MAUVAISE NOUVELLE CONCERNANT LA LOUTE : OUT OF STOCK !

10 nov. 2014: millésime 1991 plus disponible
10 nov. 2014: millésime 1991 plus disponible

 

 

 

 

 

 

Nous avons fait déguster

la Loute de Coume Majou

à de nombreuses personnes

depuis quelques jours,

et avons montré le portrait

de la vraie Loute, en boucle

sur/dans un diaporama.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Grenoble tout d'abord, l'archi-sympathique et très dynamique - l'un n'empêche pas l'autre - sommelier de chez Chavant (LA référence à Bresson), Jean-Charles Pouzerate, nous a fait l'honneur de nous faire participer à la dégustation de prestige qu'il a proposée à ses meilleurs clients, le 3 novembre dernier. Je pense que les "petits" vins du Roussillon de notre production ont charmé l'assistance, pourtant de haut vol et "gâtée" entre la vallée du Rhône et la Bourgogne. De même, cette région traditionnellement assez attachée à ses habitudes a réagi avec intérêt à mes arguments en faveur d'un bouchage hermétique et "contre" le bouchon de liège, non pas par principe mais pour des raisons d'ordre technique, qualitatif et écologique. Dans les jolis salons d'apparat, remis à neuf avec beaucoup de goût tout en restant fidèle au classicisme, le portrait de "qui est cette jolie jeune femme?" n'est pas passé inaperçu au fil de ma présentation visuelle. 

 

A Ostende, où les journées portes ouvertes de Werco Wines ont attiré beaucoup de monde, on m'a dit, avec un rien moins de délicatesse: - "Ik zou die schone madame ook willen proeven" ! Et ce fut fait, dans le millésime 2010, qui voit les derniers cartons quitter notre chai. Ici aussi, j'ai eu le bonheur de faire goûter nos vins à énormément de visiteurs qui les découvraient avec un étonnement ravi. Pas si mal que ça, le Roussillon!

 

Au domaine, je dois encore disposer de quelques bouteilles du millésime 2010, fin, d'une jolie trame acide, toute en élégance. Mais c'est le 2011 qui s'affirme en vedette, Cuvée du Jubilé (les 20 ans de Virginie). Je ne le lâche plus qu'avec précaution. Le 2012, quasiment identique tout en étant un rien moins "juteux", a beaucoup plu à mon ami Herwig Van Hove cet été. Il m'a mis 24 magnums de côté - vides - à charge pour moi de les rincer, de les remplir et de les lui fournir. Il convient avec moi que ce format n'a pas de sens au niveau gustatif dès lors que la capsule à vis existe: il y rentre tellement peu d'air que le soi-disant "effet volume" disparaît. Or l'avantage du magnum - incontestable -  par rapport à une bouteille de 75 cl vient du fait que le goulot, de taille comparable, et le bouchon, identique, laissent passer la même quantité d'oxygène dans les deux cas, mais qui se dissout dans un volume de vin deux fois plus grand pour le magnum. Celui-ci vieillit donc moins, car il s'oxyde moins. CQFD. Mais, et Herwig a raison - comme presque toujours - l'aspect esthétique du magnum "en jette"! J'ai donc obéi avec plaisir à l'injonction amicale de mon grand aîné.

 

Et le 2013 - pas encore proposé à la vente - se déguste formidablement bien, déjà. Sur ces trois bouteilles, on n'a pas fait l'appoint de SO2 à la mise et la tête des amateurs particulièrement sensibles à cette substance m'en remercie.

 

Non, la mauvaise nouvelle concerne les soupirants de la vraie Loute, en chair et en os. Regardez la photo: elle n'est plus disponible, du tout. Je suis un des seuls à encore pouvoir la tenir contre mon coeur, avec une dévotion faite de tendresse et d'une aurorité (hum hum) contenue.

 

Elle m'a annoncé dans la foulée qu'elle entame une formation en alternance (IFAPME) en 2015. Celle-ci lui ouvrira les portes de la gérance d'un établissement dans l'Horeca (CHR en France), après avoir suivi des modules traitant du service en salle, où elle compte déjà une belle expérience, de la cuisine proprement dite (chic!) et bien sûr de la comptabilité, de la fiscalité et de la gestion des stocks.

 

Ma fille chérie, patronne un jour d'un kavietje, d'un caberdouche

ou d'un restau .... quel bonheur! 

 

 

 

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