PIGEON VOLE ... (AH OUI ?)






Vous avez vu que le

Marché des Producteurs 

de Montauban offre

un très joli choix de produits

à prix correct.










Ces deux pigeons de bouche, rôtis à point, nous ont enchanté hier, avec des lentilles du Lauragais comme seul accompagnement.


Après le Palmer de la veille, j'ai trouvé amusant de rendre hommage à la famille qui a fait la gloire du cru pendant des décennies - aucune paronomase dans cette déclaration - et de comparer les deux. On y reviendra.



Entretemps, cabernet sauvignon, merlot et un peu de petit verdot ont permis à Pierre Chardon et à ses deux fils de tirer le meilleur du très bon millésime 1986 sur "leur" commune de Cantenac. Le bouchon reste dense mais grisâtre et un peu "mushy" comme disait une amie qui s'y connaissait en slushy, sloppy, spongy. D'ailleurs, le niveau a atteint le dessus de l'épaule. La couleur, un rien acajou, précède un nez de cabernet très affirmé; le merlot se la joue "soft". On ne décèle plus aucun boisé, tant mieux. En bouche, le vin a atteint son équilibre: attaque franche comme Louise, corps bien présent et gras, tannins fondus, sans aspérité. Longueur moyenne de la finale mais par contre, quelle suavité ! Le pigeon et lui: accord parfait.


J'ai le souvenir d'un Las Cases 1976 bu en 1989 dans un restaurant du centre de Bordeaux. Ce "petit millésime" avait un côté plus "cassis" - c'est Léoville quand même ! - mais m'avait laissé la même impression d'harmonie sans esbrouffe, comme un porto vintage à son apogée (mais l'alcool en moins). 


J'ai adoré cette bouteille-ci.




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