CA A COMMENCE AINSI 

Avant le passage à la sauteuse
Avant le passage à la sauteuse








Diverses provenances ...












Tandis que Christine allait voter, ce matin, j'ai fristouillé.


La France pratique, un peu, le droit du sol. Les arrière-arrière-grand-parents de Christine ne parlaient pas le français, les miens bien. Ils lui ont légué du sang italien, et du Mezzogiorno encore bien, alors qu'elle est venue s'intaller ici, en terre catalane - espagnole au départ. Les miens m'ont légué un sang qui remonte à Charles-Quint, le Flamand qui a donné sa grandeur à ... l'Espagne. Mais, le droit du sang, c'est justement le Leitmoitiv des ... frontistes. Je ne vote donc pas, et elle bien. Aujourd'hui, cela n'a pas changé grand chose, les "démocrates" - qu'est-ce que cela veut dire ? - ont quand même remporté une petite victoire. La bête bleu marine ne remporte aucun département (au moment où j'écris ces lignes, à 21 heures) et, chez nous, c'est le binôme socialo qui arrive en tête. Ils ne sont pas jojo, mais "moins pires" que les autres options. 


Bon, revenons à la vraie vie. Les asperges de vigne sont encore toujours de sortie et j'apprends, au bout de dix ans, à mieux les accommoder. Je ne garde que celles qui sont réellement charnues car on ne fait pas la différence lors de la cueillette. J'en enlève ensuite une large moitié inférieure, ligneuse, et je les blanchis dans très peu d'eau, laissant réduire celle-ci à la fin pour ne pas perdre les sucs. J'y ajoute sel, poivre et curcuma et, après égouttage, je les rissole légèrement à l'huile d'olive. Ensuite, elles rejoignent tantôt une omelette, tantôt simplement une assiette chaude (comme aujourd'hui, à côté de mon lard/ventrêche/poitrine demi-sel), tantôt encore un bouillon. Et là, je reconnais que c'est savoureux, tendre et que cela a perdu de son amertume. Et puis, le bon petit goût du glyphosate, surtout celui que tant de collègues (bio ou pas) achètent en Espagne, plus savoureux car moins cher !


Biodiversité et bouffodiversité: les tulipes (en bout de course) proviennent de l'exploitation montalbanaise de Françoise, une amie de notre chèvrière; les asperges viennent de la garrigue vers Força Real, la ventrêche est cérétane et le pain est cuit au feu de bois dans le Vallespir.


Vive l'internationale vivrière !


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