BLONDE D'AQUITAINE ET "CLARET" ITOU






Billet triple ce jour:

viande - pommes frites - "claret" de Bordeaux 









Chaque fois, ou presque, que nous rendons visite à notre chèvrière préférée (article suivra), nous essayons de sandwicher ces séjours, de les articuler si vous préférez autour d'un samedi matin, pour aller faire nos achats au "Marché des Producteurs" à Montauban. L'offre est large et concurrentielle - sauf pour le fromage de chèvre ou LA meilleure marchandise au meilleur prix provient de la Chèvrerie fes Chênes -

et surtout, les prix sont facilement 30 % moins élevés que dans les Pyrénées Orientales. Notre département est un des deux plus pauvres de France et pourtant les prix des denrées alimentaires y sont exorbitants, comprenne qui pourra. L'explication tient partiellement dans le fait que la grande distribution, et notamment carouf', a "maillé" le territoire, envahissant avec la complicité du Préfet/de la Préfète et des élus locaux toutes les zones disponibles. Leurs prix à eux sont très élevés aussi, d'une part, et la facilité supposée offerte par ces "pousse-caddy" n'incite pas la clientèle à se rendre chez les petits commerçants, obligés eux-même d'augmenter leur marge pour couvrir les frais généraux, ce qui décourage encore plus la chalandise. Et la boucle est bouclée.


Or donc, sur ce marché expose une exploitation qui élève de la Blonde d'Aquitaine, que je préfère nettement à celle du FN, notamment car elle a meillleure odeur, et elle la vend à des prix réellement "corrects". Jugez plutôt: entre 17 et 19 € le kg, à la découpe, pour les trois morceaux nobles suivants: entrecôte, côte de boeuf et faux-filet! Je n'achète JAMAIS de filet en tant que tel. Ce quartier, tendre je le reconnais, n'est pas assez goûteux pour moi et tarifé beaucoup trop gaillardement. 


Hier soir, le faux-filet a pris un coup de plaque sur feu, flic-flac aller-retour sur chaque face avec thym plus marjolaine, puis trois minutes de four moyennement chaud (70-80° max) pour laisser les sucs se répartir à nouveau. On a salé et poivré à table et j'ai en plus fait revenir un peu d'oignon blanc tendre dans du beurre, à volonté et à la discrétion du dîneur. 


Les petits machins dorés sont des ... pommes frites "façon comme il faut": pdt achetées chez l'épicier d'à côté (provenance Pézilla), pleines de terre. Coupées minces - j'ai dit "pommes frites"; pas frites ni allumettes - elles passent au blanc de boeuf pur (importation directe par mes soins) à 150° pour quelques minutes (pochage), puis refroidissent, avant de replonger pour rissoler à 165 °. Par-Faites!


Le site, magnifiquement bien fait je l'avoue, vous explique tout sur le vin. 

Tout, enfin presque, je n'ai pas vu un seul mot sur Claude Chardon, ni son frère ou le reste de la famille. C'est sans importance. Ce 1985 - 30 ans - au bouchon long, dense, sentant bon le vin - avait perdu un demi-centimètre dans le col mais a été mis en carafe "pour la forme seulement". 


D'emblée, la robe encore carmin foncé (sulfitage généreux au départ je suppose) a précédé un nez très goudronné (le cabernet mûr) et ferreux également (merlot). Il y a comme quelque chose d'alcooleux - et c'est Léon, l'ami du grenache bien mûr qui le dit - mais c'est le milieu de bouche, à la fois souple et ferme, qui a comblé l'amateur de "vieux Bordeaux bien fait" que je suis. La finale doit s'adoucir encore un peu: je pense que ce vin n'est pas au bout de son évolution.


Voilà, une preuve de plus que je ne suis pas "anti-Bordeaux".




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Commentaires : 1
  • #1

    Charlier thierry (dimanche, 22 mars 2015 11:39)

    Smakelijk .