JE SUIS CHARLIER, SANS TRICHE 

 

On va reprendre sa vie,

comme avant,

après quelques jours

de trouble émotionnel.

Eh oui,

comme avant.

 

 

La même vie, comme après les Twin Towers. Et comme après le raid sur Entebe, et comme après Jo Rosenberg. Et comme après l'assassinat de Patrice Lumumba, ou de Jaurès, ou le massacre de Béziers. Et comme après tous les attentats que vous voulez. Ils sont tous les mêmes dès lors que c'est - officiellement - pour une idée qu'on tue.

 

Je pense être un exemple d'intégration réussie dans la société française, sans me monter le col. J'y remplis toutes mes obligations légales et fiscales. J'y ai tout mon modeste avoir. Ma compagne, depuis pas loin de dix ans, possède la nationalité française même si elle est de lointaine origine italienne. Je me comporte, peu ou prou, comme un "Français moyen". Cela ne veut pas dire que j'approuve tout ce qui s'y passe, ni même que je m'abstiens de la critiquer, loin s'en faut. Je n'ai pas la nationalité française, et ne souhaite pas la prendre. Pour être franc, je me fous compètement des nationalités officielles. Mais j'aime bien les régionalismes, culturels, folkloriques, gastronomiques. Ils sont porteurs de diversité, pas de discorde. Ainsi, mes parents m'ont élevé en français - parents au sens large - car c'était la langue de leurs deux familles. Mais je me sens flamand et mes fils ont été élevés dans un milieu néerlandophone. Cela ne présente pour moi aucun caractère d'opposition, ni même de "scission" des personnalités.

 

J'ai écrit souvent - je pourrais en livrer des dizaines de preuves - qu'on peut TOUT dire et TOUT écrire, même qu'on peut rire de TOUT. Par contre, j'ai précisé à chaque fois qu'on ne peut certainement PAS tout faire, bien loin de là. Je ne crois pas à la propriété intellectuelle, et donc pas non plus au plagiat. Et je pense que la diffamation n'existe PAS. Je suis conscient que ce sont des prises de position personnelles et que la loi ne le voit pas toujours ainsi. Mais la loi est faite par et pour les puissants, et elle est modifiée sans cesse afin de donner du travail à une profession bien trop nombreuse - et dont je désapprouve souvent l'attitude tout en acceptant son caractère indispensable à la liberté - celle des avocats. 

 

Je suis friand d'un humour provocateur et, en plus, volontiers "pipi-caca", immature diront certains. Si ma virilité et mon foie en étaient capables, je serais "paillard, buveur et ripailleur". Je me contente d'être un bon vivant. J'essaie aussi d'être un honnête homme, avec application sinon parfaite efficacité.

 

En résumé, je crois coller assez bien à l'image des gens dans la mouvance de feu Reiser, Cavanna et le prof. Choron. 

 

Mais, ... je ne suis pas Charlie. Comme Brassens, mais sans son génie ni sa réputation, je pense que "le pluriel ne vaut rien à l'homme" et déteste les récupérations.

 

Pour toutes ces raisons, tout en applaudissant des deux mains mes amis qui sont allés défiler, chacun avec ses raisons propres, moi je ne m'en sentais ni le droit, ni le goût, ni l'énergie.

 

Et maintenant?

Maintenant, tous ces politiciens qui ont sollicité VOS suffrages - je n'ai pas le droit de vote en France et n'en ferais pas usage, pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut - c'est à eux de trouver des solutions rapides, pas un "programme d'éducation" à l'horizon 2017, même si cela s'impose aussi.

 

Il faut DEJOUER les attentats, c'est la priorité absolue, et ce n'est pas facile. 

 

 Rien ne nous empêche de leur faire quelques suggestions! 

 

 


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