JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC VOUS ...




... mais je me battrai

jusqu'à mon dernier souffle pour que vous ayez le droit

de le dire quand même.






La citation n'est pas de Voltaire, apparemment. Elle est apocryphe. Dans l'esprit, le philosophe défendait néanmoins cette opinion. Plus que lui encore, et plus près de nous, Victor Hugo s'est battu pour la même cause. Pourtant, la France s'éloigne de cette noblesse de l'esprit qui pousse la tolérance de l'expression au plus haut degré. Moi, j'y adhère autant que faire se peut.


On ne peut pas faire n'importe quoi, loin s'en faut. Mais on peut dire et montrer tout ce qu'on veut. Pour moi, la diffamation n'existe pas, même si la loi pense autrement. Mais attention, cette attitude impose une contrepartie absolue: le droit à la contradiction et l'accès presque sacré au droit de réponse. Ceci me paraît fondamental.


Une "anecdote", sauf que celle-ci met en danger la réputation et le gagne-pain d'un artisan, doublé d'un honnête homme, motive mon billet du jour, plus solennel que ce dont j'ai l'habitude. 


En substance, un restaurateur qui n'est pas un client, mais avec qui Christine est en contact, et qui a très bonne réputation parmi ses pairs et auprès des gens qui nous entourent, s'est vu critiqué sur un blog. Qui, où et comment n'ont que peu d'intérêt: le préciser lui ferait une publicité à contretemps, ou lui causerait alors des désagréments que je préfère éviter. 


L'auteur de l'appréciation peu flatteuse a mis en doute et la qualité des mets - ce qui est son droit - et la véracité des affirmations de provenance. Ce dernier point est son droit aussi, à mes yeux, mais uniquement s'il a raison. Le restaurateur doit pouvoir réfuter ces affirmations, à charge à "l'accusateur" de montrer leur réalité.


Personnellement, je ne vois aucun intérêt à aller "casser du cuistot", sauf si celui-ci est un empoisonneur public ou bien joue à la star alors qu'il ne le mérite pas. Les "vendus" à l'industrie alimentaire ne sont pas ma tasse de thé non plus, et il est bon de montrer leur collusion avec les grands groupes industriels. Mais il est indécent d'émettre des jugements mensongers ou blasphématoires. J'ai bien dit "indécent". Pour moi, cela ne mérite aucune sanction pénale ou civile - une fois encore, la loi pense autrement - mais doit donner lieu à une possibilité de répondre, immédiatement, publiquement et avec la même audience. 


Notez que "la loi" est faite PAR des juristes et POUR les juristes. La plupart des textes n'ont d'autre but que de fournir du travail aux avocats, qui sont en nombre bien trop élevé. Par contre, il n'y a pas assez de magistrats. Dame, la fonction est moins lucrative ! 


Revenons au cas qui nous préoccupe. Le restaurateur attaqué a entamé une procédure pour obtenir les coordonnées informatiques de son détracteur, qui n'a eu ni l'élégance ni le courage de les fournir lui-même. Et le tribunal lui a donné gain de cause. Je suppose que son avocat "conseil" souhaitera intenter une action en diffamation. J'espère - à titre personnel - que le chef ne le suivra pas. Par contre, j'espère qu'une très large publicté sera faite par nous tous à la suite des événements. Je m'y engage personnellement en ce qui concerne et ce blog, et la page FB que Christine alimente pour moi.


Je vous livre très souvent mes impressions concernant des tables auxquelles nous nous sommes assis. Vous aurez remarqué que je ne vous parle que de celles qui m'ont plu. J'avoue qu'il y en a très peu d'autres, non pas parce que je suis un client "vite satisfait" mais plutôt parce que notre sélection "en amont" est efficace. Ceux qui ne sont pas clients - ou pas encore - sont triés sur le volet et nous commencons à en avoir un peu partout où nous faisons étape, car voilà le raison de notre halte chez eux. Et ceux qui sont clients, j'ose dire sans rougir que le "filtre Civale" est devenu tellement performant qu'il ne s'agit QUE de bonnes maisons. Et nous y allons pour le plaisir avant tout, pour les remercier de leur confiance ensuite, et enfin pour bien connaître leur type de cuisine afin de leur proposer ceux de nos vins qui conviendront le mieux*. 


Je suis un "gourmand professionnel".

Le budget que je suis à même de consacrer

à la clientèle se fixe trois objectifs:

faire plaisir à nos partenaires en mangeant chez eux,

faire plaisir aux consommateurs qui mangeront chez eux,

et nous faire plaisir aussi, à Christine et à moi, qui avons mangé chez eux.





PS: les "accords vin/plat" absolus me font bien rire. Ils ne sont le fruit que de

      diktat de gastronomes experts auto-proclamés.

      Par contre, il existe des désaccords évidents, d'une part, et des types de

      cuisine convenant mieux ou moins bien aux différents types de vin, d'autre

      part. 





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