AU MOINS 40 ANS DE FIDELITE SANS FAILLE

Michel Ingels et Carl von Schubert au dégustoir
Michel Ingels et Carl von Schubert au dégustoir

Cette image

remonte au 15 août (ça, c'est sûr).

Quant a l'année,

il y a entre 

20 et 25 ans 

de cela.

 

 

 

Cette partie de l'Allemagne, qui resta pourtant sous administration française jusqu'en 1810, est majoritairement de confession protestante. On n'y fête pas Marie et l'Assomption n'est donc pas un jour férié. Mon ami Michel et moi, qui ne ressentons pas une dévotion mariale hypertrophique non plus, en profitions souvent pour aller rendre visite à deux des plus célèbres domaines viticoles d'Allemagne: Maximin Grünhaus à Mertesdorf dans la vallée de la Ruwer (un affluent de la Moselle) et le Scharzhofberg à Wiltingen dans la Sarre.

 

Cela reste parmi mes meilleurs souvenirs - ever - de dégustation et ma cave, après dix ans d'émigration vers le rude pays catalan, regorge encore de ces bijoux mosellans. C'est dire si elle était bien fournie à l'origine, car je lui mets encore régulièrement "une claque". 

 

Je viens de ranger "à rafraîchir" un Spätlese 1990 de l'Abstberg, d'ailleurs. Je prie pour que son bouchon soit intact (gros pourcentage de déchet) et ai remarqué avec bonheur que les millésimes récents sont passés au bouchage par Drehverschluss, cette même capsule à vis que j'ai choisie moi-même.

 

Mon ami Michel et Patrick, un autre très bon copain même si notre rencontre fut plus tardive, se sont rejoints récemment dans le magnifique village de Traben-Trarbach, sur la Moselle, là même où habite et tient restaurant Harry Deschepper. Ce dernier était un des piliers du COOVI, l'équivalent flamand du CERIA, au moment où j'y étais chargé de cours. Christine et moi avons loué un de ses confortables B&B vers l'année 2007 et fait un excellent repas à sa table. Son épouse, Silvia Diemer, avocate de formation, est une grande amatrice de bon vin. Ce n'est pas pour rien si elle est d'ailleurs chargée de la communication de la région viticole du Rheingau, toute proche.


J'avais passé  un court séjour au Bellevue dix ans plus tôt, un incroyable hôtel-restaurant en Jugendstil avec terrasse sur le fleuve. A l'époque - car ma vie de voyageur a rarement été solitaire - c'est notre chèvrière préférée qui m'accompagnait le long des méandres de ce cours d'eau viticole, et surtout de cave en cave. C'était là son "incentive" et le prétexte à me supporter. 

 

Fort de la proximité, Michel avait pofité de quelques heures de liberté pour honorer un rendez-vous trop longtemps reporté dans les caves de ... Maximin Grünhaus. Ce n'est pas Carl von Schubert lui-même qui l'a reçu, et la communication verbale a été plus restreinte - lui-même parle le français à la quasi-perfection, fort bien l'anglais et un allemand ... plus que correct (!) - mais la dégustation, d'après ce que j'ai entendu, fut à nouveau de toute beauté.

 

Non, tu n'as pas changé ...


Depuis 1985 environ (voire plus tôt encore pour Michel), nous avons l'occasion de suivre les ors de ce domaine et à chaque fois c'est le même plaisir, intense. Les premiers millésimes que j'aie engrangés furent les 1976, mais nous avons eu l'honneur de déguster sur place des choses plus anciennes encore. Le riesling prend avec le temps des arômes d'hydrocarbures certes, mais sans excès, et il développe un bouquet de cire d'abeille, d'encaustique, de fruits exotiques envoûtant.

 

J'aime cela.

Merci au duo de compères de s'être retrouvés

dans ce coin et de m'avoir ainsi

donné l'occasion de vous en parler et ...

d'aller dare-dare déboucher le Spätlese à votre santé,

tout seul comme un grand.

 

 

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