ESPIEGLE ARIEGE

 

 

Nous avions

quelque chose

à fêter, je vous

en reparlerai.

 

 

 

 

 

 

Il nous fallait aussi livrer des clients dans le Couserans et sur les hauteurs de la vallée de la Lèze. Fuyant la chaleur catalane, c'est via la Haute Vallée de l'Aude à son tout début, puis Lavelanet, Foix et Saint-Girons, que nous avons débarqué à Lacave hier soir, chez Michel Caujolle et ses femmes, à "La Maison du Parc", des chambres d'hôtes en style napoléonien - je les ai déjà évoquées dans ces billets. Séjour aussi idyllique que d'habitude, nous y reviendrons.

 

J'ai pris l'habitude de lui monter quelques bouteilles, et notamment des "vieux" Saint Julien issus de ma cave. Il en raffole tandis que moi, les goûts changent, je les bois certes avec plaisir mais ... je peux m'en passer. J'ai besoin à présent de plus de fruit, de plus d'alcool et surtout de tannins plus mûrs.

 

La dernière fois, il m'a offert en échange - de manière spontanée, nous sommes tous deux partisans du troc, mais pas du donnant-donnant matérialiste et calculateur - une bouteille de Savennières et une bouteille de Vouvray: là, je suis preneur.

 

Le hasard des routes - je ne m'y attendais pas - nous a amenés devant la pâtisserie de Michel Mauret, ouverte en plein dimanche après-midi. Ce spécialiste de la croustade (ariégeoise) avait laissé à un ancien (son père peut-être) le soin de la vente aujourd'hui et c'est donc bâté d'une belle galette aux pommes ET d'une autre aux pruneaux que votre Léon,  tel la Clémentine de Stevenson, a repris sa route vers le Carla Bayle (on met l'article), notre destination suivante.

 

Sainte insuline, mère des pécheurs par gourmandise, ayez pitié de moi: Haut-Lieu 1985 et une part de chacun des deux gâteaux, tel fut mon dîner. 

 

L'accord se fait beaucoup mieux sur la version aux pruneaux, pourtant nettement plus sucrée, que sur celle aux pommes. Le vin est clair encore, au nez d'agrumes plus que d'encaustique ou de mangues. Les fleurs blanches (lys, fleurs d'acacia ...) pointent leur petite tête. Et quelle acidité ! Voilà un Vouvray moelleux surprenant: pas d'opulence, mais une grande distinction et une vivacité implacable. 

 

Je précise que le bouchon - extrait en 3 fois - était une fois encore dans un état de durcissement épouvantable, mais que le vin n'avait pas coulé ni pris l'air de manière exagérée. Je pense même que cette espèce de caillou en liège a cette fois très bien obstrué le col, perdant toute perméabilité. Tant mieux, vous connaissez mon avis quant aux échanges gazeux nécessaires au développement harmonieux d'un vin en bouteille: aucun! 

 

Merci Michel pour ce joli flacon. J'en reprendrai la moitié demain (bouteille bouchée Vinolok à présent et dans la porte de mon réfrigérateur), car je subodore qu'il va encore s'ouvrir un peu, telle Pénélope au retour de son Ulysse en Ithaque.

 

D'ailleurs, j'entends aboyer Argos.

 


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Commentaires : 2
  • #1

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