ATTENTION A MES FESSES ! 





Je vais vous présenter

quelqu'un de très particulier. C'est la jeune femme qui

sirote un verre de blanc

dans le tout premier salon

à Zellik. 






Je l'ai rencontrée à Etterbeek, peu avant qu'elle ne mette au monde son premier enfant, Nathalie. Soignante de formation, elle avait commencé sa carrière en milieu hospitalier mais avait cherché un emploi plus calme pour mener à bien ses grossesses. Sa famille possédait une entreprise de manutention, qu'elle même allait développer avec succès par après. Mais entretemps, elle devint la secrétaire ... de ma mère pour la seconder dans ses consultations.


Lorsque je revins (fin des années 60 je pense) de l'école avec des lésions érythémateuses et démangeantes aux plis des coudes et à l'aine, et une grosse angine purulente accompagnée de fièvre, il ne fallait pas être Ambroise Paré ni Hermès pour deviner que j'avais attrapé la scarlatine, ce qu'une culture confirma. Et j'ai préféré exposer mon cul de pré-adolescent aux aiguilles de cette douce jeune femme qu'à la brutalité supposée de la poigne de mon père, homme de l'art lui aussi. En outre, douce ou pas, la pénicilline en IM, cela fait mal. 


Bien des années plus tard - je ne vous raconte pas tout - on m'a demandé d'être le parrain, au sens chrétien du terme, de la dernière-née, Vanessa. Vous savez que je suis athée, mais la plupart des valeurs judéo--chrétiennes sont les miennes, sauf pour le sacré et le mystique, qui m'indiffèrent. J'ai donc accepté cette charge et le curé de la paroisse (vers Auderghem et la forêt de Soignes) a compris qu'il ne m'aurait pas trop sur le dos pour me catéchiser, mais que je n'étais pas non plus un enfant du diable. J'ai accompagné Vanessa sur les fonts, mais n'ai pas pris l'hostie.


Par après, j'ai été un parrain très distant. Il faut dire aussi que, quelques errances d'adolescente et puis de jeune femme mises à part, sa mère omniprésente n'a pas eu de soucis insurmontables avec elle. C'est quelqu'un de solide, Anne.


J'étais là pour les 16 ans de Vanessa - elle était ravissante - et je l'ai revue peu après mon installation à Corneilla. Elle possède depuis lors un joli grenat catalan, faisant ainsi partie du nombre très restreint de femmes à qui j'en ai offert un, en tout bien tout honneur bien sûr: la femme d'un ami, ma fille, deux "petites amies" de mes fils et ... Christine qui en est couverte (hum).


J'ai retrouvé tout ce petit monde de loin en loin. Il boit de temps à autre de mon vin. Nous communiquons depuis peu sur les réseaux sociaux. Enfin, un ancien élève de mon athénée - nous nous connaissions sans nous connaître, ayant suivi des filières parallèles - est ... rentré dans la famille, si je puis m'exprimer ainsi ! 


Un grand bonjour à vous tous, beaucoup de bonheur en 2015

et un baiser de parrain à ma jolie filleule,

que l'âge moyen a transformée en copie conforme de sa mère:

le même sourire irrésistible.




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