UNE SEMAINE A FOND LES MANETTES

 


Dimanche en huit,

la Loute sera sur les planches.

Je vous en reparlerai.

 

Vous pensez bien

que "le papounet"

ne peut manquer cela.

 

Donc, départ vers le Belgique

en milieu de semaine, 

après dégustation

avec Benoit Fedou,

un des sommeliers 

les plus pointus

du midi toulousain,

client de Christine depuis le début.

 

 

 


Je ferai ensuite étape dans l'Allier, avant d'aller rejoindre ma mère samedi dans notre "bakermat", le Bachten de Kupe. Donc, la semaine qui se termine s'est passée à 100.000 km/heure. Jugez-en.

 

Samedi dernier, j'ai tiré de colle et le blanc et le rosé, et mis un coup de propre à toute la cave. Dimanche et lundi se sont passés en factures et autres joyeusetés, car il faut à présent clôturer la comptabilité (bilan 2014, arrêté au mois d'octobre chez les vignerons) et l'exercice annuel 2014 de la TVA (pour laquelle j'ai toujours eu un crédit jusqu'à présent). Et puis ... je n'ai pas fini de tailler. Ce n'est pas bien, mais ce n'est pas catastrophique non plus. Il y a encore des gelées matinales sur Maury.

 

Mardi, transfert du vin vers AMB (Artisan de la Mise en Bouteille), l'entreprise de Didier Vaquer avec qui je collabore depuis ma toute première année. Ils font d'ailleurs les "petites" mises - je veux dire pas les chaînes de centaines de milliers de bt à 20.000 cols par heure - d'un grand nombre de collègues de qualité du département. Ensuite, échantilllons au labo et puis, préparer tout ce qui manque encore. Finalement, essayer de faire une bonne nuit en prévision de la fatigue du lendemain.

 

Celle de mardi à mercredi fut difficile. En effet, pour des raisons comptables, Saint-Gobain, par sa filiale Verallia, et mon grossiste ont un petit différend et mes bouteilles n'étaient toujours pas sur place au moment de m'endormir! Font chier, les capitalistes en situation de monopole ...

 

Mercredi matin, après livraison en provenance du verrier à 7h30' (!), avec toute l'équipe autour de Michaël qui gère la technique chez AMB avec gentillesse et efficacité, nous avons réussi une des plus belles mises de mon domaine. Ce stade est essentiel. Les vignerons d'expérience qui m'ont servi de maîtres me l'avaient toujours dit. Les consommateurs ne s'en rendent pas compte et les "usines à vin", quant à elles, salopent cet épisode en forçant la cadence.

 

Vers 13 h, la messe était dite, après une très belle élévation. Sans vouloir me passer l'encensoir, je dois vous confesser notre satisfaction.

 

La Cuvée Civale 2014, que j'ai regoûtée hier après-midi, m'enchante: limpide, franche, vive et juste perlante à point. A l'analyse 26 mg/L de SO2 total,

13,47 vol % d'alcool, pas de sucre résiduel et malo faite (avec un pH à 3,7).

C'est y pas joli, du macabeu comme ça ? 

 

Quant à "mon" premier rosé très clair (saumon tendre), réalisé pour Fonteyne the Kitchen, à leur étiquette mais que je signe avec fierté, j'en ai ouvert un aussi. Un nez de fleurs blanches, une bouche toute en douceur et juste ce qu'il faut d'accroche tannique pour rappeler qu'il s'agit majoritairement de raisins noirs. Attention, son style est volontairement très différent de celui que j'essaie d'obtenir pour le Rosé de Coume Majou, mais il ne s'agit pas du tout d'un "rosé de piscine".

Il est vif, parfaitement sec, peu alcoolisé et sans aucun goût de bonbon anglais ni de cuberdon. J'ai horreur de cela.

 

Bientôt dans vos verres ! 

 


 

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