UNE TARTE DE CHEZ LES SOEURS TATIN MAIS UN VIN DE CLAUDE PAPIN 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous expliquais sur FB

mon vif penchant pour

les soeurettes de Lamotte-Beuvron, qu'on les accommodât

à la poire ou à la pomme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ma générosité sans borne, j'ai offert à Christine un plat sans anse qu'on peut aisément retourner au four ou mettre au feu; elle en rêvait ... Vous savez: "Un mot, un geste et Loucky fait le reste". 

 

Reconnaissante, elle a témoigné de sa gratitude consilio manuque et le résultat était "tout-a-fait comme il faut". Pourtant, la maison toute entière embaumait la reinette caramélisée. Jamais je n'avais vu des cuisses de grenouille sentir aussi puissamment ! 

 

Pour la bouteille, ce fut une autre histoire. Saloperie de bouchon: tout sec dans son tiers externe, vermoulu au milieu et pourri en bas. Pourtant, je suis sûr que Claude Papin n'achète que du premier choix, surtout que cette bouteille (en 50 cl seulement) fait partie du top de sa production.

 

Il s'agit de son Chaume 1995. Il a vieilli prématurément - allant vers un très bon Beerenauslese de Franconie ou du Palatinat, voire du Neusiedlersee - fonçant la teinte et perdant un rien de fraîcheur mais offre néanmoins une caresse de sucrosité fantastique et des arômes de sirop de poire, d'Armagnac et de mirabelle en compote. Au bout du compte, un partenaire grandiose pour la Tatin mais qui fait deux fois son âge. Quand les consommateurs français adopteront-ils sans réserve un bouchage hermétique, pour tous leurs vins mais surtout sur ce genre de grandissime bouteille destinée à la garde? Des vignerons de la trempe de Claude craignent encore l'ignorance d'une partie de leur clientèle - il faut faire vivre l'entreprise - et c'est, j'en suis persuadé, leur dernier frein pour aller de l'avant.

 

Ce bémol mis à part, quel régal ! Et bravo à la pâtissière.


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