QU'EST-CE QUI M'ARRIVE ? 

Trop épais pour la fente de ma boîte aux lettres
Trop épais pour la fente de ma boîte aux lettres

 

 

 

 

Ce n'était que cela !

 

 

 

 

 

 

 

Notre factrice chérie - elle est très aimable et c'est une jolie femme souriante par dessus le marché - m'a laissé un avis de passage hier.

D'ordinaire - notre trésorerie n'est pas constamment "au top" - cela m'annonce un recommandé avec accusé de réception me priant soit de régler imédiatement une somme X, soit la raison qui s'oppose à son règlement. Ce n'est jamais allé jusqu'à la visite d'un huissier. Il faut dire que je ne dépends pas du redoutable  "RSI", l'organisme le plus incompétent, le plus inefficace, le plus coûteux et le plus agressif de toute l'administration française.

 

En tremblant, car je suis un petit être émotif, je me suis rendu au bureau de poste de Corneilla durant l'une de ses rares heures d'ouverture. Et on m'a remis une enveloppe assez banale contenant une lettre me vantant les produits, ainsi que le sachet que je vous reproduis ici: AMORIM ! 

 

J'ai renconré Americo Amorim lui-même, dans la Quinta de chasse qu'il possède en Alentejo, et nous avons déjeuné ensemble, José Telès - actuellement un des proches collaborateurs de Dirk Niepoort -Monsieur Amorim, un autre collaborateur à lui et moi-même. C'était vers l'an 2000, par-là, et je réalisais un reportage sur les charcuteries de porc noir produites par des ateliers - revendus depuis lors - du côté de Barrancos, qui lui appartenaient. 

 

Il a renvoyé le personnel, a fait le service lui-même, et a joué au chat et à la souris avec votre Léon, un tiers en français (qu'il manie fort bien), un tiers en anglais et le reste en portugais, dont j'ai des rudiments. Je garde un souvenir amusé de son hospitalité: royale, taquine, condescendante parfois et très manipulatrice. Quel personnage! On a avalé des dizaines de perdreaux, petits et succulents, quoique trop cuits (à la portugaise). 

 

Cela n'a pas changé mes vues: si on souhaite effectuer des mises en bouteilles qui protègent au maximum le vin d'un apport ultérieur d'oxygène - ce qui est mon cas - le liège est un mauvais matériau. 

 

Il est donc très ironique que la cause de mon déplacement au bureau de poste, qui m'a libéré d'une petite inquiétude - je n'aime pas avoir du mal à honorer mes dettes - soit un gimmick publicitaire de celui-là même qui occupe la place numéro un dans le monde du bouchon.

 

Salut à vous, Senhor Amorim.

 


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