IL VAUT MIEUX ÊTRE UN PACHYDERME

 

 

 

Dès lors que l'on s'expose

à l'appréciation de l'autre,

il vaut mieux avoir

la peau épaisse.

Sur ce point au moins,

je n'ai pas trop de problèmes!


 

 

 

Il fait un temps maussade et je me sens un peu de vague à l'âme. Pourtant, c'est le jour anniversaire de Christine aujourd'hui. La plupart des restaurants sont fermés  - Thierry vous confirmerait que le 15 décembre est un lundi en l'an de grâce 2014 - 

et je n'ai encore rien arrêté pour notre dîner de ce soir.

 

J'en profite, avec le sourire, pour vous narrer quelques anecdotes, afin que vous vous marriez. Elles me prennent toutes comme sujet, et à mes dépens.

 

La dernière en date eut lieu au salon Vini, Birre, Ribelli organisé il y a dix jours à Bruxelles. Un personnage de haute stature à la chevelure châtain très clair, à deux doigts du blond, s'approche timidement du stand. Alors qu'il est bien entré dans mon champ de vision, je lui demande aimablement si je peux lui servir quelque chose. Devant son hésitation, j'embraie en anglais. Yes, il veut bien. Et zou, l'Eglise 2008 rejoint son nez, puis ses lèvres: moue dubitative et petit rictus. "Hell, what's wrong?" me demandai-je illico, in petto et sotto voce, tout cela en même temps. "I smell something", déclare mon interlocuteur. Chic, il n'est donc pas anosmique, un bon point pour lui. Au moment de lui servir l'échantillon suivant, un éclair bref - vous avez déjà vu des éclairs durer longtemps, vous? - me traverse le cortex comme un demi samoan déchire la défense d'un quinze mal organisé. Et nous continuons en néerlandais: c'est un keesbol ! Il persiste: "Ik ruik iets", je sens comme quelque chose. A ce moment-là, il tourne les talons et s'éloigne. Bon, il possède donc un rhinencéphale, mais peut-être aussi est-il lissencéphale comme un lagomorphe. Et si son nom était "Konein", ce patronyme existe? 

 

La fois d'avant a mis Christine de très méchante humeur, mais elle m'a amusé. Nous avions rendez-vous au centre de Nîmes pour une dégustation, avant la mise en place du soir. Nous logions dans une très agréable chambre d'hôtes à Bellegarde et ... la Feria débutait ce jour-là. Nous avons mis pas mal de temps à arriver à destination et ensuite à trouver un parking accessible. Néanmoins, le chef ne nous attendait pas encore. Un petit coup de portable et voilà qu'arrive d'un immeuble voisin, en charentaises, le quidam. Sympa, cool. Il nous ouvre et nous fait entrer. Sa compagne, un rien destroy, le rejoint en boîtant bas et s'emporte car la porte de rue est restée ouverte. Nous déballlons la marchandise, Christine présente le domaine en quelques mots et nous servons le rosé. Mine gênée de nos interlocuteurs et lippe dégoûtée: ça commence moyen-moyen. Or, les guides et d'autres informations recoupées semblent recommander l'endroit. Notre deuxième vin est accueilli par un : "Ma foi, si certains aiment cela!" qui ne nous laisse aucun doute. La dégustation en est restée là. Heureusement, le même voyage de présentation nous avait menés au Sambuc, à Garons et à Collas, avec trois accueils enthousiastes par des professionnels de haut vol. Nous avions vu les étoiles défiler (joli!). 

 

Mon troisième moment d'humilité forcée vous est décrit ICI. Il s'agit d'un collègue vigneron en plus, même s'il ne fait pas l'unanimité. Des amis à nous lui ont rendu, à mon insu initialement car ils nous l'ont raconté après coup, le chien qu'avait pondu sa chienne. Dégustant à sa table lors du dernier "Salon des Vieux Cépages" de Trilla, ils ont recraché avec ostentation un de ses vins en lui disant: "Ca, ce n'est vraiment pas très bon. On dirait de la Coume Majou". Les salauds ! 

 

La première appréciation peu flatteuse que j'ai lue remonte à mon Majou 2005, premier millésime du domaine et vin que j'aime beaucoup personnellement. Il frise les 16 vol % et a été vendangé alors qu'octobre était bien entamé, détail important pour apprécier la pertinence du commentaire: " A grosse dominante de grenache noir. Le nez présentait des notes curieuses de goudron, de brûlé, de fruits pas mûrs. La bouche présentait un léger perlant à l’attaque, avec un ensemble peu agréable. Pas de rondeur et une longueur moyenne." Rien de bien grave, mais je n'ai pas été emballé. L'auteur des ces lignes est spécialiste des saillies peu sympathiques, bourguignon d'origine je crois et nous ne nous sommes jamais rencontrés.

 

Vous voyez, amis lecteurs, et les restaurateurs parmi vous surtout, nous sommes obligés de prendre sur nous. Ce n'est pas grave. Cela ne mérite pas forcément une réaction violente, voire aucune réaction du tout.

 

Mais ça nous gonfle ! 

 


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Commentaires : 2
  • #1

    michel (lundi, 15 décembre 2014 23:15)

    Bon anniversaire à Christine.

  • #2

    Tyron Veillon (mardi, 31 janvier 2017 09:53)


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