DIX ANS TOUS LES DEUX

Rolande et Cyril, tout sourire, ainsi que notre Christine ... et Thomas (si j'ai bien retenu)
Rolande et Cyril, tout sourire, ainsi que notre Christine ... et Thomas (si j'ai bien retenu)

 

 

 

 

Cyril Domagala était venu,

avec son jeune fils et Rolande, déguster les vins dans

notre salon, à Corneilla,

il y a .... plus que cela.

 

Ce fut le début

d'une jolie collaboration.

Une carte des vins évolue, suivant les envies du chef

en cuisine, la clientèle

et les opportunités ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pourtant, je ne crois pas que le CAYROU soit jamais resté plus de six mois sans les vins de la Coume Majou à sa carte. Nous, de notre part, avons vu changer l'approche du chef, mais pas sa cuisine ni l'ambiance du lieu.

 

Le "jeune fils" a dix ans à présent, comme l'établissement de ses parents et comme notre domaine. Il a "reçu" deux petites soeurs, des jumelles, et pourtant, c'est toujours maman qui sert en salle et papa qui officie au piano. Mais on sent bien que ces "estrangers- comme nous - ont à présent réussi à se poser solidement en pays catalan, ce qui n'est pas si simple. 

 

Une clientèle "d'affaires" envahit les lieux à midi et les sociétés pharmaceutiques aiment à réserver son restaurant pour leurs séminaires le soir. Ces jours-là, la salle se prête magnifiquement bien aux exposés pour la taille des groupes attendus et ensuite, zou, on balance le matériel de projection et ... la table est bonne.

Pour ses autres clients ... pas de chance, mais il reste les autres jours.  

 

Cyril est lorrain, je crois, et sa cuisine est ... internationale et régionale. Il est un amateur de vin. Il sait tout faire - je me souviens d'asperges poêlées sensationnelles et d'un repas "tout homard" qu'il avait concocté pour un groupe de visiteurs belges - mais je crois que c'est surtout un cuisinier de "repas-concept". Il aime à réaliser le menu dans son ensemble, avec une certaine unité et comme lui le sent. Les grincheux - il y en a - quittent parfois les lieux car, allant au bout de son idée, il propose depuis quelque temps des menus uniques, sans choix ( sauf allergies etc ...). Moi, à l'inverse, si je dîne "dehors", c'est pour manger mieux que ce que je suis personnellement capable de réaliser et je m'en remets alors entièrement aux restaurateurs. Je pense avoir initié ce système chez Inada, vers 1992-1992, et je demande depuis lors à Saburo: "Qu'est-ce qu'il faut manger aujourd'hui?". Avec la modestie des grands et la subtilité cachée des Nippons (il n'y a pas de contrepétrie), il fait alors semblant de me laisser choisir mais indique clairement ce que LUI ferait à ma place et ... ainsi soit-il.

 

A Argelès, c'est pareil. Les produits sont frais, les propositions toujours originales et les cuissons très soignées. Il y a peu de tables et la maîtresse des lieux gère tout cela avec souplesse. Sa famille était originaire du Cap Vert et on a l'impression qu'elle glisse sur le plancher comme feu Cesaria Evora sur ses pieds nus ... cool et sans anicroche. 

 

Sei di Salamansa

Chei di esperança

El mété num tracolança

Li ness tchon d'França *

 

Vous savez, je le répète à l'envi, que je refuse de jouer au "critique gastronomique".

Vous irez voir les menus sur le site web du restaurant et hier soir nous avons mangé "à la basquaise", du début à la fin. En prime, la maison nous a offert un Jurançon sec - j'adore le manseng - de ... Henri Ramonteu, rien que cela!

Un plat quand même exige que je vous en parle, humblement: son piquillos frit, farci à la morue, pâné de chapelure fine et accompagné d'un petit pavé du même acabit, le tout dans un bouillon légèrement de type "espuma " et relevé au piment d'Espelette. C'était quatre plats dans un, mais en harmonie quand même, et avec la possibilité de saucer ET de lamper le bouillon aussi. Très très réussi mais nécessite un sacré "métier" car tout peut foirer et alors c'est la ...  "débrandade",

si j'ose ! 

 

Une excellente soirée dans une "full-house", ce qui fait plaisir.

 

 

PS: le quatrième larron sur la photo n'est pas le dernier boy-friend de ma compagne, mais bien un très sympathique viticulteur du coin, passé en ami faire coucou au chef. Cela nous a valu la liqueur de fenouil au salon. Il s'agit de Thomas Deprade ... qui "pèse" 80 hectares et env. 4.000 hl de vin quand même, "plus que la coop. de son village" précise-t-il avec malice ! 

 

 

* Il est venu de Salamance,

  Tout rempli d'espérance,

  S'emmêler dans les turbulences,

  De ce petit coin de France

  (Traduction libre, L Charlier) 


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Commentaires : 2
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