QUE DE RISOTTO, QUE DE RISOTTO !

Merci Raymond, merci Filou, merci Michel Caujolle
Merci Raymond, merci Filou, merci Michel Caujolle

 

 

 

Parodiant le vainqueur

de Magenta qui s'est retrouvé impuissant, comme à Sedan, devant les crues de la Garonne en 1875, j'ai réagi à ma façon face à l'angoisse de

mes proches devant

la montée des eaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai bondi dans la cuisine, calfeutré la porte de devant comme on lute une cocotte en fonte, avec de la farine bio circuit court (sans le sel), et ai ouvert tout grand la porte du placard qui contient mes fontes émaillées. J'ai effectivement entrepris de passer la fin de l'après-midi en cuisine: risotto aux champignons et effilochée de cuissot de lièvre. A ce stade, qu'on ne me dérange plus: "J'y suis, j'y reste". Quitte à citer un de vos "grands hommes", autant aller jusqu'au bout. 

 

On va passer sur les recettes: je ne suis pas critique gastronomique, mais me pique d'être un bon gâte-sauces amateur. Je déteste les donneurs de leçons culinaires et n'ai plus suivi de livre de recettes depuis que j'ai 20 ans. A l'époque, jeune carabin, je passais ma "période de bloque" - on dit parfois "blocus", par erreur, et cela s'appelle généralement "révision" en France, parfois "bachotage" chez les Parigots vieille France - dans la petite maison familiale au littoral belge.

A la vérité, mes journées se passaient pour une large part au manège où je jouais le rôle de garçon d'écurie en échange du droit d'aller faire travailler sur la plage les chevaux de propriétaires, absents durant les mois de mai et de juin, et mes soirées me faisaient écumer les maisons de jeunes disséminées entre Furnes, Gistel, Ypres et la zone frontalière. Je disposais ainsi de plusieurs montures par jour, ce qui ne faisait pas trop avancer ma connaissance de la biochimie, mais me donnait une faim de loup. C'est là que j'ai appris à me mitonner des petits plats savoureux. Ce mode de vie m'a conduit à repasser de nombreux examens en septembre et à présenter des calcifications prostatiques innombrables. Sic transit Chlamydia urethri

 

A huit heures pétantes - on a mangé de l'houmous la veille et je le fais "concentré" - madame était servie. C'est un cadeau de Michel Caujolle qui a accompagné le plat: des vieilles vignes de chez Denis Mortet, millésime 2001. Il ne s'est pas foutu de moi, Monsieur le Proviseur: robe pourpre foncé (qui a dit que le pinot ne donne pas de couleur?), arômes de framboise mêlée à du fumé et de la violette. On pourrait se croire à Chinon aussi (dans sa meilleure expression). Enfin, les tannins sont présents mais aimables, donnant la réplique à une acidité de bon aloi. Quand le vin de la Côte-de-Nuits s'exprime comme cela, j'arrête de râler contre les Bourgogne dilués, mal fagottés, chaptalisés à outrance et hors de prix.

 

Pour finir, Christine, qui privilégie toujours la production locale, avait demandé à notre ami Momo d'Ille-sur-Têt de lui fournir des ananas:

ils étaient succulents. Je vous recommande les ananas d'Ille de Maurice. 

 

 

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