SAINT-ANTONIN ANTI-STRESS

 

Suite

au stress  météorologique d'hier, j'ai besoin

d'un peu de sérénité pour "évacuer".

 

 

 

 

Nous sommes dans le Tarn & Garonne, et c'est pour cette raison que je vous montre le pont sur l'Aveyron de Saint-Antonin-Noble-Val. Tandis que notre amie Alison faisait un stage de formation caprine chez Léonore et Mao, à Vaour, au début des années 2000, ses visiteurs et elle allaient parfois tremper leurs pieds (et plus) dans la rivière un peu plus loin. Gageons que certains d'entre nous auraient aussi aimé se mouiller les fesses dimanche dernier, "tant chaud il faisait". J'en garde le meilleur des souvenirs et, justement, j'ai pu aller saluer Frau Strauch à son étal. Nous avons à présent tous deux les cheveux de la même couleur. 

 

Si vous voulez tout savoir sur le joli village dédié à l'évangélisateur du Rouergue puis rebaptisé Noble-Val par les Révolutionaires, allez voir sur le net. Moi, je vous en décris l'approche par la nationale qui borde la rivière, traversant plusieurs tunnels sous le Roc d'Anglars, puis le passage sur le pont et ensuite la quête d'un emplacement - à l'ombre pour Christine qui prend soin des caoutchoucs vieillissants de la fourgonnette - où garer la voiture. Après, c'est pedibus cum jambis qu'il faut arpenter les ruelles médiévales. Le marché dominical occupe une partie de la place externe et de la route d'accès principale, mais aussi l'intérieur de la ville historique.

 

Comme beaucoup de ses semblables, il a perdu sa vocation de lieu d'approvisonnement privilégié (et hebdomadaire) pour devenir une attraction touristique. Les dépenses alimentaires y sont moins abondantes que jadis, au détriment des producteurs, alors que les achats de "petites bêtises" ou d'artisanat d'art sont en croissance.

 

Il s'y parle beaucoup en anglais, car même les locaux font l'effort. Généralement, le dialecte anglo-saxon pratiqué dans le Quercy consiste à garder la place des mots de la phrase française en remplaçant chaque élément par son équivalent anglais, prononcé avec des intonations rappelant le cassoulet. Moi qui aime les parlers régionaux, je m'en suis mis plein les tympans. Nous avons même trouvé une brasseuse locale dont la langue maternelle doit prendre ses racines du côté de la rivière Tyne ou Mersey. 

 

Une fois midi passé au cadran, ces dames ont faim, je le sais. Ma première idée était d'acquérir un poulet rôti et quelques autres babioles, puis de rentrer le compléter à la table de Bonnanech. Hélas, nous avons choisi d'aller croquer un petit bout dans une "Guinguette" locale. Par charité - c'est comme cela que l'établissement se nomme - je ne vous donnerai pas la référence en entier. L'endroit est adorable, l'accueil de la serveuse (étudiante sans doute) aussi et le gaillac (100% braucol) que nous avons bu a fait l'affaire. Et la blanche, qui affichait Hoegaarden, avait dépassé sa péremption mais on s'en fout, de cela. Par contre, près de quatre heures à table pour un magret de canard demandé rosé avec insistance et qui est arrivé gris, accompagné de deux ou trois garnitures sorties tout droit du freezer, cela fait long, même en bonne compagnie. Moi, j'ai eu en plus un nougat glacé à la pistache assez goûteux, car je souhaite tester une nouvelle insuline. Mais là, je crois qu'on était dans une spécialité maison: les congelés.

 

Il semblerait (internet) que l'endroit vient d'être repris par une nouvelle équipe et il propose pas mal d'animations. Ou bien ils sont encore en période de rodage, ou bien le jeune homme habillé en cuistot que nous avons vu était un figurant venu remplacer le chef indisponible ce jour-là, mais ils DOIVENT faire quelque chose, et vite.

 

Vous savez que je n'aime pas "casser" les lieux de bouche

et je ne crois pas que vous pourrez remonter jusqu'à

la raison sociale (sauf si vous y tenez vraiment),

mais là, ce fut .... du gratiné.

 


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