BIBITE EOS. NOVIT DOMINUS QUI SUNT "MAJUS" 


En ce dernier jour

de l'an de grâce 2014,

une Héraultaise et moi

avons rendu visite à

un des sites du massacre perpétré dans sa patrie

en juillet 1209.





En effet, sur l'injonction de l'envoyé papal - et Abbé de Cîteaux - Arnauld Amalric, plus de 20.000 personnes, hérétiques, cathares mais aussi catholiques tout-à-fait dans les normes furent passés par les armes suivant la directive de : Caedite eos. Novit enim Dominus qui sunt ejus ! Le français en a retenu: "Et Dieu reconnaîtra les siens".


En effet, à l'emplacement de l'actuelle Cathédrale Saint-Nazaire, dont la construction commencera déjà au 13ème siècle, se dressait en ce début de siècle une église romane. On y massacra bon nombre de gens, et elle flamba pour parachever le travail, le 22 juillet.


Actuellement, l'édifice est de toute beauté. Je vous en montre la nef et son choeur baroque, datant bien entendu du 18ème, lui. On raconte que l'architecte s'est inspiré de l'église monumentale de Capestang, où Christine a passé son adolescence et où son frère habite encore.


Dans notre dos - on le découvrira en 2015 - le grand orgue initialement installé en 1633 par un Flamand, Guillaume Poncher, possède un buffet richement ouvragé. Pour mes buffets à moi, je sers d'ordinaire du vin de Majou, d'où mon titre. 


Je ne réveillonne pas ce soir. Nous avons fait un repas suffisant lors de notre visite biterroise et l'ambiance de la Saint-Sylvestre ne me met jamais le coeur en joie.


Mais que cela ne change en rien vos agapes à vous ! 





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