LITTERATURE ISLANDAISE, VERSION SIMPLE 

 

 

 

 

Je vous ai parlé de

la trilogie de Stefansson,

et puis, dans le même régistre,

du très bel ouvrage de

Kristin Marja Baldursdottir.

 

Tout le souffle épique du grand nord envahit ces récits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois, ma mère m'a mis dans les mains le gentil conte d'Audur Ava Olafsdottir. De situation farfelue en situation farfelue, un peu à la manière des Finlandais Paasilinna et Kyrö, ou bien du Suédois Jonasson, elle raconte le tour d'Islande dans la tourmente de son héroïne - dans la tourmente également - que son mari vient de quitter sans que cela ne la perturbe, après être devenu papa ailleurs. Elle emporte avec elle un enfant de quatre ans, sourd, que lui a confié une amie sur le point d'accoucher du suivant.

 

Les situations sont cocasses et le texte est vif, écrit en phrases courtes. Tous les épisodes érotiques sont évoqués plutôt que décrits et l'auteure distille une image de femme libérée, voire même distante de son corps, qui tranche évidemment avec les évocations de mes quatre lectures islandaises précédentes. Il faut dire que cent ans séparent les époques.

 

Je ne me suis pas lassé de cette découverte d'un autre versant des lettres

d'Ultima Thulé, mais ne me précipiterai pas sur l'ouvrage suivant. Pour tout dire, c'est un peu "simplet-gentillet", comme une Anna Gavalda sans inspiration.

 

Je préfère les tempêtes sur le nord et l'est du pays,

avec la misère des pêcheurs et les rigueurs d'un protestantisme sclérosé,

à ce périple moderniste en quête de ... je ne sais pas quoi.

 

 


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