GARABIT, DE NUIT

 

 

 

 

 

Au crépuscule,

le viaduc s'illumine.

Voilà des deniers,

publics je suppose,

bien utilisés. 

 

 

 

 

 

Je vous reparlerai de notre pasage à Loubaresse mais, une fois la nuit tombée, la route couverte de gravillons qui longe l'assise du pont vous amène, à pied, sous les structures en béton qui soutiennent les piles et le départ de l'arche elle-même. J'avais aperçu de longues échelles en colimaçon, protégées par une cage métallique circulaire tout du long, comme un gigantesque serpent semblable à un modèle de molécule d'ADN. Ces accès titanesques mènent jusque sous le tablier du pont de chemin de fer lui-même.

 

Avec la peur du vide qui me caractérise - je suis un poltron et n'arrive pas à monter jusqu'en haut d'une échelle de 6 mètres - je ne prétends nullement que j'aurais gravi toute la hauteur. Mais j'aurais aimé y monter un peu. Hélas, soucieux sans doute de ne pas être tenue pour responsable en cas d'accident, l'autorité de tutelle (SNCF, municipalité, monuments historiques, préfet ... ?) a jugé bon de fermer d'une cage inviolable la partie basse de cet accès. Cela m'a sans doute évité le ridicule d'essayer de braver ma couardise ... pour renoncer au bout de 3 échelons. Mais je pense que la vue depuis le coeur même de la structure doit valoir la peine.

 

Faute de mieux, voici un cliché pris du plancher des vaches ...

normal quand on est dans le Cantal, me direz-vous.

 

 

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