JOSE VALERO

Et José ?

 

On me demande parfois si je gère le domaine tout seul. La réponse est oui, avec une exception : José (et bien entendu Christine pour ce qui est de la commercialisation en France).

 

 

José est un phénomène. Il possède une vingtaine d’hectares en propre, dont il porte les raisins dans des caves coopératives voisines, mais il est par ailleurs mon « proprio » pour les vignes de St-Paul-de-Fenouillet, quatre hectares que j’ai pris en fermage. Le Domaine de la Coume Majou n’aurait pas pu se développer sans lui, sans sa bonne humeur, sans son enthousiasme. En même temps, je lui dois tous mes cheveux blancs. José connaît tout le monde, est apprécié de tout le monde, et a deux passions : (i) le rugby (il est fervent supporter de l’USAP) et (ii) les pompiers (il est sous-officier chez les volontaires et président de leur amicale à Estagel). Ainsi, il trouve toujours une solution pour se dépêtrer des petits soucis quotidiens (une crevaison malvenue au tracteur, une soudure qui lache, un litre d’huile introuvable, une bouteille de pastis trop peu ....). Par contre, comme son optimisme ne peut être pris en défaut, il nie obstinément la gravité des problèmes qu’on rencontre et a tendance à se satisfaire vite des résultats obtenus. Il faut gentiment ... passer derrière.

José effectue pour moi tous les travaux de tractorisme, sauf quand les vignes sont étroites et nécessitent le chenillard, et me donne aussi un gros coup de main à la taille. De temps à autre, on se retrouve à la cave aussi. Nous partageons enfin la même équipe de vendangeurs, tantôt sur ses vignes en début de campagne, tantôt sur les miennes vers la fin septembre, et il dirige alors l’équipe dès que je suis au cuvier. Par contre, le travail de « jardinage » ne lui dit rien et il n’apprécie guère les gestes inutiles.

José aime le chocolat et la viande cuite, très très cuite ! On s’entend bien,  sinon sur ce dernier point.

 

Salut, José !