GAME NOT OVER

Joli dressage, non ?
Joli dressage, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Same diners eat again ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis quelques jours, ce n'est pas Tartarin qui nous nourrit, mais un chasseur local qui aime à partager. Ce n'est pas en vain, vu que nous le lui rendons ...

en vin. Je sais que le canon de son fusil fait souvent mouche, et cela m'a occasionné quelques frayeurs par le passé but the times they are a-changin'

 

Cette fois, c'est une magnifique perdrix, sans doute le gibier à plumes le plus fin, qui a fait les frais de mon Sabatier. Je l'ai saisie à la cocotte, simplement farcie d'un brin de thym (provenant de la colline de La Franqui), d'une feuille de laurier, d'un rien de crème d'Isigny et saupoudrée d'Espelette. Une fois qu'elle fut bien marquée, je l'ai mise à rôtir à four chaud sans autre forme de procès. Comme accompagement, belgitude oblige, un stoemp de pdt au céleri, mais j'ai sacrifié à la Méditerranée en remplaçant le beurre de Dixmude par ... la "fruité noir" du moulin de Maussane, dans la vallée des Baux. Putain, je me prends pour Ian Fleming, John Gardner ou Jef Geeraerts - tous des fossiles - avec ces noms de marque. 

 

Par contre, le vin a fait un gros progrès par rapport aux recettes précédentes. J'ai jeté mon dévolu sur un petit vin du Roussillon* issu entièrement des coteaux d'Estagel (au Roc Blanc et sur les flancs des combes qui se situent à gauche de la route qui monte vers le Col de la Dona). A très grosse majorité de grenache, frôlant les 16 degrés, il a bien assoupli ses tannins après 8 années de bouteille. Il est conservé depuis sa naissance à Corneilla, sans aucune climatisation mais sous capsule-à-vis; une pure merveille! 

 

Voilà, le marché assez déprimé depuis quelques années

ne nous permet pas trop d'excès ni de luxe,

mais nous vivons "on the land" et on se régale.

 

 

*: il s'agit de la Cuvée Majou 2005 (encore 200 bt en stock, à peu près)

 

 

 

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Commentaires : 2
  • #1

    michel (mardi, 30 septembre 2014 12:54)

    j'attends avec impatience l'arrivée des bécasses pour leur faire subir ce genre de "traitement".
    ici point de perdrix ni de tendres perdreaux et les faisans sont presque tous d'élevage!
    nous n'avons pas encore expérimenté le décapsulage... mais l'envie nous taraude!
    très cordialement. Michel.

  • #2

    Luc Charlier (mardi, 30 septembre 2014 13:11)

    Il ne faut pas hésiter à dévisser, Monsieur le Proviseur. Il reste 40.000 petites soeurs dans le stock.