SAINT-CYPRIEN : UN MENSONGE DE PLUS



Nous allions volontiers

écouter les artistes

qui participaient

au festival de guitare

organisé chaque printemps par

la mairie de

Saint-Cyprien.






Hélas, les "affaires" qui ont rattrapé le premier magistrat municipal et ont mené à son incarcération et ensuite à sa disparition ont également signé l'arrêt de mort de ce bel événement culturel. Entre une équipe municipale divisée et corrompue (la justice en a décidé ainsi), une opposition qui ne valait pas mieux, un "homme d'affaires" suisse très impliqué mais qui ne fut pas inquiété et un suicide en prison sur lequel le doute est permis, pour le moins, on ne saura jamais la vérité.


En France, même les premiers ministres se suicident sous la cinquième république. Nous sommes dirigés par des gens au mental décidément bien fragile. 


Hier soir, tard mais pas "à la fresca" car il faisait encore étouffant, Christine et moi avons été faire les cent pas - et même plus - du côté de Saint-Cyprien. J'y ai "niqué" mes deux talons en marchant lontemps dans des godillots peu adaptés, ayant mis ce jour-là - malheureusement pas pour être plus agile - sandalettes simples et mauvais bas. J'en garde, outre une gêne franche à la marche, un ressentiment vif contre le plancher des vaches cyprianenque, et ma propre bêtise.


Une affiche, énorme rodomontade méridionale, annonçait: troisième port de plaisance européen. Cette affirmation m'a surpris, d'autant que le Cap d'Agde où vit la soeur de Christine n'est pas mal lotti et que, à Port-Camargue ou à La Rochelle, nous avions vu énormément d'anneaux. J'imaginais que la cité phocéenne ne devait "pas être triste non plus", et Nieuport ne tire pas sa poudre aux moineaux. 


Renseignements pris (internet), le port catalan peut s'enorgueillir de 2.200 anneaux, ce qui n'est pas mal. Mais, rien qu'en France, les marinas cumulées de Marseille en font 6.900, celle de La Rochelle 4.800, celle du Grau-du-Roi 4.600, le Cap d'Agde 4.100 ... 


Au temps pour la troisième place en Europe ...


Nieuport en compte 2.100 et je suppose que certaines rades portuaires italiennes ou espagnoles ne doivent pas être en reste.


Autre (petite) déception, le seul restaurant * où nous ayons bien mangé sur la station, et chez qui nous regrettions de ne pas avoir pu proposer nos vins, est à présent ... à l'abandon. Il s'agissait d'une belle terrasse, ombragée par des  mûriers platanes, du côté de la zone technique du port, tenue par deux associés (un en salle, l'autre en cuisine) qui proposaient des menus équilibrés, partagés entre des produits de la mer de qualité et aux cuissons impeccables et des viandes d'Aubrac très savoureuses. La carte des vins était belle et il y avait une sélection de digestifs rare (vieux armagnacs, grand cognacs ...). 


Je ne veux pas vous laisser sur des accents mélancholiques, eo nao seu fadisto, et la promenade le long des embarcadères parmi la foule des estivants arrivés tôt cette année (l'effet Tunisie?) fut enchanteresse. La tramontane annoncée ne s'est levée qu'au beau milieu de la nuit et, même à 23h30', il devait faire pas loin de 30°C.


Nous avons regardé les auto-tamponeuses: "Christine préférait la sept, moi, j'aimais la deuze". Et puis, elle a voulu manger une "glace à l'italienne" ...


Ainsi se termina la soirée.

"Quel beau mardi, allez, pour la saison ...

Je vous ai apporté des bonbons."



* Exception faite d'une semaine passée à la Lagune  vers 1993-4,

  du temps de Jean-paul Hartmann à son apogée aux commandes

  de l'Almandin.




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