puis

des frites, Jef, 

et du vin 

de Mosèèèèèle ! 




Lou Grilladou accueillit ce jour-là pus de 150 dîneurs, dont les officiels. Pour faciliter le service, nous avons choisi le même plat: moules et frites. Michel nous a commandé un ... carignan. Première fois de ma vie que je bois du vin rouge en mangeant des moules "casseroles".


C'est le moment de lever un coin du voile qui recouvre l'élevage de la moule, la mytiliculture. 


"Notre" moule, la moule commune, celle qui "pousse" dans le Oosterschelde ou la Waddenzee et que les Belges vont vénérer à Yerzeke, s'appelle Mytilus edulis et se trouve dans une zone qui fait le tour des îles britanniques, le sud de la Scandinavie et un bout de Mer Baltique. En Hollande, il s'en produit 57 millions de kg par an, mais la majorité de cette manne disparaît dans des gosiers belges.


La moule de Méditerranée (M. galloprovincialis), si elle remonte parfois jusqu'à la Baie de Saint Brieux - célèbre pour ses coquilles Saint-Jacques et son homard bleu - réside elle au large du Golfe du Lion, la côte ligure, le nord de l'Adriatique, et puis le long de l'ancienne Yougoslavie et la Grèce. 


Ces deux espèces sont capables d'hybrisation.


On "capte" (c'est le terme consacré) les juvéniles sur des cordes en coco et le naissain est ensuite envoyé vers les bassins d'élevage. On le maintient dans un filet (contre les attaques des tourteaux, notamment) plaqué soit sur des cordes appelées filières, soit sur des poteaux de bois (bouchots), soit sous des "tables". Ces techniques s'appliquent en pleine eau.


On peut aussi "parquer" les moules, comme on le fait avec les huîtres: à plat sur l'estran, ou bien en eau peu profonde. J'en profite pour faire remarquer que le néerlandais "ondiep" et l'anglais "shallow" n'ont pas d'équivalent français. L'antonyme de profond n'existe pas.


En Hollande, c'est cette dernière technique qui est pratiquée. Si on y met le temps, on obtient alors la belle grosse moule "Jumbo". La couleur (blanche ou orangée) est indifférente: c'est une affaire de génétique et ne change pas le goût du mollusque.


Mes amis qui ont connu des Irlandaises ou des Ecossaises vous diront que ce n'est pas vrai dans l'espèce humaine: elles ont un "petit je ne sais quoi". 


Comparaison n'est pas raison. 



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