TOTOR DANS MA FAMILLE

L'Hôtel des Colonnes en 1870
L'Hôtel des Colonnes en 1870

" Je reprends mon travail.

Ma santé s'est rétablie. Je suis en Belgique, à Mont-Saint-Jean,

Hôtel des Colonnes,

chez Melle Dehaze.

Les deux fenêtres de la chambre donnent sur le champ de Waterloo. De mon lit, je vois le Lion ".

                                                            (22 mai1861)


Ainsi s'exprimait Victor Hugo, alors qu'il mettait la dernière main à ses "Misérables". En soi, rien de particulier, sauf que la façade de l'hôtel en question, qui a disparu depuis lors, arbore l'inscription "Dehaze".


Cette Mademoiselle/Madame Dehaze (suivant les sources) est en fait une proche parente de mon grand père, né lui-même à l'aube du 20ème siècle. Et ma propre mère professait encore sous son nom de jeune fille avant de prendre sa retraite: elle était connue comme Mme le Dr. Dehaze.


La demeure a disparu à présent: elle faisait face au fameux "Château Cheval" , sur la voie de Bruxelles à Charleroi, là où un chemin la reliait à la route de Nivelles. Au mois d'octobre 1963, sept années après ma naissance, les pioches des cantoniers détruisirent ce vestige du passage d'un des plus grands écrivains français, malgré les assurances données par le Ministre des Travaux Publics en 1954, en réponse à une question parlementaire. Il fallait élargir la chaussée. Déjà à ce moment-là, les "promoteurs" avaient tous les droits, et savaient laisser pourrir une situation et dormir un projet controversé. 


Le Château Cheval lui-même, dont je garde un souvenir précis, fut abattu en 1966. A sa place on trouve à présent un ... hypermarché Carouf'.


La HONTE! 

 


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