PAS ENCORE AU CHÂTEAU, MAIS DEJA A SON AUBERGE 

Christine devant "l'Auberge du Château"
Christine devant "l'Auberge du Château"

Certains fêtent

aujourd'hui le

"Grand  Charles"

et son appel,

ou au contraire commémorent l'éviction du

"Petit Caporal " 

près d'Ohain.



Nous, c'est dans le beau Rouergue que nous avons passé une demi-semaine. Tout avait très mal commencé, par la faute d'un indélicat, mais je laisse cela pour plus tard. Heureusement, ces quatre jours ne nous ont laissé par la suite que des moments de plaisir.


Vous aurez droit à tout, sans omettre un détail. Nous commençons ... par la fin. Ce matin, notre seul et unique échantillon de vin blanc est resté ... dans le frigo de la cuisine à la chambre d'hôtes, bien à l'abri sous son joli bouchon Vinolok. Et je n'ai même pas fait de remontrance à Christine! Pourtant, cette fois elle doit endosser toute la responsabilité de cette étourderie. Mais bon, nous sommes tellement satisfaits de notre déplacement que, bon prince, j'ai passé l'éponge. 


C'est donc nos vins rouges uniquement que nous avons montrés à Estelle et Marc Cordy: madame établit la carte et conseille les clients, monsieur sort de temps à autre de sa cuisine pour venir commenter ses choix. Leurs avis se complètent. In fine, ils se sont mis d'accord pour vous présenter très bientôt la Cuvée Majou 2006. Ici, la carte des vins n'est pas ordonnée de manière géographique. La patronne, une Pas-de-Calaisienne, range les vins par couleur, certes, mais surtout d'après des catégories d'usage: les vins copains, les vins coquins, les vins de fruit, ses coups de coeur etc ... Bien sûr, on fait la place belle aux crus du coin, des coteaux autour de Millau aux zones autour de Gaillac en passant par Marcillac et les crus des bords de la Truyère ou du Lot.  Je vais vous faire un aveu: parmi la sélection, j'ai rencontré au moins dix références que je possédais dans ma cave personnelle à Bruxelles, avant de devenir "vigneron plein temps". A l'inverse, j'ai relevé au moins dix vins que je ne connaissais pas. Il me reste donc une marge de progression.


Nous avons plié bagage pour aller visiter le village de Muret-le-Château, dont la belle pierre de taille "à la périgourdine" (des grès calcaires et sablonneux, jaunes ou ocres, comme dans le Gard aussi) tranche avec le grès rose/rouge de bourgades comme Clairvaux ou Buéjouls, pourtant proches. Nous avons passé un bon moment au pied de la cascade - "comme si on se trouvait en Guadeloupe" avait dit le chef. Pour ce qui est du riz, vous verrez bientôt que le nôtre ne fut toutefois pas ... créole.


Car, si si, lorsqu'on déguste vers les 10 h 30', et qu'on fait une balade ensuite, c'est le fumet de la cuisine qui vous accueille au retour. C'était notre dernière découverte avant les 350 km du retour et nous avons craqué: à table, à table! 


Un coteau de Millau nous a accompagnés, bien sous tout rapport sauf pour la casquette plombée qu'il a posée sur le crâne de Christine: elle ne supporte que très difficilement les sulfites et là, le vinificateur n'y a pas été de main morte. Moi, qui les crains moins, j'ai sifflé la bouteille: elle a pris le volant pour rentrer. J'ai quant à moi pris la position du chien qu'on caresse sur le ventre pour ... ronfler une bonne partie du chemin sur le siège du passager, fortement incliné vers l'arrière, après avoir entrouvert ma ceinture.  


Je vous donne le menu du jour?

Allez, zou:

. risotto à la truffe de printemps, où M. Cordy a glissé quelques      

  tranchouillettes d'asperges crues émincées. Pour ne pas renier son

  terroir - ni le riz ni la truffe ne sont aveyronnais - il nous a fait

  découvrir un vache ruthénien à la place du Parmiggiano ou du

  Pecorino: le vieux Rodez. 

. du jarret de veau - on est dans la zone du veau fermier - provenant

  de chez un voisin, en cuisson lente, et une multitude de légumes de

  saison: du petit pois bien ferme à la betterave terreuse à souhait, en

  passant par toutes les formes et couleurs de courgettes et de

  carottes ou navets. J'ai cru sentir pointer le clou de girofle dans la

  viande en partie "caramélisée" (confite en fait) , mais certains

  "poivres " des îles de l'Océan Indien en imposent parfois pour

  ce condiment. On s'en moque d'ailleurs, ce fut très bon.


En même temps, je vous répète à longueur d'année que je ne suis PAS chroniqueur gastronomique, juste un gourmand qui aime à vous faire partager ses excès ! Et mon diabétologue - qu'Allah lui prête longue vie - m'interdit de parler des desserts.


Je ne veux offenser ni mon toubib ni la Divinité:  Inch' Toubib ! 


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