TOUT BAIGNE

La fontaine de Maussane
La fontaine de Maussane

 

 

 

 

 

Comme en 1997 !

 

 

 

 

 

 

 

Je vous ai raconté les soirées de mercredi et de jeudi, mais nous les avons bien méritées auparavant. En effet, après avoir passé le lundi en vendange et le mardi en nettoyage, c'est avant six heures du matin que nous avions quitté Corneilla ce mercredi, pour être à Cavaillon avant dix heures. Monsieur Prévôt, et surtout sa fille, Sandra-Rose, qui gère la cave, nous y attendent pour déguster la gamme. Vous pourrez découvrir nos vins chez eux dès le début du mois d'octobre, pour la fin de la saison du melon sans doute.

 

Ensuite, nous avons pris quelques instants pour aller chercher un bidon d'huile "fruité noir" au moulin de Maussane, dans les Alpilles. La Vallée des Baux conserve l'habitude de stocker durant quelques jours des olives assez mûres, déjà de couleur violette, dans des conditions controlées de température et d'humidité, avant de les triturer. On obtient ainsi des huiles aux parfums rappelant effectivement l'olive noire, avec ses arômes de levain, voire même de cacao. Attention, le risque existe de voir les fruits s'abîmer, fermenter, pourrir, s'oxyder ... et ce procédé nécessite un réel savoir-faire. Souvent, ces huiles possèdent peu d'amertume et peu d'ardence mais cela dépend aussi des variété utilisées. Ici, la plus répandue est la picholine - le fameux "plant de Collias", tiens, tiens - originaire du Gard et qui se prête à merveille à l'alboration d'olives de cocktail mais aussi à des huiles fines, de rendement peu élevé si on ne les irrigue pas indûment. 

 

J'avais découvert l'endroit lorsque le Xavier de ce blog - dont j'ai peu de nouvelles à vous donner pour l'instant - avait invité une bande de copains à Mouriès, le village voisin, pour aller y célébrer ses 40 ans: quel riche souvenir ! Lui était à l'époque en train "d'user" sa deuxième femme et l'ambiance avait été exceptionelle, festive et empreinte de camaraderie. Quant à moi, c'était une chèvrière dont je vous parle de temps à autre qui avait accepté de m'accompagner. Quand il s'agit de faire la teuf', elle est inusable, elle ! 

 

Revenons à nos moutons: après un arrêt sur la jolie place de Maussane, nous avons rejoint les bords de la Durance et sommes allés prendre possession de la délicieuse chambre de La Royère à Cadenet (p-m-oueladj@wanadoo.fr), qui nous avait déjà hébergés auparavant. Le village au tambour d'Arcole occupe une position stratégique pour nous, à courte distance de plusieurs clients. André Estienne, le brave petit tambour dont la prime d'engagement dans les armées d'un des plus sanguinaires tyrans de l'histoire du monde permit à sa famille de survivre après le gel des oliviers à l'hiver 1792, est effectivement originaire du village.

 

Ensuite, un mystérieux chargement à bord, nous avons rejoint Cucuron

pour une petite visite éclair: dame, le chef nous y attendait à 19 heures.

 

 

NB: plus d'images dans le billet suivant

 

 

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