MUSCARINIQUE vs ATROPINIQUE





Samedi, nous avons fait

le marché à Céret.










Et hier soir, tant Christine que moi, avons ressenti toutes sortes de symptômes bizarres.


Il faut dire que la nuit de samedi à dimanche s'est vue écourtée d'une heure, passage à l'horaire d'été oblige. Mais tout de même.


Vers les 10 heures du soir, ce qui aurait fait 21 heures la veille, je me suis mis au lit pour ma séance de lecture quotidienne. Je me bats contre "Songes de Mevlido" d'Antoine Volodine. Je n'aime pas son style, il n'y a pas d'histoire, mais c'est très intelligemment écrit et l'ambiance, glauque et opprimante, est fantastiquement bien rendue, ou créée. Je déconseille vivement la lecture de cet ouvrage, mais j'irai jusqu'au bout.


Vers 23 h 30' - je m'étais endormi très vite - tout a commencé. Et Christine a fini par se lever aussi vers cette heure-là. J'ai dû uriner sans arrêt, et un vague ténesme m'a pris, ainsi que des crampes abdominales; Christine aussi. Une nausée informe nous envahit. En plus, une espèce d'oppression sur la poitrine m'a saisi, et les conjonctives étaient rouge sang, avec l'impression que les globes font saillies hors des orbites. Episodes de sudation, et quelques pointes de tachycardie. Mais j'en suis coutumier. Enfin, fourmillement dans les jambes et insomnie tenace, avec bouche sèche et sensation de soif. 


Vers les 5 heures, j'ai pu entamer une vraie nuit. Et Christine s'était recouchée peu avant. Anamnèse rétrograde: un verre de riesling chacun, ce n'est pas cela. Pas de thé, ni café, ni chocolat. 


Mais bien sûr ! J'ai acheté à un maraîcher à Céret  - propre production, mais pas bio - des légumes en tout genre, de fort bon goût, dont une botte de radis. Et hier soir, j'ai fait une soupe - un tronçon de carcasse de canard, une tranche de ventrêche, un blanc d'oeuf qui traînait  et .... toutes les fanes des radis. Comme elles avaient belle mine, je les ai simplement hachées menu, sans même les rincer. Funeste erreur, je pense que cette touffe a dû prendre une dose massive de pesticides et nous, badaboum, we fucked up our cholinergic system


J'avoue avoir du mal à faire la part des choses entre ce qui est atropinique et ce qui ne l'est pas. Mais ma certitude est acquise, nous avons subi un empoisonnement aigu, de faible gravité, par une substance qui inhibe - ou stimule, je ne sais plus trop - les cholinestérases.


On nous empoisonne. La solution n'est pas dans les certifications bidon. Il faut accepter de payer plus cher nos produits agricoles, de les acheter auprès de producteurs connus et fiables. Il faudrait aller démonter les supermarchés. 


Si j'avais 20 ans je crois que je me mobiliserais activement.


PS: je reconnais que cet achat-ci ne provenait PAS de la GD,

      mais le système impose sa loi.


Écrire commentaire

Commentaires : 0