LEON "ON THE ROAD"

Mina, aka "la vioque", le 31 janvier 2015, et Christine
Mina, aka "la vioque", le 31 janvier 2015, et Christine








Afin de rassurrer

plus avant encore

mes amis,

je tente de

leur expliquer

l'emploi du temps

d'un vigneron qui

"fait la route".









La partie itinérante du métier consiste, en raison de la relative carence des revendeurs, à combiner des visites nombreuses aux clients, et un peu de temps pour la famille restée au pays. 


En Flandre Occicentale, mon agent WERCO WINES fait un travail remarquable auprès des restaurateurs. Je me limite à participer à ses ,journées portes ouvertes, à lui faire déguster mes nouveautés une fois l'an environ, et à aller m'asseoir chez un de ses clients, différent chaque fois, lors de l'anniversaire de ma mère, le 4 août. Et, à propos de ma mère (en route vers ses 85 ans), la voici qui brandit le premier mimosa (Acacia dealbalta) de l'année, en provenance du jardin de La Franqui. Elle pose devant la porte de la petite villa qui l'a vue naître, à Coxyde.


A Bruxelles, ma distribution est insuffisante et je me retrouve à faire du porte-à -porte ou presque, et à tenter par ailleurs de rencontrer le plus de clients potentiels possible, tant parmi les amateurs de vins confirmés que parmi les restaurateurs et autres prescripteurs. Nous comptons souvent 5 à 6 rendez-vous par jour, profitant également des repas pour voir nos "fidèles". C'est la Patricia de ce blog, mère de Johan et Loïc, qui nous héberge fort aimablement, secondée par le Yves de ce blog, en périphérie. Cette fois, je n'ai même pas eu le temps de saluer mon fils cadet. Quant à l'aîné, il vit près du Cap de Bonne Espérance, souvent à trente mètres sous l'eau, et je n'aime des grands squales que leur aileron préparé en potage. Plus difficile donc.


J'adresse un message à tous mes proches qui pourraient se sentir délaissés: qu'ils ne prennent pas ombrage de mes relatives défections, la vente du vin s'avère particulièrement contraignante pour le moment et je tente de faire survivre mon exploitation. Celle-ci ne dépend plus du vin que je produis - il me semble que sa qualité est établie dans la durée et reconnue - mais de ma capacité à le vendre. Et là, mes compétences paraissent plus douteuses.


La nature ne m'a pas créé avec un tiroir-caisse dans le ventre. 




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