RICHARD PREBOST, VERSION 2000

Beaucoup de mourvèdre dans ce 2000
Beaucoup de mourvèdre dans ce 2000

 

 

 

 

 

 

Le"Bois de la Cadière",

c'est Liliane Pascale,

Lily,

du Domaine du Galantin,

qui m'en a parlé la première.

 

 

 

 

 

 

 

 


Quand on arrive au bout de la Cadière d'Azur, par en-bas, le long de l'autoroute, il faut enjamber celle-ci et suivre ensuite une des voies qui grimpent en pente raide vers le domaine sportif municipal, un ou deux terrains de tennis et le stade de rugby/football, le long du Chemin des Bruns.

 

De là-haut, on domine la baie de la Ciotat, avec tout Saint-Cyr qui s'étale à vos pieds, de la Malissonne aux Lecques en passant par le quartier de Pradeaux. Le soleil couchant y prend des tons merveilleux.

 

J'y suis monté avec la mère de ma fille, avant qu'elle ne le devînt, et ne vous raconterai pas tout. J'y suis allé avec notre chèvrière préférée, et nous avons refait le monde en regardant l'astre du jour .... au travers d'un peu de fumée délicatement parfumée. Nous y sommes encore retournés ensemble mais accompagnés de Véronique et Christine, passant plus d'une heure à casser du sucre sur tout ceux que nous connaissons ... c'est agréable. J'y suis allé avec Xavier, parlant de

zuur en zoet, et avec ma fille, il y a très longtemps. J'y suis allé jadis avec Nelson, mon setter. Les deux dernières, fois, c'était en tête-à-tête avec Christine, qui m'exhortait: "Attention, ne tombe pas". La falaise de calcaire est un peu à-pic, et Christine n'est pas à proprement parler téméraire. 

 

De là-haut, on voit les allées - on dit "drêve" en Belgique, de l'anglais drive - bordées de palmiers et le sol mêlé de sable, de calcaire et d'argile, du côté du Domaine du Cagueloup. Plus loin, vers Pradeaux, les sols deviennent carrément rouges.

 

Cagueloup, pour moi, ce sont de nombreuses dégustations passionnées avec Richard Prébost. Peut-être ai-je furtivement rencontré Gaston, lors de ma première visite, mais je n'en suis plus sûr? Un jour, nous étions restés à table, Pascale-Sophie et moi, et on nous avait fait goûter la "gnôle". Le domaine bouillait encore son propre marc de Bandol, et y mettait à macérer une orange piquée de clous de girofle, avec un peu de canelle et du sucre. Je me suis approprié la recette. Je pense que Richard avait trouvé les yeux foncés de ma compagne à son goût.

 

Quelques années plus tard, mutatis mutandis, c'est Alison qui avait fait les honneurs de la table avec moi. Je crois que ses yeux clairs avaient plu à notre hôte.

 

Encore plus tard, me retrouvant à la fête du millésime en célibataire, excepté la compagnie de Xavier avec qui je n'ai jamais formé de couple, il m'a lancé: "Tu les choisis trop jolies, les femmes. Il vaut mieux prendre des bourrins"!  La dame qui partageait son stand à moyennement apprécié cette sortie ...

 

Le vin de Richard est comme lui: généreux, droit voire brutal, plein de corps et il offre une très bonne garde.

 

Hier soir, avec une canette simplement rissolée, trois choux de Bruxelles et des pommes de terre de sable, j'ai débouché sa cuvée 2000 la plus riche en mourvèdre. La robe en est encore très dense et le nez exhale immédiatement la griotte et un alcool bien présent. En bouche, belle attaque bien vive, milieu avec beaucoup de corps et tannins suaves, encore un tout petit peu anguleux en fin de bouche. J'ai tout lampé avec délectation mais pense que le vin est parti pour durer une autre décennie au moins. Le bouchon était parfait et le niveau au maximum.

 

J'aime le Bandol quand il est ainsi.

Je choisis sans doute mes bouteilles avec

plus de discernement que mes compagnes.

 

 

PS: Notez que la même Lily, à un moment à peu près identique, m'avait aussi

      déclaré:"Tu seras toujours couillon, avec les femmes". Je vais demander à

      Christine ce qu'elle en pense ...

 


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Commentaires : 1
  • #1

    Xavier Van der Ghinst (mercredi, 18 mars 2015 14:37)

    tu n'es pas le seul couillon ! hélas
    J' ai ouvert la semaine dernière un Galantin 86...toujours vivant
    Fuck le Bordelais