TROIS VINS, TROIS COLLES

Colle de poisson - colle de topinambour - colle de patate
Colle de poisson - colle de topinambour - colle de patate

 

 

 

 

 

Une journée magnifique!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un vigneron qui délaisse sa cave, c'est triste.

Hélas, le bilan que je n'arrive pas à faire avancer, car c'est moi qui fournit la "matière première" à la comptable; la taille qui n'avance pas trop non plus, car il fait un temps ignoble (rafales à 120 km/h); les virus qui se suivent à la queue leu leu; tout ça m'empêche d'être "sur" mes cuves. Il faut dire que le millésime 2014 (mildiou +++) ne m'a donné qu'une toute petite récolte.

 

Hier toutefois, j'ai passé la majeure partie de la journée au chai et ... ça a valsé.

Je me suis ré-ga-lé. Comme on met en bouteilles le rosé (pour une commande spéciale, car il me reste assez de 2013 pour ma clientèle habituelle, vu le mauvais temps de l'été dernier) et le blanc la semaine prochaine, les mises sous colle avancent. J'aime faire cela relativement tôt sur les rouges - que je colle à peine voire pas du tout - mais au contraire très tard sur les vins de teinte claire pour profiter de l'autolyse des lies fines qui leur donne du gras et garde lontemps présent le gaz carbonique, ce grand protecteur devant l'éternel. 

 

Pour le vin rouge, j'utilisais d'ordinaire une petite dose de colle à la gélatine, suffisamment neutre pour mon propos et qui ne "déshabille" pas trop le vin. Oui mais voilà, la - toute petite - quantité qui reste dans la cuve, même à l'état de traces, c'est encore toujours une substance d'origine animale, avec tous les risques, infectieux mais surtout allergiques, qui y sont liés. Cette année, j'ai décidé de passer à une colle aux propriétés similaires mais élaborée à base de pommes de terre, "Vegecoll". Je profite du congé annuel de mon oenologue pour réaliser ce changement. Moins ils en savent sur mes vinifications, mieux ça vaut.

 

Pour le rosé, j'innove aussi cette année, dans le même état d'esprit. J'ai acheté de la colle à base de topinambours, appelée "Inufine", qui présente l'avantage de ne plus être animale non plus, mais également de contenir de l'inuline. Ce glucide atteint le torrent sanguin en cas d'absorption mais n'est pas du tout métabolisé par notre organisme et il est excrété intact par le rein. Par contre, dans la cuve, il permet de jouer le rôle d'un "diffracteur" et rend plus "jolie", plus étincelante la couleur du rosé, un peu comme par un effet de prisme. Résultat: un rosé certes bien transparent, mais à la robe comme "astralisée". Mon côté "Steiner" sans doute ... 

 

Pour le blanc, le collage est affaire trop sensible pour que je me permette des fantaisies. Je l'ai gardé TRES longtemps sur lies, réalisant mon "Sèvres-et-Maine" de l'Agly et reste fidèle à ma bonne vieille colle de poisson (ichtyocolle), qui est de marque "Ictioclar" cette fois.

 

Voilà, vous savez-tout;

mises le 8 avril prochain.

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Hervé LALAU (vendredi, 03 avril 2015 09:27)

    Il paraît que Steiner était au top in Hamburg

    Bon à part ça, le sujet est bigrement intéressant.