ON DORT A L'ANNEXE, PRES DU "CUB"

Il a pourtant gelé cette nuit
Il a pourtant gelé cette nuit

La langue occitane

n'a pas altéré

le genre des mots,

"Bastide" est

le patronyme

qui fait la loi

au village de Nasbinals,

au propre comme

au figuré.

 

 


Je vous avais exposé ici dans quelles circonstances Coume Majou avait pénétré à La Route d'Argent. Jadis, nos séjours étaient plutôt aveyronais mais à présent, la clientèle s'est déplacée vers l'est, vers cette Margeride, ce Gévaudan et ces Causses si accueillants.

 

Nous nous sommes à nouveau arrêtés chez les Bernard, Daniel, Pierre et ces dames pour un gueuleton de charcuterie locale et surtout une descente vertigineuse sur la pièce d'Aubrac "à la coupe", présentée pour l'esthétique dans sa sauteuse en cuivre étamé où le ... beurre noisette achève de vous vider les glandes sous-maxillaires. Malheureusement pour moi, le ravier d'aligot était encore plus copieux que la dernière fois et mon glucomètre a "pété les plombs" au matin, malgré une bonne vingtaine d'unités d'insuline avant le coucher. Ce n'est pas raisonnable ! 

 

Délaissant les coquettes chambres de l'auberge cette fois, c'est à l'annexe que nous avons posé notre léger bagage. Il faut que je vous raconte cela. 

 

Daniel avait pris la réservation mais entretemps la foudre a détruit l'antenne de télécommunication locale : plus de télé - ça, on s'en moque - ni non plus de relation électronique entre les différents bâtiments. Même l'écran plat des ordinateurs la joue en version "cinéma muet". - Où est-ce que je l'ai mise,

Christine ? devient la question principale. Bah, on nous renvoie à l'annexe où tout est ouvert aux quatre vents avec comme mission d'essayer la 102 ou bien la 108. On trouvera les clés sur place et elles sont libres toutes les deux. A nous de choisir. Heureux pays où on peut à la fois se passer de tout verrouiller et faire confiance à la chalandise !

 

Ce fut la 102, de plain-pied et faisant "motel", la fourgonette dormant devant la porte-fenêtre (French window). Au lever, le soleil avait remplacé l'orage de la veille et il nous a valu une série de photos dont je vous fais cadeau : le vieux "cub" pour les nostaliques des Mc Cormick de jadis, les pâturages pour les aubracs, les fleurs aux couleurs chatoyantes et votre vigneronne jouant à la starlette pour secouer la torpeur qui l'habite encore avant son deuxième petit kawa de la journée. Après cela, fini de rire: trois grosses dégustations dans notre journée dont un double étoilé déjà client qu'il faut continuer à convaincre et deux nouvelles adresses où nous aimerions bien entrer.

 

On est bien dans l'Aubrac, qu'il soit aveyronnais,

lozérois ou même cantalien !

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Tammi Scheuermann (mardi, 31 janvier 2017 17:14)


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