NOTRE COEUR DE GAMME SUR CINQ MILLESIMES:                              LA CUVEE MAJOU

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 La Cuvée Majou constitue

l’essentiel de ma production :

Elle représente le

Côtes-du-Roussillon Villages

que j’avais envie de produire en venant m’installer ici. 

C'est une espèce de

Châteauneuf-du-Pape,

en "plus fin et plus élégant", selon moi.

  

Elle fait appel à trois parcelles de grenache différentes, situées sur les schistes d’Estagel et de Saint-Paul-de-Fenouillet.

 

 

 

On ne désherbe absolument pas et le tracteur passe là où il peut ... Je m’efforce de nettoyer le reste à la débroussailleuse,

avec un résultat variable. La soixantaine bien sonnée et une arthrose cervicale qui progresse limitent un peu ma performance

en la matière.

 

 

 

Clots d'en Couloms (St Paul)
Clots d'en Couloms (St Paul)

 

On reconnaît (en haut à gauche) la vigne du Roc Blanc, près du Col de la Dona, qui a dû être arrachée en 2017; 

le vieux grenache (1963) de la Coume Majou (en haut à droite) 

et la belle parcelle sur l'appellation Maury (en bas).

 

 

J’y ajoute des vieux carignans en provenance d’Estagel, souvent la partie la moins précoce du Rec d’en Cruels (plantée en 1950) et presque constamment la très belle vigne au Rec d’en Fortou (1977).

 

Enfin, tant que l’appellation l’exigeait – le décret d’AOC a changé sur la présence de 3 cépages au moins à partir du millésime 2009 – j’y incluais la syrah de Alt de Coume Majou. Vous voyez les carignans ci-dessous (à gauche et à droite) et la syrah en bas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cuvée Majou est un vin construit. Je le veux de couleur soutenue, au nez complexe et représentatif de la vallée de l’Agly : du fruit rouge et noir (cerise, cassis, prune, framboise parfois), des herbes de la garrigue (farigoule et romarin), du goudron et une note de fumé.

 

En bouche, il sera puissant mais pas rude, à l’attaque toujours vive, même au bout de 15 années de garde. Sa finale, tannique, offre toutefois un bon velouté.

 

Je le destine aux plats de viande savoureux, les pièces de boeuf grillées ou en ragoût et bien entendu toutes les viandes mijotées (cassoulet, carbonades à la flamande, daube, boeuf bourguignon ou boeuf-carottes, navarin d’agneau, blanquette ....).

 

Il accompagne avec bonheur les fromages à pâte dure (Comté et autres types de « gruyères », Gouda, Mimolette, Appenzeller) ou mi-molle (Port Salut, Morbier ...) et les vaches « assez faits » (Camembert, Brie, Livarot ....).

Par contre – mais cela vaut pour presque tous les vins rouges tanniques – le chèvre ou la brebis typés ne le mettent pas à l’aise.

 

 

 

 

 

Le premier millésime de la Cuvée Majou, 2005 donc, est un vin à forte dominante de grenache très mûr, qui provenait principalement du Roc Blanc à Estagel.

 

En effet, la vigne du Clots d’en Couloms a été mise en bouteille à part, générant la Cuvée Miquelet sur ce millésime. 

 

 

 

 

Il représentait une version « rurale » de ma production, que j’ai reconduite – en plus marqué encore – avec la Cuvée du Roc Blanc 2011.

 

On le voit ici en compagnie du 2015 (dix millésimes plus tard).

 

 

Après presque 15 années de bouteille (capsule à vis), il s’est développé harmonieusement. Il nous en reste quelques cols dans notre cave privée. Ce sont ceux que ma mère n’a pas encore bus. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le millésime 2006, vendangé un peu plus précocement, fut d’emblée plus souple. Il renferme, comme tous les suivants, les grenaches des trois sites : Roc Blanc et Coume Majou à Estagel et la vigne du Clots d’en Couloms sur Maury.

 

 

 

 

 

 

 

On a vendangé durant la deuxième quinzaine de septembre. Ses carignans, enfin domestiqués après les tâtonnements de 2005, et sa syrah, sont estagellois.

 

C’est sans doute la version la plus policée de cette cuvée. Elle a été sélectionnée jadis dans le livre de cave du seul trois étoiles du Languedoc, l’Auberge du Vieux Puits de M. Gilles Goujon à Fontjoncouse près de Narbonne (Aude).

 

Ce vin est à parfaitement boire pour l’instant, avec une jolie longueur. Il m'en reste une centaine de cartons à la vente, à un prix quasiment identique à celui de départ.

    

 

 

 

 

Un joli trio de millésimes prêts à boire: 2007-2008-2009
Un joli trio de millésimes prêts à boire: 2007-2008-2009

 

 

.  Le millésime 2007 me tient particulièrement à coeur. Il offre à la fois la présence méridionale du 2005 et la finesse du 2006.

Le néo-vigneron que j’étais commençait à trouver ses marques.

En outre, après trois années de soins attentifs, les carignans ont vraiment exprimé tout leur potentiel, en réponse aux grenaches du domaine, brillants depuis le début.

 

Il se boit splendidement bien pour l’instant, alliant un fruité explosif au côté solaire et termine sur une belle trame tannique.  

Bizarrement, le Guide Hachette a sélectionné plus de 10 de mes vins en autant de présentations, sur 8 millésimes (de 2005 à 2012), mais aucune de mes cuvées de 2007 n'a été retenue dans cette belle série. Moi, je l'affectionne particulièrement, ce millésime-là.

 

. Le millésime 2008 s'est vu décerner une étoile dans le

Guide Hachette 2012. Cela ne le rend pas meilleur mais il me plaît que ma cuvée principale soit enfin récompensée (après 3 autres distinctions sur les années précédentes).

Tout s’est déroulé à merveille ... sauf le rendement : 128 hl seulement pour toute l’exploitation, qui totalisait environ 10 ha en production. La concentration était donc au rendez-vous et il ne fallait pas vinifier « comme une brute ».

 

L’hiver de 2008 à 2009 a été très clément et il n’a jamais fait froid dans la cave. Nous n’avons donc pas eu la précipitation du tartre dans les cuves qu’on observe d’ordinaire et certaines bouteilles présentent un dépôt. C’est un phénomène naturel, qui ne modifie pas le goût du vin et ne doit pas vous inquiéter.

 

Très fruité à la dégustation, il est à boire. Il se gardera pourtant encore de longues années.

 

. Le millésime 2009 inaugure les macérations pré-fermentaires à froid chez nous. Cette technique consiste à laisser macérer la vendange dans la cuve, en la refroidissant (14°C), pour que la fermentation ne démarre pas trop vite. Cette période « d’infusion à froid» en phase aqueuse permet d’extraire les caractères aromatiques les plus fruités, nobles, qui me plaisent tant.

 

Ce vin est en tout point semblable au 2008, avec un surcroît de fraîcheur et de suavité. Toutefois, ses tanins ont eu besoin d’un peu de temps. Le rendement a encore été inférieur à l'année d'avant (sécheresse).

 

J’ai pris le pari commercial de consacrer la quasi-totalité du meilleur de la cave (sauf la « Cuvée du Casot ») à cette cuvée. Nous n’avons pas élaboré de cuvée Eglise, ni de Loute non plus.

 

Ce fut une décision guidée par le destin car la grêle du 16 juin 2010 a ravagé mes parcelles maurynates et il n’a pas été possible d’assembler de Cuvée Majou en 2010.

Nous avons donc été obligés de faire l’impasse sur ce millésime.

 

Le Guide Hachette 2013 a retenu ce 2009

(deuxième millésime consécutif pour la Cuvée Majou, donc)

dans sa sélection