UNE MARINE TRES FREQUENTABLE

Devant la muraille restaurée
Devant la muraille restaurée

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis jamais resté seul

avec mon guide ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ne s'appelait pas Nathalie, il n'existe pas de "Café Pouchkine" et Christine y a veillé.

 

Cette jeune femme, née Gobinet, présente un parcours particulier. Ce n'est pas près d'un des nombreux beffrois nordistes qu'elle est née, je pense que la ville de Watteau n'en possède pas. Une fratrie nombreuse, un papa ingénieur si j'ai bien compris, un séjour prolongé au Kenya, le lycée européen, une formation de spécialiste en histoire de l'art ... et voilà notre Marine guide touristique de la belle ville de Provins. 

 

Jolie certes, élancée aussi, une voix haut perchée qu'elle a du mal à poser: en plus des visites pour adultes et des animations à thème pour les jeunes - notamment pour les pensionnaires du lycée d'excellence tout proche - la jeune femme "fait l'actrice". Elle est comédienne à ses moments perdus. On a même commencé à lui verser des petits cachets. Ah oui, j'oubliais: elle suit le rythme endiablé de la vie de Patrice Boudignat. Tu m'étonnes, Simone, que ses cordes vocales lui réclament un peu de douceur.

 

En tout cas, Christine et moi avons découvert une cité enchanteresse en trois coups de cuiller à pot, en apprenant plus sur la vie des villes de foire après une demi-journée à ses côtés qu'à la lecture de toute la collection du Chasseur Français. Nous avons même rendu visite à Richard, le fromager (et caviste éclairé) de la rue de la Friperie. Ca, c'est pour une autre fois.

 

Mon billet suivant vous offrira une série d'instantanés pris par cette exceptionnelle journée d'été indien, sans aucun commentaire. Visitez Provins et demandez le secours de notre nouvelle amie auprès de "Guides Tourisme Services" pour en savoir vraiment plus. En effet, la ville qui fut si longtemps (plus de 30 ans) le fief de l'Aveyronnais Alain Peyrefitte et siège dans l'oeil du cyclone de l'affaire Bigmalion à présent, a confié à une entreprise privée les visites de son riche patrimoine. Cette aberration culturelle s'inscrit bien dans la ligne d'une droite qui n'a rien compris mais nous permet néanmoins par un heureux hasard de profiter de manière ponctuelle de cette situation.

 

Oh, je ne vous dirai pas que je n'avais pas remarqué les yeux (verts, je pense) de notre guide. Mais, l'âge aidant, votre échanson a préféré la sereine sagesse d'un Platon aux égratignures des flêches acerbes de Cupidon. Durant toute notre longue mais captivante traversée des quartiers de la ville, les yeux des passants se posaient sur moi, du moins en avais-je l'impression. A mieux y réfléchir, c'est sans doute notre guide qui suscitait l'intérêt. L'histoire fascinante de ce coin de terre a pourtant suffi à captiver mon attention, et Christine n'a pas dû me décocher des regards dignes des foudres de Junon, comme autant de mises en garde voire de rappels à l'ordre. J'aurais eu mauvaise grâce à tenter de me faire, moi, le Pygmalion de cette ravissante coryphée. Dans le rôle de père, j'eusse d'ailleurs eu plus de crédibilité que dans celui de soupirant et c'est donc saine réflexion plutôt que pure vertu qui me rendit si docile.

 

Patrice, merci de nous avoir permis de te confisqer

durant quelques heures l'attention de ta compagne

et toi, Marine, merci de ta gentillesse, de ta compétence,

de ta fraîcheur et de ta patience envers les deux visiteurs du samedi.

Continue d'enchanter les touristes de tous âges

et bravo à Provins de dévoiler ainsi ses charmes. 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Wanda Hartmann (dimanche, 22 janvier 2017 06:14)


    Having read this I thought it was very informative. I appreciate you taking the time and effort to put this short article together. I once again find myself personally spending a lot of time both reading and commenting. But so what, it was still worth it!