"DEVOILEMENT"

 

 

 

Je n'utilisais pas

ce terme,

pourtant correct,

dans cette acception.

En Belgique,

on dit plutôt

"mise à nu"

ou "inauguration ".

 

 

 

 

 

 

Les élus - de droite, ô combien - municipaux, en présence de la Présidente du Conseil régional tout de même, habillée de rouge, ont donc "dévoilé" hier la plaque qui orne les coins de la Place de Belgique à Perpignan.

 

Pour l'occasion, Michel Smith nous avait proposé de se retrouver autour du "moules et frites" de la cantine locale. Et ainsi fut fait. Dierik Verbeelen et Annemie (voir ici), mais aussi le cadet de leurs petits-enfants, Elliot, furent de la partie. Nous en reparlerons.

 

Que ce jour me permette de rappeler quelques données de l'histoire.

Albert 1er de Belgique, un prince de Saxe-Cobourg-Gotha, est arrivé sur le trône après une série de péripéties, dont le décès de son oncle d'abord (Léopold), le seul fils de Léopold II, et ensuite de son frère aîné Baudouin, suivi de celui de son père, Philippe. On pourrait dire que cette accession se fit "par défaut".

 

Mais le hasard a bien fait les choses. On connaît à Albert 1er pas mal d'aventures féminines - c'est une constante dans sa famille - mais son règne fut par ailleurs constellé de prises de position courageuses et d'un côté "visionnaire". Il fit preuve de courage et de détermination lors du passage en force des troupes impériales allemandes en 1914. Il fit preuve d'un certain penchant "démocrate" ensuite, si ce vocable a un sens à cette période de l'histoire et dans le chef d'un monarque régnant. On pourrait dire que cet Allemand de sang a pris à coeur sa fonction héréditaire, avait une certaine idée de l'Europe et du multi-linguisme. Et ce n'était pas un "calotain". 

 

On ne sait toujours pas si cet alpiniste chevronné a réellement commis une erreur sur une paroi peu difficile (à son niveau) de rocher, ou si des assassins ont provoqué sa chute. Il avait des ennemis: maris jaloux, nazis de tout poil, politiciens belges de l'extrême frange francophone et/ou catholique. 

 

Or donc, la France a toujours aimé ce "Roi-Chevalier", et a donné son nom à des rues ou des places publiques, à des salles de réunion dans les bâtiments officiels et même à une promotion militaire.

 

En 1918, la Place de la Gendarmerie, devenue place de la Liberté (1910) par après, changea encore de nom pour s'appeler "Place Albert 1er de Belgique".

 

Au début des années 2010, une rumeur - mais dans le "système Alduy" on sait que tout peut aller vite - fit état de projets visant à refondre complètement cette zone du quartier de la gare, dont la rue Lefranc où habite Michel Smith. C'est ainsi que j'en ai eu vent.

 

De comité de quartier en réunion de conciliation, on arriva à préserver à peu près intact ce coin typique, presque champêtre, du vieux Perpignan et un marché hebdomadaire s'y tient même le jeudi à présent. La place est piétonnière, compte quelques commerces et un restaurant avec une jolie terrasse.

 

Je ne suis pas au courant du cheminement qui conduisit aux festivités d'hier, avec Brabançonne et Marseillaise - Yves Leterme aurait bien aimé - mais cela nous donna l'occasion de mettre en présence le carignaniste Smith et le producteur Verbeelen.

 

Une bien agréable soirée.

 


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Commentaires : 1
  • #1

    Michel Smith (mercredi, 22 juillet 2015 11:56)

    Oui, là est la grande nouvelle : finalement, le Carignan a pu faire son cinéma !