UTRECHT, DEMAIN CA RECOMMENCE

Structure chimique de la nandrolone
Structure chimique de la nandrolone




Les avocats

adorent

la diffamation.






C'est pour eux une source de revenus importante, comme les procédures de divorce. 


Voici un attendu de la 17ème chambre du tribunal de grande instance de Paris, datant du 17 mars 2006: 


« Si les imputations diffamatoires sont réputées faites dans l’intention de nuire, le prévenu peut cependant justifier de sa bonne foi et doit, à cette fin, établir qu’il poursuivait, en diffusant les propos incriminés, un but légitime exclusif de toute animosité personnelle, qu’il a conservé dans l’expression une suffisante prudence et qu’il avait en sa possession des éléments lui permettant de s’exprimer comme il l’a fait »,


Il apparaît donc que, (i) je ne souhaite nuire à personne, que du contraire, j'agis pour le bien des sportifs concernés, (ii) je suis de bonne foi, (iii) je n'entretiens aucune animosité personnelle envers aucun individu en particulier, je ne les connais pas, (iiii) mes termes sont prudents et enfin (v) je prends à témoin le déroulement de toutes les années précédentes, ou d'autres courses similaires. Il me semble que les 7 (ou plus) victoires décernées à un Américain, en dépit de toutes les réserves émises et des nombreux contrôles effectués, et sa déchéance par après, montrent que le doute est plus que permis. 


Toutefois, le TdF reprend demain et avec lui les efforts surhumains de tous les participants, que j'admire du fond du coeur. J'aime l'effort sportif et ai fait moi-même de la compétition à un niveau acceptable dans différentes disciplines sportives. Du dernier équipier porteur d'eau, sous-payé et martyr, jusqu'au plus grand campionissimo adulé et bien rétribué, ils sont tous des athlètes confirmés, entraînés et disposant sans doute de qualités physiques hors du commun.


Il est d'autant plus dommage que, dans certains cas au moins (vous voyez ma prudence, qui ne traduit qu'imparfaitement ma pensée), leur "entourage" les incite ou bien les force à assimiler - peut-être à leur insu et souvent en les informant très mal des risques et des conditions - des substances anti-douleurs, ou dopantes, ou réparatrices. Celles-ci sont interdites par la loi, par la morale mais surtout par le bon sens: elles entraînent en effets des pathologies diverses, pouvant aller jusqu'au décès ou au développement de cancers, d'affections neurologiques ou cardiaques et autres, avec une fréquence élevée. 


Ces produits sont fabriqués par les grands groupes pharmaceutiques mondiaux, souvent dans un autre but bien entendu (pas forcément), ou bien par d'anciens collaborateurs de ceux-ci ayant fait défection. En effet, la connaissance chimique nécessaire, le matériel et les capitaux sont considérables, en aucun cas à la portée d'un petit laboratoire clandestin. 


Ils sont obtenus dans un marché parallèle, de contrebande.


Leur détention, leur usage, leur vente et leur distributtion sont punis par la loi. 


On ne peut comprendre comment les proches des sportifs, et en premier lieu les médecins sportifs des équipes, s'abaissent à ce crime. Ils trahissent ainsi leur serment d'Hippocrate et nient la raison même de leur engagement: assurer au mieux l'intégrité et la forme physique de leurs patients.


Juste après eux dans l'ordre de l'ignominie viennent les soigneurs, masseurs, kinésistes, préparateurs physiques...  Ils sont moins bien informés scientifiquement mais sont tout-à-fait à même de connaître les dégâts causés et d'en pressentir les signes avant-coureurs.


Pour les team-managers et autres directeurs de course, sponsors, financiers, ils ne peuvent nier une certaine connaissance de la situation mais leur tâche première est de ... gagner: soit des places, soit des sous. Cela ne les disculpe pas entièrement mais ils font figure de complices beaucoup plus que de meurtriers. Pour moi, doper quelqu'un équivaut à " avoir administré des substances pouvant entraîner la mort sans intention de la donner".


Et enfin, les journalistes, brebis galeuses une fois de plus. Certains d'entre eux sont dans l'intimité des coureurs (et de leurs familles), ont accès à leur chambre (dans un but d'interview, d'information etc ... je n'implique rien d'autre). Or, leur métier même les oblige à savoir, à s'informer, à ne pas fermer les yeux ou détourner le regard. Et ils se conduisent mal, parfois très mal. Complicité par omission.


Je comprends donc l'engouement suscité par ce spectacle, l'enthousiasme pour la compétition et l'exploit et l'admiration pour les compétiteurs.


Mais il ne faut pas se voiler la face: tout ce qu'on a vu, prouvé, démontré par le passé, et les morts (Tom Simpson en tête),

les cancéreux, les angoreux, les opérés, les paralysés,

les psychotiques ... Tout cela n'appartient pas à un passé lointain.


Pensez-y.


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Commentaires : 2
  • #1

    Thysebaert (vendredi, 03 juillet 2015 14:17)

    "Non Jef t'es pas tout seul", non Léon,... t'as raison, mais le "sport" pro est un spectacle et le show must go on, alors que faire ? Eduquer encore et encore... !
    l'assidu.

  • #2

    Luc Charlier (vendredi, 03 juillet 2015 15:31)

    Merci de ce commentaire. Chaque année, j'en remets une couche. La "triche", d'une certaine manière, m'est bien égale. Mais la santé de ces jeunes athlètes est en danger.