MERCI A TOI, PATRICK, ET UN GRAND BRAVO

A l'admission ...
A l'admission ...

 

 

 

 

 

 

 

 A la fois moteur, carrosserie, pare-chocs et échappement de

"son" salon, Patrick Böttcher se trouve ici à ... l'admission. Quelle soupape! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'était pas gagné d'avance, pourtant.

 

Patrick, je ne sais plus quand je l'ai rencontré. Vraisemblablement dans les locaux d'IVV, ancienne version, alors qu'ils occupaient encore l'entièreté d'une villa cossue près de l'Observatoire météorologique d'Uccle. La passion du vin suintait de tous ses pores. Je n'aime pas Renan Luce et encore moins Bénabar; leur mièvrerie fait peur. Mais l'un des deux chante: "Moi, j'aime bien ce genre de jeux". Eh bien, moi j'aime ce "genre de types". Il a le verbe haut, un ton un rien paternaliste, mais ses convictions, qu'il s'efforce ainsi de transmettre, sont très souvent dans le vrai - ou en tout cas proches des miennes, ce qui n'est pas une garantie, j'en conviens - et il a indiscutablement le sens du bon et un grand désir de poursuivre le succulent. Ce n'est pas de l'élitisme, c'est le refus du banal. Ne change rien, Patrick.

 

Pourtant, cela aurait dû mal commencer. Il est suisse francophone au départ, et pharmacien de formation! Non, je n'ai rien ni contre les Hélvètes, ni contre les apothicaires, mais la conjonction de ces deux typologies (retenue, conformisme, droite démocratique certes mais très libérale, distance par rapport aux vagues ou remous - il n'y a pas beaucoup de houle sur le Genfer See ...) mène rarement à l'exubérance, à la passion, à l'enthousiasme, à l'ouverture vers l'autre. En même temps, les généralisations outrancières sont dangereuses. Notre quidam en est la preuve, non pas par quatre, mais par l'ARN. L'expression phénotypique de son génome pourrait être celle d'un Pallieter breugelhien, d'un hidalgo lançant Rocinante à l'assaut des Moulin-à-Vent (ou des Côtes-de-Brouilly à l'occasion), d'un Irlandais un soir de beuverie pluvieuse sur Cork, ou sur Screwcap. Il n'est pas le genre de pharmacien dont on "casse la gueule dans ses bocaux" quand il ne fait pas crédit aux patients, ni même du Suisse "façon Daniel Anrig" qui veille sur le successeur de Pierre et accessoirement ses avoirs à la banque Ambrosiano. Non, Patrick est ce qu'on appelle plutôt un "bon vivant", un "chic type" et un "boute-en-train". 

 

Il a conçu l'idée saugrenue de lancer un "nième" salon du vin en Belgique, centré sur des vignerons décalés (italiens mais pas que ...) et des brasseurs artisanaux. Chez les brasseurs, le simple fait d'être "artisanal" constitue déjà un décalage, tant cette corporation fait surtout la part belle à l'industrie agro-alimentaire, beaucoup plus encore que dans le monde du vin : pas de poète chez Interbrew, pas d'esthète chez Budweiser. 

 

Et, en plus de cette relative marginalité - les enfants de l'aimable Jean Meyer et leurs conjoints (Maison Josmeyer) ne dorment heureusement pas sur les trottoirs du Logelbach ou dans le caniveau à Aspach - il a en plus sélectionné ses participants sur un critère de qualité. Ce n'est pas le plus mauvais.

 

Quelle ne fut donc pas ma surprise de me voir proposer de me joindre au nombre des exposants! Vous pensez comme j'ai fait mienne la réponse du personnage de feu Fred Chichin et de Madame Ringer: "Dis-moi, oui, Lu-cky / dis-moi oui".  

 

Résultat: un sans faute total, sur toute la ligne. Je ne vais pas faire rougir l'Helvète autant que le fond de son drapeau national, mais tous les participants lui ont fait spontanément la "clap" (ou le Fitou si vous préférez) à son arrivée dans la salle de notre dîner d'adieu et nous nous sommes presque fendus d'une petite standing ovation. Il n'a toutefois pas répondu à nos injonctions ("A poil") mais ce sera pour la fois prochaine. C'est sans doute pour ne pas forcer à rougir Elisabetta Foradori, une des vraies grandes dames du vin.

 

Il y a eu énormément de monde et le public a été très satisfait. En outre, l'ambiance entre nous fut sensationnnelle: échanges (de liquides et de vues), boutades, complicité ... J'ai même vu passer au loin des représentants de la presse, des cadres travaillant pour les "grosses" maisons importatrices, des suppôts de la GD (bouhhhhhh). Bon, ils ne se sont pas approchés de mon stand, heureusement!

 

Merci, Patrick, pour cette organisation et bravo à toi,

ainsi qu'à ton équipe qu'il faut associer à ce succès.

A la prochaine fois.

 

 

 

 

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