UN NOUVEAU PETIT COUP DE PROVINS

Sans doute l'aspect contemporain à Robin
Sans doute l'aspect contemporain à Robin






Je vous ai présenté ICI

ce qui nous a menés

à Provins

pour la première fois.










C'est Patrice Boudignat.


Sa moutarde avait fait les beaux jours de ma table - j'ai oublié de lui en prendre cette fois-ci, je réparerai à l'occasion.


Sa compagne, la douce Marine, nous avait fait visiter les deux Provins (ville basse et centre médiéval), où nous nous retrouvâmes à nouveau cette fois, en tête-à-tête, Christine et moi.


Sa soeur Odile, une ex-consoeur dermatologue, rescapée récente de l'industrie pharmaceutique, nous avait hébergés sans sa jolie maison en cours de réaménagement.


Son fromager, Richard, nous avait fait une sélection de bries délicieux, nous lui avons repris du Coulommiers. 


Et cette fois, il a invité un dangereux agent subversif, pourfendeur des historiens-banquiers de l'audio-visuel, à venir nous parler de Robin Hood, ZE Robin des Bois.


Jugez plutôt: un pc et un projecteur multi-média, un drap de lit, de qualité et de couleur blanc immaculé, tendu contre le mur de la salle commune à vivre et une copie de Robin Hood version 1938, avec Erroll Flynn et Olivia de Havilland.


On a tous vu le film, on a lu le script, on a le T-shirt et tous les produits dérivés, même moi qui ne suis pas un grand cinéphile. Je n'ai pourtant dû déranger les autres spectateurs que deux fois - prostatae causa - c'est vous dire si nous étions scotchés à l'écran.


Ensuite, débat historique (et parfois vaguement psychanalytique) et repas médiéval. Nous avons combiné notre présence à un salon de vin à Paris et à une visite à notre ami Denis


Comme "animateur" - et ce n'est que par après que j'ai été voir le pédigrée de notre ami - nous avons pu compter sur la présence d'un historien presque quadra, spécialisé dans le Moyen Âge et le roman historique, mais aussi cinéphile. J'ai lu qu'il dérangeait, encore étudiant, l'establishment par son implication dans les milieux "gauchistes" et qu'il ne craignait pas, à l'époque, de faire le coup de poing.

Il poursuit actuellement la finalisation de son doctorat, ce qui est évidemment très suspect. Préférer les campus et les bibliothèques, ainsi qu'une relative impécuniosité, aux plateaux de télévision ou aux éditeurs de daube vulgarisatrice, cela ne fait pas très "sérieux", en effet.


Moi, j'ai découvert un orateur engagé et passionné, érudit, certes encore pétri de ces formules à l'emporte-pièces qui avaient cours du temps de "mes" cellules et autres "camarades", mais qui nous a proposé plein de lectures stimulantes - de Peter Pan au Plan Marshall et à l'expansionisme étatsunien - au départ de ce qui n'aurait été autrement qu'un vulgaire "long métrage". Merci à ce William Blanc et à Patrice de nous l'avoir amené sur un ... plateau (de cinéma). 



Le plus dur fut de rentrer de nuit

de la capitale briarde des Comtes de Champagne

vers le domicile accueillant de Denis,

en terre d'Essonne, après être passés

devant l'immense raffinerie ... de Total.

Joli clin d'oeil de la réalité.



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