UN FORGERON PRESQUE VIGNERON 

Jolie photo de notre ami Michel
Jolie photo de notre ami Michel

 

Michel Smith,

que je dois être 

le seul à rebaptiser

"Forgeron", 

à la mode des ados,

se trouve être en fait

également un peu

Vigneron.

 

 

 

En effet, avec ses associés - certains viticulteurs professionnels renommés, d'autres gentils bobos (ils ne vont pas aimer cette qualification) - il cultive une parcelle de carignan sur Tresserre, dans l'Aspres, et participe à la promotion de son vin sous le nom de Puch.

 

Depuis des temps immémoriaux - Michel a une toute petite dizaine d'années de plus que moi - il a contribué aux rubriques "Vin" de périodiques parisiens célèbres et a même été un des "collaborateurs occasionnels" de MB. C'est vous dire.

 

Pour lui, il a fallu que les mots aient un certain poids et que les photos choquent.

 

Quand, pauvre petit "Résident étranger des Hôpitaux de Paris" je battais le pavé de votre capitale, en 1985-86, c'était un de ses guides à la couverture noire qui m'indiquait les bonnes adresses ... souvent un peu chères hélas pour le modeste boursier que j'étais.

 

Dans les années '90, nous nous sommes croisés lors de voyages de presse. J'étais arrogant, assez sûr de moi, et beaucoup plus qualifié

- persiste et signe sans vergogne ni fausse modestie - que la majorité des ténors de la plume français que j'y côtoyais. A l'inverse de ses collègues, Michel n'en a jamais pris ombrage et nous avons toujours eu une relation courtoise. Il n'en va pas de même avec certains vieux de la vieille de la chronique vinicole hexagonale. Pour être franc, je tenais pas mal d'entre eux pour de vrais connards et des profiteurs, et ne l'ai jamais caché. Cela ne m'a pas rendu sympathique à leurs yeux, et je le comprends. Tant pis. Ils me le font payer à présent et ce n'est que justice. Leur pouvoir de nuisance n'est pas énorme en plus. 

 

Bizarrement, ce genre de "conflit", je ne l'ai jamais eu avec les Britanniques, ou les Allemands, pas même  les Hollandais ! 

 

L'autre personnage que j'appréciais beaucoup, mais il est oenologue de formation, je crois, c'est Pierre Casamayor: bon dégustateur, courtois, curieux et très attentif.

 

Et voilà que je retrouve Michel Smith en 2006 au dégustoir à Calce, et aussi dans une petite maison au fond de Pézilla-la-Rivière. Nous y avons resympathisé.

 

Oh, l'homme n'est pas "facile". M. Mauss, l'animateur du Grand Jury Européen, l'appelle "le Grincheux". Ce n'est pas rigoureusement exact car Michel présente de grands enthousiasmes et des élans puissants pour ce / ceux qu'il aime. Mais il manifeste souvent ses mécontentements et dans le milieu feutré et politiquement correct des affidés du Gotha vineux français, cela fait tache! 

 

Moi, je lui trouve deux qualités rares - en plus de sa grande expérience du vin - il est capable de beaucoup d'humour et d'auto-dérision, d'une part, et il est aussi doué d'un grand sens critique et auto-critique d'autre part. Il y a du sang anglais en lui, d'où son patronyme, et ceci explique sans doute cela. Les Latins ne versent que rarement dans l'introspection et l'humilité.

 

Mardi dernier, après avoir entonné "Le roi, la reine et son bébé, Schele Maree" pour l'inauguration par le maire de Perpignan et ses édiles de la "Place de Belgique" le jour de notre Fête Nationale fédérale, c'est chez lui que Dierik Verbeelen, sa femme et son

petit-fils, plus Christine et moi, avons été vider des Manzanillas

bien frappées.

 

De là ma photo.

 

Merci, Michel.

 


Écrire commentaire

Commentaires : 3
  • #1

    Michel Smith (vendredi, 24 juillet 2015 19:48)

    C'est moi qui te remercie... Juste une remarque, je n'ai jamais été le "subordonné" de Michel Bettane. Il m'est simplement arrivé plus d'une fois de travailler "avec" lui.

  • #2

    Luc charlier (vendredi, 24 juillet 2015 20:41)

    Le terme était impropre Michel. Je croyais que tu avais été sur le pay-roll régulier de la RVF. J'ai modifié la formulation, "for the sake of authenticity and sharpness"!

  • #3

    Dierik Verbeelen (samedi, 25 juillet 2015 07:36)

    Avec Luc, nous sommes toujours surpris de ses découvertes et de sa culture générale et du vin en particulier. La rencontre avec Michel Smith nous a également enrichi.