UN CHATEAU POUR SES FOURNEAUX

 

Ce n'est pas le château de la Belle au Bois Dormant,

mais Serge et Marie-Aude Vieira ont relevé le défi de faire revenir à la vie les vieilles pierres de cette place forte médiévale par la grâce

d'un baiser gourmand. 

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La ville de Chaudes-Aigues, et la région Auvergne, ont participé à la restauration des bâtiments historiques tandis que le restaurant - bâtiment et fonds - sont le fruit de l'imagination du couple. Ils ont mis le temps : ce n'est que trois années pleines après son titre de Bocuse d'Or (2005) que le chef a pu investir sa cuisine. Entretemps, il a parcouru le monde, donnant des séminaires - les grands groupes alimentaires qui sponsorisent ces événements préfèrent les appeler "master-classes" - et envisageant les diverses options possibles pour sa toute jeune carrière. 

 

A présent, deux macarons, trois chambres (je crois) et un projet bien avancé offrant quelques autres hébergements dans la ville même attirent les gastronomes itinérants, mais aussi les Cantaliens, vers l'allée ombragée de tilleuls qui mène au sommet de la colline où paissent souvent les aubracs. Serge est devenu un "concept" dans tout le département, au-delà du cercle restreint des gastronomades fanatiques.

 

J'y ai mangé deux fois, la dernière avec ma mère, la "vioque" de ce blog - dénomination taquine et irrévérencieuse mais affectueuse - ce qui ne suffit certainement pas pour avoir fait le tour du talent d'un cuisinier aussi créatif, longtemps second d'un certain ... M. Marcon, excusez du peu. Et je ne suis pas critique gastronomique, loin de là, d'autant que je ne les porte pas dans mon coeur. Mais je peux vous dire que cet Auvergnat de naissance, fils d'un couple originaire de Guimaraes, la belle ville du district de Braga dont le centre historique fut témoin de la naissance du Portugal au temps du roi Alphonse 1er, et époux d'une Normande ou Ligérienne - mon souvenir est un peu flou - vous présente une cuisine A LUI. Bien sûr, il y a de la sophistication, c'est ça la cuisine du 21ème siècle, mais pas de pyrotechnie, et le tout au départ de produits du terroir. Il est probable qu'il a rencontré M. H. This quelque part mais ne se borne pas à appliquer sa "déstructuration" du premier au dernier plat. 

 

Les deux fois, nous nous sommes régalés du début à la fin. 

 

 

 

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