mar.

28

juil.

2015

ON TRANSFERE LE BLOG

A PARTIR DE MAINTENANT, LE BLOG DE LUC CHARLIER EST TRANSFERE SUR UN NOUVEAU SUPPORT.


LE MEME HEBERGEUR M'ACCUEILLE MAIS J'AI DEPASSE LA LIMITE DE 500 MB AUTORISEE SUR LA VERSION GRATUITE.

RENDEZ-VOUS DONC SUR:    LE BLOG DE LUC

 

 

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mar.

28

juil.

2015

POQUELIN A PEZENAS





En août 1645,

Molière est envoyé

en prison pour dettes

car son "Illustre Théâtre"

ne peut rembourser

ses créanciers.







Il suit alors la troupe itinérante de Charles Dufresne qui sillonne le sud de la France. Il prend la direction des acteurs et doit faire évoluer son propre jeu scénique, car il se produit souvent devant un public qui ne comprend que mal le parler pointu de la capitale.


En 1650, il a l'occasion de jouer pour les Etats Gnéréraux du Languedoc et se fait si bien remarquer qu'on l'engage à la solde du Prince de Conti. Cette période, faste pour le comédien, se terminera hélas lors de la grande crise de foi (sans "e" final ) de son altesse.


Pézenas aura marqué Molière et lui aura inspiré certains personnages, apparemment: Dom Juan (Conti lui-même), Tartuffe, la Comtesse d'Escarbagnas et c'est ici également qu'il s'est lié d'amitié avec le barbier Gély. 


A l'inverse, les Piscénois vénèrent toujours le grand dramaturge et de nombreux établissements font allusion à sa mémoire, dont le joli petit square où un monument  a été érigé en son honneur.


C'est là que Maître Goossens et moi-même nous donâmes rendez-vous samedi, avant que de faire un tour extensif du marché hebdomadaire qui se tient tout au long de l'artère principale de la bourgade. 


Nous y avons fait quelques emplettes vivandières,

tant il est vrai que: 

" On vit de bonne soupe et pas de beau langage.". 



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mar.

28

juil.

2015

LE PIC DE VISSOU ET UNE PENSEE POUR IRIS



Je n'ai jamais

rencontré Iris

( Rutz-Rudel)

"en vrai".




Nos premiers contacts se firent par le biais de réponses sur des blogs amis, où nous avons constaté des points de vue souvent similaires sur la vie, sur le vin, sur la société ... 


Mais ma close encounter fut celle of the wine kind. Nous étions attablés - en clientèle car l'établissement nous référençait - chez Laurent Crouzet à La Table de Roueïre. Je vous racontais tout cela ICI. Et la bouteille que le chef m'avait recommandée n'était autre que "Les Echelles de Lisson" (1999). J'admets que, sur table, elle sortait un peu de mon budget mais je ne l'ai pas regretté. 


Ce cuisinier inventif, issu de très belles maisons, est devenu travailleur agricole pour nourrir sa famille depuis lors: la clientèle de Quarante, pas plus que les Biterrois, ne lui ont pas permis de supporter les charges. Même les ténors de la région, à Magalas ou à l'Octopus, ne font pas non plus salle pleine depuis quelque temps.


Ensuite, nous avons continué à entretenir quelques échanges épistolaires, au gré de l'actualité. Ensuite, Iris a connu la douleur de la perte d'un être cher et a dû surmonter l'épreuve, rendue plus pénible encore par la nécessité de redoubler d'activité physique. Vivre dans la nature au-dessus d'Olargues, comme elle le fait, possède certes un charme romantique indiscible, mais impose aux organismes et à l'âme des contraintes importantes. Non licet omnibus vivere in Lissono


Chaque fois que je me rends dans cette région, que ce soit "par en haut" en longeant le pied de l'Espinouse et les chemins chers à Jean-Claude Carrière, ou "par en bas" en venant de Pézenas, je me dis: "J'aurais dû prendre rendez-vous avec Iris". Il faudra sans doute une roue crevée ou un réservoir à gasoil vide pour que cela se passe, une Fehlleistung manifeste.


Cette fois encore, avisant le promontoir "en dent de requin" de Vissou, j'ai pensé à notre soeur en viticulture, comme il y a des brothers in arms. Ce sera pour la prochaine fois, c'est sûr.


Je vous ai dit que nous avions gravi le petit raidillon (1,4 km) jusqu'à Trescol au-dessus de Cabrières et de Péret et voilà la vue qu'on y découvre. Le sol est fait de gros cailloux brun foncé, de la pierre ponce et du basalt bien dur, alors que plus bas c'est du granit et aussi un peu de schiste: cela a pas mal remué, par ici! 


Le Pic de Vissou (but d'une prochaine mini-randonnée, encore à ma portée de vieillard diabétique à la fonction diastolique défaillante) culmine à 482 mètres. Il est comme le témoin de la hauteur arrogante de la chaîne hercynienne, avant que l'érosion ne la rabotât à des niveaux plus bas que ceux des Pyrénées. Ce massif, vieux de 330 millions d'années (and a day ...) s'est formé suite au plissement de dépôts marins encore plus anciens (500 millions d'années).


Le sol de la zone autour de Cabrières est bien sûr un résumé de ces événements tectoniques. On y trouve de fréquentes inversions de strates géologiques, qui sont connues des spécialistes comme les "écailles de Cabrières". Parmi les curiosités, on ne peut manquer les trilobites, seuls fossiles dont les potaches retiennent aisément le nom (!), mais il convient également de citer les mines de cuivre - je ne parle pas des équipements de la SNCF ravagés par les pillards venus de l'est - les plus anciennes de France et des vestiges préhistoriques (Pioch Farrus) montrant la plus vieille activité de traitement de ce minerai connue en Europe ... d'après le syndicat d'initiatives local. Enfin, comme sur le flanc de Saint-Pons, on trouve une carrière de marbre rose, la "pierre à griottes".


Oui, c'est sûr, Iris, on montera là-haut bientôt

et on viendra te faire goûter nos vins.

Si tu y consens, on échangera même quelques flacons,

sans piller ton stock, car je sais que

tes bouteilles sont TRES demandées.




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lun.

27

juil.

2015

RELAX, JUST DO IT !

Christine, Anna and Herman, enjoying the shade
Christine, Anna and Herman, enjoying the shade

 

 

For the first time

in ages, probably

ever since I arrived

in the south,

we've been able to take a week-end off

to our own, 

in order to chill out

a bit.

 

 

 

If Frankie needed to go to Hollywood, we preferred Herman and Anna's place in Péret. Thank you my friends.

 

The event was a total success. We met at lovely Pézenas' Saturday market - more about that later - and then made it to their neighbouring commune in the beginning of the afternoon. And lunchtime it was, with quaffable local rosé wine, accompanied with water from the well ("Non Contrôlée" says a sign). 

 

I had a wee nap and we then went for a hike direction Le Trescol.

This pleasant pass above the village offers a good view to the

"Pic de Vissou", a hill top (480 m above sea level) in the distance, and to the Mont Saint Loup above Agde in the direction of the Mediterranean. The nature is beautiful over there, albeit quite dry this period of the year. We walk along hundreds of olive trees (growing wild), micocouliers (hackberry trees); green and kermès oaks, all interspersed with the passage tracks of as many wild boars, scaringly numerous, in spite of the "battues adlministratives" (official obligatory hunting beats) which are regularly held to keep their number in check.

 

On the other hand, hardly any bird is seen: no "martinet" (similar to a large breed of swallow, which they are not*), no kite, no buzzard and no sea birds coming in from the waterside. 

 

Thereafter, a plundge in the welcoming pool and hop, dinner. The plantxa is expertly handled by our landlord, after such delicacies as oysters straigth from the Etang de Thau and pasta a la vongole have made their way to our digestive tract. Our Christine came complete with a very savoury "Baba au rhum", actually a savarin-biscuit drenched with a generously rum-aromatized syrup, one of her most succesful favorites.

 

The rest of the evening was spent watching the rising stars: I don't smoke the cigar any longer, and the rosé wine from neighbouring Cabrières had made any cordial totally redundant afterwards. Moreover, our guests belong rather to the "fit" type, like to jog regularly and don't abuse alcohol (to any great extent). 

 

I think it took me the best part of ... half a second to fall asleep after I had put my head on the pillow. Le sommeil du juste ! 

 

Sunday saw us lazying around the swimming-pool, generally getting sun-burnt to a preposterous extent, and, as far as I'm concerned, completing my reading of Stevenson's donkey-trip in the Lozère. 

 

Lunch - again - caught us unexpecting and paté it was, plus ensalata caprese, to top it up with gorgeously ripe melon. 

 

A second trip to the well had been necessary, with slightly more water coming out of the moutain than the day before. I couldn't help thinking of Papet and Hugolin. 

 

Meanwhile, the poor professional racers from the TdF  were lapping the Champs Elysées track under a heavy rain. I couldn't care less.

 

Thank you, Anna and Herman, for this Harbour of Peace,

and for your warm (indeed) hospitality.

We hope to see you back soon.

 


* a "martinet" is actually called a swift in English, close to the family

  of hummingbirds, and not passerines. They are highly aerial birds,

  ranking among the fastest flyers. 


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lun.

27

juil.

2015

ACETUM MAURYNATUM

Notre vinaigre de Maury
Notre vinaigre de Maury



Ca y est !

Nous avons pris livraison 

du premier vinaigre

élaboré au départ 

du VDN de Maury

- version Quintessence! -

de la Coume Majou.






Nous avons confié à Sylvain Vivès, l'ancien assistant de Nathalie à la la vinaigrerie La Guinelle de Cosprons, le soin de réaliser pour nous un vinaigre de TRES HAUTE GAMME à partir de notre Maury le plus prestigieux, le Quintessence de 2011.


Je viens de prendre livraison du résultat, surprenant - il n'est pas doux du tout - et extrêmement complexe au goût. Je cherchais le mot pour un de ses arômes depuis que j'en avais reçu un échantillon, à la fin du printemps. J'ai trouvé: il me fait penser à de la brioche ! Il s'agit d'un subtil mélange, une fois la vivacité des acétates passés, de fruit rouge, de miel (qui serait sec), de cidre et réellement de brioche bien fondante et levuréeà souhait.


Nous avons fait mettre la majorité du volume disponible en flacons de 25 cl, destinés à la ménagère ou au cuisinier souhaitant une touche originale, pour un prix raisonnable. Nous avons également conditionnés des 50 cl à l'intention des cordons bleus au quotidien et pour les amateurs de salades. Enfin, nous avons quelques bidons de trois litres pour les cuisiniers professionnels.


Christine va commencer la prospection avec ce produit de haute gastronomie et elle m'a en plus dessiné une dizaine d'ébauches pour une étiquette originale. Nous sommes en train de choisir la plus réussie et de la finaliser.


Vous qui avez la bouche acide - comme les vrais gastronomes -

voici venu le moment de nous rejoindre.


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lun.

27

juil.

2015

FIVE IN A ROW


Après la

Cuvée Miquelet 2005

(une * ) et la 

Cuvée du Casot 2005 (trois *) dans le

Guide 2008, après la 

Cuvée du Casot 2006

dans le Guide 2009,

voici ... 



... la cinquième année sans interruption - 2012 / 2013 / 2014 / 2015 / 2016 - que nous figurons parmi la sélection du Guide Hachette, seule publication à laquelle nous envoyons des échantillons, par ailleurs.


Comme je joue le jeu à fond, je ne vous dirai pas quel vin a été ainsi honoré, vous devrez attendre la parution de l'ouvrage, le 2 septembre prochain.


Pour être franc, je n'en sais rien moi-même: j'avais envoyé un vin doux et une Cuvée Majou, tous deux du même millésime. Suspense.


Entendons-nous bien, je n'attache pas plus d'importance que cela aux distinctions - les "médailles" de Paris ou de Mâcon, par exemple, sont du pipeau total, que ce soit or, argent ou bronze, de même que les sélections des Bacchus chez nous - mais le renouvellement de ces reconnaissances chez Hachette finit par vouloir dire quelque chose. En plus, leurs jurys sont vraiment indépendants et on ne nous demande aucune participation financière ni publicitaire. Par correction, j'achète la "plaque" émaillée et un millier de collerettes chaque fois que nous sommes retenus. Leur prix n'est d'ailleurs pas exorbitant. 


Vins "primés" à ce jour (tous encore disponibles,

mais certains en très petite quantité seulement):

. Guide 2008: Miquelet 2005 et Casot 2005

. Guide 2009: Casot 2006

. Guide 2012: Majou 2008

. Guide 2013: Majou 2009

. Guide 2014: Casot 2009

. Guide 2015: Roc Blanc 2011


Faites votre choix ! 




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lun.

27

juil.

2015

AVEC MODESTINE

 

 

 

Curieux personnage que ce Robert Louis Stevenson.

Né dans une famille de

concepteurs de phares, dont le célèbre Robert Stevenson,

son grand-père, il se mit très tôt à voyager et à écrire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa vie fut remplie d'ennuis de santé et de peines de coeur jusqu'à ce qu'une hémorragie cérébrale l'emportât à l'âge de 44 ans.

 

Protestant de formation, athée sans doute dans l'âme, il fut un vrai conservateur, même si le terme n'avait pas la même valeur alors. Son style est alerte et précis, émaillé de peu de particularismes écossais.

 

On a tous lu son Treasure Island, et aussi le Strange Case of

Dr Jekyll and Mr Hyde. Mais pour un amateur de la Lozère comme moi, ce petit opuscule de même pas cent pages est une merveille. Un périple le conduira de Le Monastier (dans le Velay) à Saint-Jean-du-Gard (sous le Mont Aigoual) en passant par Langogne, Luc, Notre-Dame-des Neiges, Chasseradès, Cocurès, Florac ...  Tout ce voyage, 120 miles en 12 jours, entrepris surtout pour se changer les idées d'un dépit amoureux, est prétexte à digression: sur l'ânesse qui porte ses impedimenta, sur l'Allier, sur la Lozère, sur le Gévaudan, sur les Cévennes, sur les convictions religieuses, sur l'épopée des Camisards ...

 

J'en retiens deux citations significatives: 

- "For my part, I travel not to go anywhere, but to go. I travel for travel's sake. The great affair si to move (...)"

- "Black Camisard and white Camisard, Militiaman and Miquelet and Dragoon, Protestant prophet and Catholic cadet of the White Cross, they had all been sabring and shooting, burning, pillaging and murdering, their hearts hot with indignant passion (...)"

 

Magnifique évocation de la nature, à la mode de Virgile ou parfois même de Giono, et portraits pleins d'humour des gens qu'il rencontre, des choses qu'on lui rapporte, des situations qu'il vit lui-même.

 

Une lecture très vivement recommandée.


 

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lun.

27

juil.

2015

CHRISTINE & JOSE: THE NEW KIDS AT THE POOL 

Christine et Christine, José et le "pata negra"
Christine et Christine, José et le "pata negra"

 

 

 

Christine Isidro 

et son mari, José,

ont cessé leurs activités cerdanes

du Luvintia.

 

 

 

 

 

 


 

Malgré les talents de cette chef autodidacte et l'appoint de son mari, commis de salle à ses moments "perdus" et représentant en vins le reste du temps, il était devenu difficile de faire "bouillir la marmite", là-haut. Les hauts cantons éprouvent du mal à faire le plein depuis quelques années.


Au moment d'acter la fin de l'affaire et de mettre un terme à leurs carrières de restaurateurs, on leur a proposé de reprendre une "vieille gloire" de la plaine d'en-bas. Christine - la mienne - m'a expliqué que "le Malibu" était jadis une véritable institution de la vie roussillonaise.

 

Cet ensemble pavillonnaire compte trois grandes piscines, un restaurant aux larges dimensions, des snacks, un hôtel, des bungalows, des équipement sportifs .... le tout dans une enceinte hautement sécurisée. Des propriétaires - aisés - de toute nationalité occupaient alors les lieux, qu'ils partageaient avec des sportifs de haut niveau, venus s'oxygéner à la piscine olympique toute proche. L'établissement, très sélect, était fermé au grand public mais "la haute" de Perpignan y avait accès.

 

Pourtant, sic transit gloria mundi, le tout a fermé ses portes l'an passé, envoyant au chômage un nombreux personnel.

 

Un repreneur a changé le concept cette année et les grilles se sont entrouvertes au public à présent. Toutefois, un veilleur manie le pont-levis une fois la nuit tombée. Je ne l'avais pas remarqué au moment de quitter les lieux, installé qu'il était dans la pénombre de sa conciergerie informatisée, et j'empêchais de l'épaule le portail automatique de se refermer. Ce malabar est venu dare-dare pour me "checker" et, en constatant que j'avais la peau claire, le langage d'un bachelier et une tenue correcte, il m'a aimablement ouvert la porte vers la liberté en ajoutant que, tant que je ne crierais pas "Allahou Akbar", il ne m'arriverait rien de grave! Les prolos de droite ont de l'humour, à présent. En même temps, les employés des compagnies de surveillance sont rarement des humanitaires tendance gandho-marxiste. Ce n'est pas dans l'ahimsa qu'il espèrent accumuler de bons karmas.

 

Vous vous en doutez, Christine et votre Léon ont voulu aller voir le nouvel instrument de travail de l'autre Christine, de José et ... de Luc. En effet, un de leur fils a rejoint l'équipe, ainsi qu'un second de cuisine attitré. On a également embauché du personnel de salle, sous la direction de José. Le tout s'appelle à présent "Le Village"

(voir leur page FB) et consiste en deux grandes salles climatisées, une jolie terrasse couverte au bord de la piscine faisant face au pavillon dorique, un bar de grande taille à la façon d'un pub et, surtout, une cuisine jumbo très bien équipée. Si Gilles Goujon se languit à Fontjoncouse, il peut venir faire un stage à Canet-en-Roussillon.

 

La carte a repris quelques-uns des "must" mis à l'honneur à

Bourg-Madame - dont le "mille-feuilles de Christine", évidemment - mais s'est considérablement épurée. Dame, le public n'est pas le même, surtout en été. Par contre, chose rare sur le littoral, José va aux approvisionnements dans le petit commerce. Il  a déjà son fournisseur de tomates, son maraîcher, ses producteurs pour la viande et son "petit métier" pour la marée. Plutôt que faire "Dodo, Métro, Pernod", il passe sa matinée à faire les courses. En tout cas, il est arrivé à nous le faire croire, aux DEUX Christine et à moi! 

 

La carte des  vins est simple et aux prix doux (sorti de quelques premiers crus classés du Médoc et des Graves pour les dîneurs VIP). Je suppose qu'elle s'étoffera avec le temps (José est un fin connaisseur). Notez que vous ne nous y trouverez pas. Je lis la déception sur votre visage, mais ni eux ni nous ne pouvons tout faire en même temps.

 

Nous avons jeté notre dévolu, et ensuite nos couteaux, sur une suggestion du jour: la daurade royale, cuite au four à bois, chargé chaque jour de charbon: "Josper, youp-la-boum ... ". Le résultat fut conforme et non-conforme à la fois. Je m'explique: le poisson (800 gr la bête), sauvage bien sûr, avait gardé un moelleux idéal, alors que la chair était cuite à la perfection et la peau, écaillée, presque craquante, se radoucissait sous mon trait de jus de citron. On sait que la Toque Blanche Isidro possède son sujet. Par contre, là-haut, c'était résolument "gastro" et Christine aurait rajouté du ... complément à son sujet. Nous avons eu droit ici à des frites - très correctes pour une réalisation ne sortant pas de la friteuse d'un Belge! - et à une ratatouille savoureuse. 

 

Vous m'avez compris: la carte d'été a choisi de réaliser avec de très bons produits (frais) une cuisine de vacances, saine et sans chichi. C'est certainement la bonne option. Une fois les estivants partis, je suis certain que le tam-tam aura fonctionné et que la clientèle locale

prendra leur place: il sera temps de revenir aux carpaccios originaux, aux tartares osés, aux samosas exotiques, aux variations sur la cuisine ibérique qu'affectionnait ce couple hispano-lusitanien. 

 

J'avais oublié de vous le signaler, chez les Isidro, c'est l'amicale luso-espagnole au sein du foyer, un peu comme si un Belge épousait une Hollandaise. Parfois, ça marche.

 

Christine et José, nous vous souhaitons plein de succès dans votre nouveau challenge: vous avez le savoir-faire, la volonté, l'endroit et l'outil qu'il faut. Il suffit maintenant que la clientèle suive. 

 

Nous ferons tout notre possible pour le faire savoir.

 



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ven.

24

juil.

2015

UN FORGERON PRESQUE VIGNERON 

Jolie photo de notre ami Michel
Jolie photo de notre ami Michel

 

Michel Smith,

que je dois être 

le seul à rebaptiser

"Forgeron", 

à la mode des ados,

se trouve être en fait

également un peu

Vigneron.

 

 

 

En effet, avec ses associés - certains viticulteurs professionnels renommés, d'autres gentils bobos (ils ne vont pas aimer cette qualification) - il cultive une parcelle de carignan sur Tresserre, dans l'Aspres, et participe à la promotion de son vin sous le nom de Puch.

 

Depuis des temps immémoriaux - Michel a une toute petite dizaine d'années de plus que moi - il a contribué aux rubriques "Vin" de périodiques parisiens célèbres et a même été un des "collaborateurs occasionnels" de MB. C'est vous dire.

 

Pour lui, il a fallu que les mots aient un certain poids et que les photos choquent.

 

Quand, pauvre petit "Résident étranger des Hôpitaux de Paris" je battais le pavé de votre capitale, en 1985-86, c'était un de ses guides à la couverture noire qui m'indiquait les bonnes adresses ... souvent un peu chères hélas pour le modeste boursier que j'étais.

 

Dans les années '90, nous nous sommes croisés lors de voyages de presse. J'étais arrogant, assez sûr de moi, et beaucoup plus qualifié

- persiste et signe sans vergogne ni fausse modestie - que la majorité des ténors de la plume français que j'y côtoyais. A l'inverse de ses collègues, Michel n'en a jamais pris ombrage et nous avons toujours eu une relation courtoise. Il n'en va pas de même avec certains vieux de la vieille de la chronique vinicole hexagonale. Pour être franc, je tenais pas mal d'entre eux pour de vrais connards et des profiteurs, et ne l'ai jamais caché. Cela ne m'a pas rendu sympathique à leurs yeux, et je le comprends. Tant pis. Ils me le font payer à présent et ce n'est que justice. Leur pouvoir de nuisance n'est pas énorme en plus. 

 

Bizarrement, ce genre de "conflit", je ne l'ai jamais eu avec les Britanniques, ou les Allemands, pas même  les Hollandais ! 

 

L'autre personnage que j'appréciais beaucoup, mais il est oenologue de formation, je crois, c'est Pierre Casamayor: bon dégustateur, courtois, curieux et très attentif.

 

Et voilà que je retrouve Michel Smith en 2006 au dégustoir à Calce, et aussi dans une petite maison au fond de Pézilla-la-Rivière. Nous y avons resympathisé.

 

Oh, l'homme n'est pas "facile". M. Mauss, l'animateur du Grand Jury Européen, l'appelle "le Grincheux". Ce n'est pas rigoureusement exact car Michel présente de grands enthousiasmes et des élans puissants pour ce / ceux qu'il aime. Mais il manifeste souvent ses mécontentements et dans le milieu feutré et politiquement correct des affidés du Gotha vineux français, cela fait tache! 

 

Moi, je lui trouve deux qualités rares - en plus de sa grande expérience du vin - il est capable de beaucoup d'humour et d'auto-dérision, d'une part, et il est aussi doué d'un grand sens critique et auto-critique d'autre part. Il y a du sang anglais en lui, d'où son patronyme, et ceci explique sans doute cela. Les Latins ne versent que rarement dans l'introspection et l'humilité.

 

Mardi dernier, après avoir entonné "Le roi, la reine et son bébé, Schele Maree" pour l'inauguration par le maire de Perpignan et ses édiles de la "Place de Belgique" le jour de notre Fête Nationale fédérale, c'est chez lui que Dierik Verbeelen, sa femme et son

petit-fils, plus Christine et moi, avons été vider des Manzanillas

bien frappées.

 

De là ma photo.

 

Merci, Michel.

 


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ven.

24

juil.

2015

BONNE FÊTE PAULETTE

Ste Christine de Corneilla, devant la Tour Barberousse à Gruissan-village
Ste Christine de Corneilla, devant la Tour Barberousse à Gruissan-village








Parmi les Christine

que la chrétienté

a honorées,

deux sont fêtées 

le 24 juillet.












Christine de Tyr fut martyrisée sous Septime Sévère et fut une des vierges légendaires de Phénicie au 3ème siècle. Ses reliques reposent à Palerme, pas loin de la côte amalfitaine d'où provient la famille Civale. En même temps, la Christine que les lecteurs de ce blog connaissent sera grand-mère - Inch Allah - dans 3 mois et des vierges qui deviennent grand-mère ...


L'autre, Christine l'Admirable, morte au treizième siècle, était une mystique au couvent hesbignon de Saint-Trond. That's my girl ... 


Bonne Fête, Christine 




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ven.

24

juil.

2015

ON SE FOUT DE NOUS

Notre astre du jour se couche sur l'étang de Gruissan
Notre astre du jour se couche sur l'étang de Gruissan



Je préfère,

quant à moi,

appréhender

les beautés terrestres.




La NASA, toujours aussi soucieuse d'extorquer des fonds aux contribuables étatsuniens, vient de faire un peu de bruit autour de la "découverte" d'une nouvelle exoplanète dont la configuration pourrait impliquer des similitudes avec notre terre à nous et donc une possibilité d'autre "vie". En même temps, elle a pu tellement se réchauffer depuis que son image - celle que Kepler analyse - a été formée que ... badaboum.


Seulement une infime minorité d'entre nous possède le bagage nécessaire à comprendre les démonstrations d'astronomes ou d'astro-physiciens, et quasiment aucun journaliste, cette engeance dont le métier consiste à expliquer aux autres ce qu'ils n'ont absolument pas compris eux-même.


J'ai déjà entendu qu'on y avait - ou pourrait y avoir - détecté de l'oxygène ou de l'ozone, signe indiscutable de "vie" (sic).


Fuck-off, man ! 


Mon coucher de soleil, presque plein ouest à Gruissan, me semble autrement plus porteur de poésie et d'intérêt  que la conquête de l'espace des industriels des "matériaux de pointe", de l'électronique, du nucléaire et de la technologie guerrière.


Ce n'est pas l'étude du ciel que je condamne, c'est le budget qu'on lui attribue - comme si il n'y avait pas mieux à faire de l'argent des impôts - et surtout les commentaires de science-fiction qu'en font les professionnels de l'info.


La preuve: nous sommes encore éloignés de l'équinoxe,

et c'est pour cela que j'ai écrit "presque" plein ouest.

Vous voyez que la position des planètes m'intéresse.




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mer.

22

juil.

2015

MIJN LEVEN IN HET KORT

Michel (en zijn hoed), Annemie, Elliot, Dierik
Michel (en zijn hoed), Annemie, Elliot, Dierik


Deze foto stelt 

- bij wijze van spreken -

een samenvatting voor 

van mijn levensgeschiedenis.




Dierik en Annemie Verbeelen zijn thans full-time wijnboeren in "Les Aspres", en Michel Smith is een gepensionneerde wijn- en gastronomie joernalist, die in Perpignan woont en, samen met enkele associé's, een cuvée carignanwijn In Tresserre produceert.


So what?


Wel, in 1980 ben ik twee maanden stagiair op de dienst van ...

Prof. Verbeelen (identiek dezelfde man) als laatste-jaarstudent in de geneeskunde geweest en in 1983 heb ik zes volle maanden als assistent in opleiding (nierziekten) op dezelfde dienst doorgebracht, voor mijn vertrek naar het Brugmann Ziekenhuis en nadien naar Parijs.


Toen ik, enkele jaren later, een baan in de farmaceutische industrie had, is "men" mij komen opzoeken om de klinische ontwikkeling van ... EPO (erythropoietine) in Benelux te leiden. En bij wie is "men" inlichtingen over mij gaan inwinnen? ... bij dezelfde man. Ik moet meteen toevoegen dat dit projekt niet doorgegaan is: "zij" zochten eigenlijk een profiel dat mijlen onder mijn vormingsniveau lag, ook al zeg ik het zelf. Op de koop toe is mijn karakter niet echt geschikt om voor een bedrijf als Cilag Chemie (eigenlijk Johnson &Johnson) werkzaam te zijn.


En, in de jaren '90, later dus,  heb ik tamelijk veel persreizen gemaakt naar verschillende wijnstreken Europa's, waarbij ik dikwijls in kontakt gekomen ben met ... Michel Smith. Hij was een vooraanstaande reporter, chroniekschrijver en gidsenauteur (o.m. bij Paris Match, Revue du Vin de France ...) en ik een bescheiden medewerker van

In Vino Veritas ... maar docent wijnproeven op het CERIA in Brussel. 


Deceniums later vindt men dus drie uiteenlopende

carrière's terug, die "pertang" een gemeenschappelijk

eindpunt (?) vertonen: een cuvée carignanwijn! 



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mer.

22

juil.

2015

NON JEF, T'ES PAS TOUT SEUL ....

Christine, Michel, Annemie, Elliot et Dierik
Christine, Michel, Annemie, Elliot et Dierik


Et on ira manger

des moules et puis

des frites, Jef, 

et du vin 

de Mosèèèèèle ! 




Lou Grilladou accueillit ce jour-là pus de 150 dîneurs, dont les officiels. Pour faciliter le service, nous avons choisi le même plat: moules et frites. Michel nous a commandé un ... carignan. Première fois de ma vie que je bois du vin rouge en mangeant des moules "casseroles".


C'est le moment de lever un coin du voile qui recouvre l'élevage de la moule, la mytiliculture. 


"Notre" moule, la moule commune, celle qui "pousse" dans le Oosterschelde ou la Waddenzee et que les Belges vont vénérer à Yerzeke, s'appelle Mytilus edulis et se trouve dans une zone qui fait le tour des îles britanniques, le sud de la Scandinavie et un bout de Mer Baltique. En Hollande, il s'en produit 57 millions de kg par an, mais la majorité de cette manne disparaît dans des gosiers belges.


La moule de Méditerranée (M. galloprovincialis), si elle remonte parfois jusqu'à la Baie de Saint Brieux - célèbre pour ses coquilles Saint-Jacques et son homard bleu - réside elle au large du Golfe du Lion, la côte ligure, le nord de l'Adriatique, et puis le long de l'ancienne Yougoslavie et la Grèce. 


Ces deux espèces sont capables d'hybrisation.


On "capte" (c'est le terme consacré) les juvéniles sur des cordes en coco et le naissain est ensuite envoyé vers les bassins d'élevage. On le maintient dans un filet (contre les attaques des tourteaux, notamment) plaqué soit sur des cordes appelées filières, soit sur des poteaux de bois (bouchots), soit sous des "tables". Ces techniques s'appliquent en pleine eau.


On peut aussi "parquer" les moules, comme on le fait avec les huîtres: à plat sur l'estran, ou bien en eau peu profonde. J'en profite pour faire remarquer que le néerlandais "ondiep" et l'anglais "shallow" n'ont pas d'équivalent français. L'antonyme de profond n'existe pas.


En Hollande, c'est cette dernière technique qui est pratiquée. Si on y met le temps, on obtient alors la belle grosse moule "Jumbo". La couleur (blanche ou orangée) est indifférente: c'est une affaire de génétique et ne change pas le goût du mollusque.


Mes amis qui ont connu des Irlandaises ou des Ecossaises vous diront que ce n'est pas vrai dans l'espèce humaine: elles ont un "petit je ne sais quoi". 


Comparaison n'est pas raison. 



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mer.

22

juil.

2015

"DEVOILEMENT"

 

 

 

Je n'utilisais pas

ce terme,

pourtant correct,

dans cette acception.

En Belgique,

on dit plutôt

"mise à nu"

ou "inauguration ".

 

 

 

 

 

 

Les élus - de droite, ô combien - municipaux, en présence de la Présidente du Conseil régional tout de même, habillée de rouge, ont donc "dévoilé" hier la plaque qui orne les coins de la Place de Belgique à Perpignan.

 

Pour l'occasion, Michel Smith nous avait proposé de se retrouver autour du "moules et frites" de la cantine locale. Et ainsi fut fait. Dierik Verbeelen et Annemie (voir ici), mais aussi le cadet de leurs petits-enfants, Elliot, furent de la partie. Nous en reparlerons.

 

Que ce jour me permette de rappeler quelques données de l'histoire.

Albert 1er de Belgique, un prince de Saxe-Cobourg-Gotha, est arrivé sur le trône après une série de péripéties, dont le décès de son oncle d'abord (Léopold), le seul fils de Léopold II, et ensuite de son frère aîné Baudouin, suivi de celui de son père, Philippe. On pourrait dire que cette accession se fit "par défaut".

 

Mais le hasard a bien fait les choses. On connaît à Albert 1er pas mal d'aventures féminines - c'est une constante dans sa famille - mais son règne fut par ailleurs constellé de prises de position courageuses et d'un côté "visionnaire". Il fit preuve de courage et de détermination lors du passage en force des troupes impériales allemandes en 1914. Il fit preuve d'un certain penchant "démocrate" ensuite, si ce vocable a un sens à cette période de l'histoire et dans le chef d'un monarque régnant. On pourrait dire que cet Allemand de sang a pris à coeur sa fonction héréditaire, avait une certaine idée de l'Europe et du multi-linguisme. Et ce n'était pas un "calotain". 

 

On ne sait toujours pas si cet alpiniste chevronné a réellement commis une erreur sur une paroi peu difficile (à son niveau) de rocher, ou si des assassins ont provoqué sa chute. Il avait des ennemis: maris jaloux, nazis de tout poil, politiciens belges de l'extrême frange francophone et/ou catholique. 

 

Or donc, la France a toujours aimé ce "Roi-Chevalier", et a donné son nom à des rues ou des places publiques, à des salles de réunion dans les bâtiments officiels et même à une promotion militaire.

 

En 1918, la Place de la Gendarmerie, devenue place de la Liberté (1910) par après, changea encore de nom pour s'appeler "Place Albert 1er de Belgique".

 

Au début des années 2010, une rumeur - mais dans le "système Alduy" on sait que tout peut aller vite - fit état de projets visant à refondre complètement cette zone du quartier de la gare, dont la rue Lefranc où habite Michel Smith. C'est ainsi que j'en ai eu vent.

 

De comité de quartier en réunion de conciliation, on arriva à préserver à peu près intact ce coin typique, presque champêtre, du vieux Perpignan et un marché hebdomadaire s'y tient même le jeudi à présent. La place est piétonnière, compte quelques commerces et un restaurant avec une jolie terrasse.

 

Je ne suis pas au courant du cheminement qui conduisit aux festivités d'hier, avec Brabançonne et Marseillaise - Yves Leterme aurait bien aimé - mais cela nous donna l'occasion de mettre en présence le carignaniste Smith et le producteur Verbeelen.

 

Une bien agréable soirée.

 


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mar.

21

juil.

2015

INAUGURATION

 


Ce soir à 18 heures,

on "dévoile" la nouvelle

plaque pour la 

Place de Belgique 

de Perpignan.





Notre consul honoraire, un ancien ambassadeur si j'ai bien compris, sera sur les lieux. Jadis, l'endroit s'appelait Place Albert de Belgique mais il n'a pas bougé, dans l'espace géographique.


Notre ami Michel Smith, qui habite le voisinage, m'a proposé de le rejoindre à cette occasion. En effet, le cavitche de la place propose un "menu belge" ... des moules et puis des frites. Mais je ne sais pas s'il y aura du vin de Moselle, Jef ... 


En outre, mon ancien patron à la VUB,  le Prof. Verbeelen et sa charmante femme Annemie (plus leur petit-fils) seront des nôtres.


O liebes Land, o Belgiens Erde,
Dir unser Herz, Dir unsere Hand,
Dir unser Blut, o Heimaterde,
wir schwören's Dir, o Vaterland!


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mar.

21

juil.

2015

L'ANNIVERSAIRE D'UN MENSONGE 





C'était en 1969,

année humoristique.






En ce « jour anniversaire », je me sens obligé de résumer à votre intention pourquoi j’ai l’intime conviction que l’homme ne s’est pas posé sur la lune, ou en tout cas n’en est jamais revenu.

 

Pourtant, j’étais devant la petite télévision dans la salle à manger de Coxyde, cette nuit-là : j’avais presque 13 ans.

 

Commençons par les images : fausses, archi-fausses. Rien n’est réel, ni les ombres, ni les angles de prise de vue, ni le mouvement des personnages, ni le ciel sans étoile, ni le comportement du drapeau. Rien. En plus, les pellicules n’auraient pas supporté les écarts de températures (elles auraient été externes aux scaphandres) et elles auraient été grillées lors du passage au travers de la ceinture de Van Halen. Ernfin, la similitude avec des images tournées par Kubrick, et d’autres, dans des studios qu’on ne laisse pas visiter à présent, est criante. J’arrête là mais vous pouvez surfer : il y a des pages et des pages de détails.

 

Toutefois, on pourrait accepter l’idée que le voyage lunaire a bien eu lieu alors que le film « publicitaire » était effectivement une tromperie.

 

Un premier point, majeur : comment croire qu’un « exploit technologique » réalisé en 1969 n’est plus dans les possibilités techniques 45 ans plus tard ? Notre capacité technique a donc régressé ?

 

Un deuxième point, très troublant car il y a mort d’homme en plus : tous les astronautes (ou assimilés) suivants sont décédés de mort violente (accident de T-38, de X-15,de F-104, de la route et d’Apollo), T. Freeman, E. See, C. Basset, V. Grissom, E. White, R. Chaffee, E. Givens, C. Williams, M. Adams, R. Lawrence, T. Baron.

 

Un troisième point, très précis : les ceintures de Van Allen. Les avis de spécialistes divergent, j’en conviens. Personnellement, je pense qu’un organisme humain (ou animal d’ailleurs) ne peut les traverser impunément.

 

Un quatrème point tient à toutes les improbabilités techniques de la mission elle-même : le « module lunaire » grotesquement instable et fragile, la poussée nécessaire à le faire redémarrer etc ...

 

Un cinquième point est encore plus troublant. Aucune découverte majeure n’a été faite sur les « pierres lunaires » rapportées (plus de 300 kg paraît-il), alors que des centaines d’articles ont été publiés.

 

Non réellement, il faut être d’une naïveté incroyable

pour croire à ces sornettes.

It’s a hoax.


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lun.

20

juil.

2015

SCANDALE, PEUT-ÊTRE, MAIS ON SE TROMPE DE CIBLE



Je ne suis pas

les événements sportifs

dans les medias.




Mais on ne peut  échapper aux commentaires car la radio me parvient quelquefois. Je ne sais pas qui a gagné Roland Garros ni Wimbledon, ni quel club est champion d'Espagne de football cette année.


Mais j'ai entendu que le maillot jaune du TdF fait preuve d'une supériorité écrasante et que même d'anciennes gloires, sur lesquelles des suspicions de dopage à l'EPO au début de l'apparition de cette molécule n'ont jamais été levées, émettent des doutes quant à son côté clean. Honnêtement, je ne dispose pas d'élements spécifiques pour ce coureur. 


Mais aujourd'hui, ou bien hier, on lui a craché dessus et on l'a aspergé d'urine. C'est totalement indigne. Le pauvre garçon ne mérite nullement cela.


Par contre, on se trompe de cible. Son entourage veut qu'il reste le meilleur, et fait "tout ce qu'il faut" pour cela. C'est leur métier, à ces gens. Ils gagnent leur vie et nourrissent leurs enfants en faisant gagner leur équipe. Je ne cautionne nullement ce système mais le capitalisme veut ça. Il a besoin d'une "grosse part de marché" , voire d'un monopole, et met tout en oeuvre pour l'obtenir. La publicité l'y aide et il n'existe de sport professionnel que pour SERVIR la publicité. Full stop.


Par contre, le vrai coupable, la racaille, c'est le médecin sportif des équipes. Et ce n'est pas propre au cyclisme: tous les sportifs pro, et certains amateurs aussi, "prennent quelque chose". Je ne parle pas uniquement des anabolisants, des "oxygénateurs" mais aussi des anti-douleurs, des agents cicatrisants miracles, de anxiolytiques, des "suppléments" en tout genre, y compris la créatine, pourtant en vente libre.


Le médecin sportif devrait permettre d'optimiser l'entraînement en empêchant les organismes d'aller trop loin, et devrait mettre ses protégés "au vert" en cas de blessure évolutive ou de fatigue exagérée. 


Et que fait-il? Le contraire exact.


Il combat la douleur, qui est un signal d'alerte.

Il supprime la fatigue, qui nous invite à lever le pied.

Il favorise le développement d'une masse musculaire anormale, au pris d'un effort cardiaque démesuré, d'un épuisement et d'une dérégulation de l'axe hypophyso-surrénalien et il surcharge les articulations et les tendons. Enfin, il perturbe l'équilibre neuro-endocrine (système de la dopamine, de la sérotonine, des endorphines  ...). 


Pourquoi? Parce qu'on le paie pour cela et car il gagne de l'argent en vendant ses poisons.


Honte sur les médecins du sport, dès lors qu'il transgressent cette obligation inaliénable de tout médecin: défendre AVANT TOUT l'intérêt physique, moral, psychologique du patient, envers et contre tous et tout, même la justice si le cas se présente. 


Ne prêtez pas votre concours à cette tuerie.

Boycottez tous les événemens du sport professionnel. 



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dim.

19

juil.

2015

CHEZ PLANES, SOUS LE SOLEIL

Votre Léon en plein roupillon
Votre Léon en plein roupillon

Je vous disais bien que la météo officielle

présente fréquemment

des biais d'origine

"économique" dans les

Pyrénées Orientales.




Les journalistes de la radio publique sont évidemment à la botte des acteurs économiques les plus influents. Afin de nous diriger vers la côte et ses attrape-touristes, on nous avait annoncé le déluge en Cerdagne. Pourtant, c'est finalement sub tegmine fagi, comme le Tityre de Virgile, que contre le soleil j'ai trouvé refuge.


Nous sommes arrivés au plateau cerdan sur le coup de onze heures et il y faisait un soleil radieux. Petite visite au marché des producteurs de Saillagouse: boudin de canard en provenance d'Err, tomates parfaites et brugnons blancs venant de Vinça, tome de vache d'Eyne, pain de mie de la boulangerie locale, charcuterie et viande fraîche chez Bonzom ... les courses sont faites pour toute la semaine. Et puis, faisant route vers la glaciaire restée au fond de la voiture, patatra, je me suis pris le pied dans une dalle de schiste devant l'église (punition pour mon impiété?) et me suis étalé de tout mon long devant le parvis, la sandalette gauche dégoulinant bientôt de mon sang frais. Il ne s'agit que d'un gros "coup de rabot" mais les pieds d'un diabétique sont chose à ne pas négliger. Grâce à la générosité de mon frère, qui nous a confectionné une trousse de secours très bien fournie pour chacun de nos véhicules, Christine eut tôt fait - elle voulait débrider mais je m'y suis opposé - d'appliquer de la gaze, de la mupirocine en quantité et un beau pansement un rien compressif. 


Elle prétend que c'est un "acte manqué" pour éviter la randonnée de l'après-midi, par 31-32 °C malgré l'altitude. Quoiqu'il en soit, nous étions attablés chez notre client favori des hauts cantons avant l'heure prévue. La Vieille Maison Cerdane, alias l'Hôtel Planes, fête en effet ses 120 ans d'existence (débuts en 1895) et nous avons marqué le coup en commandant, contre l'avis de mon diabétologue, leur omelette norvégienne, le seul dessert à la carte que je n'avais pas encore mangé chez eux. Par-fait. 

Vous voyez le résultat sur mon illustration: petit somme au bord de l'étang d'Osséja tandis que Christine drague les colverts et les cygnes.


Je vous reparlerai du pédigrée de la famille Planes dans les jours qui viennent. Pour l'instant, il suffit de constater que le Blanc de la Coume Majou (Cuvée Civale) et la Cuvée Miquelet 2005 ont pris place sur la carte "habituelle" du restaurant. Jusqu'à présent, différentes cuvées de notre domaine avaient été proposées en suggestion, et pour les banquets mais là, nous "faisons partie des meubles". A nous de ne pas décevoir. Notez bien que cette position flatteuse - car elle signe la confiance - ne s'accompagne pas toujours d'une augmentation des ventes à la clientèle. En effet, quand le patron (ou son personnel de confiance) recommande lui-même un vin, il est souvent suivi. Ici, c'est le client lui-même, de sa propre initiative, qui doit porter son choix sur nous. Challenge ! 


En boitant un peu - j'essaie de ne pas prendre appui sur le gros orteil gauche - j'ai rejoint la pelouse autour de l'étang, qui nous a accueillis jusqu'au retour vers Perpignan, par une magnifique route qui serpente dans tout le Haut-Conflent au départ des Angles environ et jusqu'à Olette, en passant au large d'Evol (la D4a). 


Allez, je me souhaite ... bon pied bon oeil! 


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dim.

19

juil.

2015

TRILLA : QUEL TALENT !

Christine Civale devant sa cuvée + La Loute
Christine Civale devant sa cuvée + La Loute






Je vous fais

ce compte-rendu

plein d'enthousiasme

"avant de monter 

à la montagne".











Comme toujours, la radio du service public qui souhaite attirer la foule vers les investisseurs infâmes de la côte catalane, les vendeurs de pizzas cracras, les fourgueurs de tapas dégueulasses et de cocaïne à la mescaline, nous prédit une matinée ensoleillée mais des orages et beaucoup de pluie sur les hauts cantons cet après-midi. Je n'en crois rien et nous alllons de ce pas rendre visite à notre client chéri de Saillagouse, puis à l'excellente charcuterie du village, pour ensuite nous réapprovisionner en fromage fermier de Cerdagne, le tout agrémenté de belles balades en altitude.


Mais hier, hier: full marks pour toute l'équipe municipale de Trilla! La fête du village et son salon des vieux cépages a fait carton plein.


Vingt-cinq viticulteurs avaient répondu à l'appel, dont Matthieu Deiss venu de son lointain Bergheim. Je n'ai malheureusement pu qu'échanger quelques mots avec lui, évoquant les facéties de sa merveilleuse maman, Clarysse. Il était conférencier-exposant et nous avons tous deux répondu à la foule dense des visiteurs (tant mieux) plutôt que de vaquer à nos petits plaisirs personnels.


Or donc, plus de 260 visiteurs, et tous très intéressés.


J'ai quand même eu l'occasion de déguster les vins de pas mal de collègues, dont mon voisin de table, Raymond Manchon. Ce excellent coopérateur d'Estagel, sympathique et de convictions politiques très proches des miennes, vinifie à présent à son compte de jolis carignans, en parallèle avec ses activités collectivistes: l'économie de marché au service de la lutte des classes! Il possède un des domaines les mieux entretenus du village et se montre aussi un vinificateur très pointu. Cela me fait grand plaisir. Je peux ainsi le taquiner encore plus facilement, sans exagérer car il possède de solides biceps, le gredin! 


Une mini-troupe théâtrale saint-ponaise est venue faire de l'animation et a au passage salué notre Christine, une "païs" à eux. Avant cela, un commerçant (meubles haute gamme) en vue de la place de Perpignan avait aspergé la jolie robe en lin blanc d'icelle de moult carignan mauve bien soutenu. Il était gris, quant à lui, pôvrette. On ne lui en veut pas - je crois qu'il souhaitait en fait frotter les souillures - mais il aurait pu au moins proposer de régler le teinturier (on dit "pressing" en France). 


Le buffet offert aux participants était, comme d'hab', irréprochable. Nous n'avons pas eu le temps de visiter les attractions proposées au fil des rues du hameau, boulot oblige, mais les visiteurs s'en sont déclarés ravis.


Que vous dire de plus: 3 bouteilles de Cuvée Civale dégustées prouvent l'intérêt du public, qui s'est vu offrir une mini-verticale de

La Loute. Michel Smith, qui tient salon chaque année avec son "Carignan Corner", montrait le millésime 2011, qu'il a sacré "champion du monde " (médaille en fer blanc) et moi, de manière plus roturière, j'ai proposé les 2010, 2012 et 2013. La réaction fut très encourageante, tout le monde appréciant la fraîcheur du vin, son élégance et s'étonnant de la jeunesse de ces cuvées. Vive les mises sans sulfite et le bouchage hermétique! 


Bravo aux bénévoles de Trilla,

bravo à la conseillère municipale Mechtheld

et bravo à André Dominé.

A l'année prochaine.




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jeu.

16

juil.

2015

AFICIONADOS, TOUS A TRILLA

Six millésimes montrables
Six millésimes montrables



Petit à petit 

la Loute 

se construit

une bande 

d'aficionados.






Je leur rappelle que nous serons le samedi18 juillet, après-demain donc à partir de 11 heures, dans le sympathique village de Trilla en liesse, pour honorer la "Fête des Vieux Cépages".


Fidèles au thème du jour, nous emporterons avec nous plusieurs millésimes de notre vieux carignan, La Loute de Coume Majou. Michel Smith et son "carignan corner" vous en présentera un également.


Pour les amateurs, j'ai constitué un petit nombre de cartons panachés comprenant une bouteille à chaque fois des millésimes

2010 - 2011 - 2012 - 2013. Ca, c'est vraiment collector et nous avons fait un gros effort sur le prix. 


Enfin, pour les boit-sans-soif, car il fera chaud, j'ai aussi prévu de faire déguster notre rare vin blanc de pur macabeu,

la Cuvée Civale 2014. Celle-ci ne figure quasiment que sur les belles tables du sud de la France, et chez mon ami Inada, l'excellent restaurateur bruxellois du quartier Louise.


J'espère vous y accueillir.



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mer.

15

juil.

2015

PAS LE QUATORZE JUILLET 

 

Peu de monde 

sur le front de mer ...

 

 

 

L'avenue du Languedoc, artère centrale de La Franqui, n'est pas déserte, mais il n'y a pas la grande foule non plus. Le front de mer n'est guère plus peuplé à 22h25'. Bizarre pour un 14 juillet dont le feu d'artifice débute à 22h30'. 

 

En fait, la municipalité n'a rien budgeté ce jour-là et les commerçants locaux ont prévu de financer "leur" pyrotechnie le ... 16 juillet, demain donc.

 

"Alors on regardait les bateaux, on mangeait des glaces à l'eau ..." et nous avons vu de loin les festivités artificiaires de Port-la-Nouvelle, de Vendres ou Valras et même du Cap d'Agde. Le son nous parvenait longtemps après que les éclairs de magnésium se fussent éteints.

 

Next time better.

 

 

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mar.

14

juil.

2015

UNE BELLE GARCE, CETTE BERCE




Vous souvenez-vous 

de l'antienne du "Gab'"

et de ses petits copains,

en 1971, "The return of

the giant hogweed" ?







C'était elle, la berce du Caucase (Heracleum mantegazziani) mais je n'avais pas établi le ... lien. Christine vient d'attirer mon attention sur la plante qui envahit nos berges, au moment même où la recluse brune, ainsi que les hourris promises à certains de nos contemporains vertueux, lui pourrissent la vie.


Jugez plutôt:: 


Turn and run! Nothing can stop them,
Around every river and canal their power is growing.
Stamp them out! We must destroy them,
They infiltrate each city with their thick dark warning odour.
They are invincible.They seem immune to all our herbicidal battering.
Long ago in the Russian hills,
A Victorian explorer found the regal Hogweed by a marsh,
He captured it and brought it home.
Botanical creature stirs, seeking revenge.
Royal beast did not forget.He came home to London,
And made a present of the Hogweed to the Royal Gardens at Kew.
Waste no time! They are approaching.
Hurry now, we must protect ourselves and find some shelter
Strike by night!They are defenceless.
They all need the sun to photosensitize their venom.

Still they're invincible,
Still they're immune to all our herbicidal battering.
Fashionable country gentlemen had some cultivated wild gardens,
In which they innocently planted the Giant Hogweed throughout the land.
Botanical creature stirs, seeking revenge.
Royal beast did not forget. Soon they escaped, spreading their seed,
Preparing for an onslaught, threatening the human race.
The Dance Of The Giant Hogweed
Mighty Hogweed is avenged.
Human bodies soon will know our anger.
Kill them with your Hogweed hairs


HERACLEUM MANTEGAZZIANI



Beware, dear Brethren, beware;

the hand of God lies on everything.



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mar.

14

juil.

2015

LE PROBLEME DES EAUX DE TABLE

La très jolie " Cascade à la naïade" de Muret (Aveyron)
La très jolie " Cascade à la naïade" de Muret (Aveyron)










Je bois

beaucoup d'eau

(aussi).














Tout d'abord par conviction sanitaire, ensuite pour éviter les ennuis liés à la déshydratation intracellulaire lorsque j'abuse des boissons alcoolisées et enfin car je suis goutteux, sans circomflexe et avec deux "t". 


A Corneilla, l'ancien responsable municipal de tout ce qui touche à l'eau de distribution m'a un jour menacé de procès en diffamation car j'avais osé écrire dans un mail privé (dont il a reçu une copie par erreur) que l'eau de ville n'était pas buvable. En effet, elle me rend systématiquement malade, moi (coliques, transit accéléré et surtout, goût infâme). Cela ne veut pas dire qu'elle est impropre à la consommation humaine ... mais tout juste.


Donc: bouteilles, systématiquement, y compris pour préparer les infusions et le petit expresso du matin, les soupes et les fonds. C'est pour moi l'occasion d'aller dans la GD (celle des deux frères allemands) faire le plein de tout ce que j'y achète: l'eau, le papier alu, le papier Q, la lessive liquide, les tablettes pour le lave-vaisselle, les brosses à dent (4 par an, soit autant qu'un Français moyen sur toute une vie) et parfois même un appareil électro-ménager de leur marque de distributeur.


Par contre, au restaurant, que faire ?

Les deux eaux que je préfère appartiennent, l'une à Danone (beurk) et elle contient pas mal de bicar', ce qui me convient quand le repas est un peu copieux, l'autre à Nestlé (encore plus beurk) mais elle contient beaucoup de sel et parcourt 1.000 km jusqu'à nos tables.

Parfois, on vous propose des eaux locales ou régionales: Sémillante, Salvetat, Queyzac, Carola, Soulzmatt, Bru, Chaudfontaine, Spontin ... et généralement ce sont elles que je retiens. Mais qui les vend, et que contiennent-elles ? 

Enfin, il y a les eaux "chic", dont celle de Louis XIV (!). Généralement, on vous les facture à 10 € sur table (Chaudfontaine aussi), un véritable SCANDALE qui mériterait une mention de blog à chaque fois, alors que vous savez que je n'approuve pas du tout cette attitude d'ordinaire. Mais là, il n'y a qu'un mot: du VOL.


Non, ce que je préfère, ce sont les établissements qui vous proposent une eau conditionnée sur place au départ de l'eau de ville. Par contre, je ne vois pas pourquoi certains clients s'attendent à ne pas la payer.

L'installation coûte cher, la vaisselle des flacons prend du temps et le service est le même. Ou alors, il faut qu'elle soit gratuite (et à volonté) mais que son coût soit répercuté sur le tarif de la carte.


Il existe à présent des "goûteurs d'eau" et certains sommeliers se prêtent à ce jeu. Loin de moi l'idée de nier que le goût de l'eau varie fort en fonction de sa composition, mais en faire une "discipline " en soi tient, au mieux, du snobisme ou de la pédanterie, et, au pire, de la névrose obsessionnelle.


Une bonne règle: un verre d'eau pour chaque verre de vin.

Cela vous fait donc 1,5 litre d'eau à table par jour .... 


 PS: Je précise que mon gobelet à eau contient un volume plus

         important que mes verres à vin ! 




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lun.

13

juil.

2015

DELICIEUSE ARNAQUE

Vous pouvez compter, il y en a dix en tout. Mais elles n'étaient pas grosses!
Vous pouvez compter, il y en a dix en tout. Mais elles n'étaient pas grosses!

 

 

 

 

La cuisine cantonaise

et la cuisine française

ont porté la cuisse

aux nues.

Ne cherchez pas, 

cette affirmation

ne contient

aucune contrepétrie.

 

 

 

 

 

 

 



 

Aussi écologiquement incorrect que soit ce penchant, voilà bien un mets que j'adore. Et je crois savoir pourquoi. Ma grand-mère m'en commandait souvent au cours des nombreux repas que nous prenions au restaurant et notamment chez Marcel au "Sevilla", dans une strotje près de la rue des Colonies à Bruxelles. Elles étaient toujours préparées à l'ail (en persillade en fait), souvent après un léger panage. En Belgique, on appelle cette recette "à la provençale", alors qu'elle ne renferme pas de tomate. Paradoxe.

 

La première fois que j'en ai dégusté autrement, c'était dans la magnifique salle à manger dominant les canaux des "Ducs de Bourgogne" sur la Huidenvettersplein de Bruges, et je devais avoir dix ans. Ce fut alors "aux aromates", càd avec un coulis de tomates, de l'estragon, du cerfeuil, du paprika doux, du piment de Cayenne et - beaucoup - de crème fraîche. Dé-li-cieux. 

 

La troisième "excentricité" fut bien sûr la célèbre mousseline de grenouilles de Paul Haeberlin. Je l'ai refaite moi-même à plusieurs reprises mais sans jamais arriver à retrouver la subtilité dont j'avais gardé le souvenir à Illaheusern. Pourtant, la recette n'est pas trop compliquée. Affaire de talent sans doute, je n'ai pas la tête ...

dans les étoiles (Michelin).

 

Sinon, je les prépare indifféremment à l'anisette, au curry, avec une sauce Soubise légèrement tomatée, aux cinq parfums ... En fait, cette chair est délicate, beaucoup plus savoureuse que celle du serpent à sonnette ou de l'aligator de la cuisine Cajun, auquelles elle ressemble un peu. 

 

Et l'arnaque, dans tout cela?

Fastoche: en France, la "saison " du frais va de fin janvier au début mai, et la "récolte" a surtout lieu dans les départements du "grand est" de la France. Même ainsi, l'énoooorme majorité des cuisses provient de Turquie, le plus souvent en produit congelé donc. Sinon, dans la GD, c'est l'Asie du sud-ouest. Pourtant, pas mal de restaurants les gardent toute l'année à la carte, en dépit de l'affirmation de ne travailler que du produit frais.

 

Quand j'étais hébergé dans le petit studio de Pierre Fontaneil au début de l'année 2005, j'allais parfois me promener au gué de l'Agly, devant la cave coop d'Estagel, à la fresca. Les "gens du voyage", comme l'hypocrisie de la vie publique appelle ces Gitans complètement sédentarisés, aimaient à y prélever leur butin de Rana rana. Je ne sais pas ce que cela donne avec du sagi ! 

 

Pour tout vous dire, je n'en ai jamais acheté moi-même autrement que surgelées. Un bref instant dans l'eau chaude, et hop, on les démoule de leur emballage individuel. Elles possèdent alors ce petit relent mi-poulet mi-abats (in a rich men's world), avec une pointe de sulfureux, exactement comme quand on écrase un coquelet du plat de la main pour obtenir ... la crapaudine, justement.

 

Cette fois-ci, l'occasion a fait le larron: un léger enfarinage, du beurre très chaud (et 20 % d'huile d'arachide environ, qui le rend plus fluide) et quelques minutes dans la sauteuse de chaque côté (sel, poivre et gingembre en poudre, avec modération). Ensuite, j'ai fait suer un quart de petit oignon jeune taillé très fin, j'ai déglacé le suc avec ... le Vouvray moelleux entamé la veille, sans trop pousser la température et j'ai ... enrichi de bonne crème de la Vire, qui a pris un petit bouillon pour réduire, réduire, réduire.

 

Ensuite, on nappe, on sert, on prend la photo

et on ... torche le restant du Vouvray.

 


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lun.

13

juil.

2015

UN LOGIS DE 10 ANS 

Il y a dix ans, je prenais possession des lieux
Il y a dix ans, je prenais possession des lieux

 

 

 


 

 

Hier, des milliers

de personnes 

ont souhaité

"Bon Anniversaire"

à

Jacques Berthomeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Il devait même y en avoir de sincères. Moi, rentré tard de livraisons hier, j'ai préféré attendre pour faire coup double:

"Bon Anniversaire, Jacques, avec un jour de retard" et aussi

"Bon Anniversaire, vigneron Charlier" qui reçut les clés du

N° 11 de la rue de l'Eglise le 13 juillet 2005, il y a tout juste dix ans.

 

La période est un peu stressée et ne se prête pas aux réjouissances.

 

Nous avons bien développé les ventes sur l'exercice comptable précédent, et avons fait notre possible pour ne pas garder trop de vin en stock, en tout cas pour ce qui concerne le vrac, difficile à valoriser correctement sur notre appellation. Du coup; il y a eu un déstockage important. Tout cela était voulu.

 

Oui mais voilà, les banquiers sont avant tout des comptables. Une diminution d'inventaire peut entraîner, par le jeu des écritures, un résultat d'exploitation.en déficit.  Et ils n'aiment pas cela.

 

Je me retrouve donc devant le paradoxe d'avoir fort augmenté mon chiffre d'affaires et le prix moyen de la bouteille vendue, en dehors de "bradage" donc, sans que les charges ne grimpent, en compensant toute la vente de vin en bouteilles par des nouvelles mises (à une hauteur équivalente aux sorties), d'avoir également "écoulé" une bonne partie du vrac qui m'encombrait et pour lequel je n'ai pas de marché en vue, et d'avoir rentré une petite récolte de raisin sain (malgré le mildiou omniprésent en 2014), mais de ne pas satisfaire mon organisme financier malgré cela.

 

Que voulez-vous que je vous dise?


 

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