REPAS ANGELIQUE A FONTANGES

 

Je triche, car ce n'est

pas mon cliché.

Mais la vue depuis

notre table se superpose

en tout point à celle-ci.

 

 

 

La belle Hostellerie de Fontanges appartient depuis une quarantaine d'années à Bernard Charrié et son épouse. Et depuis deux ou trois ans, on peut y boire notre vin. Pourtant, la carte est impressionnante et ne manque pas d'alternatives. Il faut dire que le patron, mon presque homonyme, est lui-même un amateur de vin et qu'il fréquente la famille Perrin. Le nombre de millésimes de Beaucastel - et de ses dauohins - répertoriés, dont beaucoup en magnum, se rencontre rarement (jamais ?), sauf peut-être à Gigondas. 

 

Je peste contre les moteurs de recherche, car ils vous donnent des pages et des pages d'offres promotionnelles en tout genre, mais très peu d'information ou d'articles d'auteur sur l'établissement. Le boss est discret lui-aussi, et d'un contact extrêmement agréable. Le site, quant à lui, coupe court à nos fantasmes: pas de favorite de Louis XIV ici, simplement la référence à une source (Font ou Fount) argileuse (colorée = tencha) qui sourd sur le Causse.

Maintenon(s) le mystère! 

 

Du parking, immense, jusqu'aux gouttières des toitures et aux bordures des pelouses, tout est immaculé. On se croirait en Suisse, au Pays Basque ou à Singapour tant cela respire le soin. Moi, j'aime assez cela et on sent la présence attentive des humains qui entretiennent un lieu historique. En outre, un soleil implacable saluait notre venue, amplifiant par son jeu de clarté aveuglante et d'ombres tranchées cette impression de netteté. En même temps (que quoi?), le musée dédié au peintre Soulages n'est pas loin. 

 

Nous avons choisi un menu original, par son idée (nous ne sommes pas chez les Barthélémy à Barbotan) et encore plus par sa composition: la formule "Santé" qui vous laisse choisir entre du saumon (ça, c'est logique) ou bien du canard (!), déclinés différemment pour l'entrée et pour le plat. Nous avons "fait canard" (avec une demi-bouteille, vroum-vroum oblige, de Madiran): les aiguillettes dans une espèce de court-bouillon rehaussé de succulents légumes, aux saveurs exotiques, et ensuite un magret présenté comme une brochette servie sans son fer, grillé "bleu" (moins que rosé, à notre demande) et extrêmement savoureux.

Framboisier très complexe comme dessert. Zut, je ne peux pas en parler, "de mon diabétologue".

 

L'établissement propose de nombreuses salles de séminaires et de banquets, et des salons gourmands à l'ancienne. Il y avait du monde un peu partout, sans que cela donne une impression de foule. Très agréable. D'ici peu, vous disposerez de trois références à nous, dont le rare Blanc de Coume Majou (la Cuvée Civale).

 

J'abandonne donc l'idée de filer vers Port-Royal

pour aller prendre les eaux - troubles -

quelque part sur le Causse Comtal.

Chacun étanche sa soif comme il peut.

 

 

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