CARIGNANESQUE

Ce moût avait deux jours ...
Ce moût avait deux jours ...

 

 

 

 

 

Dans son billet dominical

presque hebdomadaire,

Michel Smith nous présente

la dernière moûture

de "son" Puch.

Il arrive à la ... caser

(très drôle, demandez Emmanuel). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons rentré le nôtre très très tôt, le 16 septembre. Mon frère vous préciserait que c'était un mardi, et il aurait raison. En effet, le mildiou a frappé - tardivement. Il n'a pas touché les grappes, magnifiques, mais il nous a laissés quasiment sans feuilles à la mi-septembre. Il ne servait à rien d'attendre et c'est donc un tout petit 1500 kg de raisins (un peu plus) que j'ai mis à fermenter. Mon illustration du jour fut prise 48 heures après encuvage: jolie couleur, non?

 

Notre bébé a fini de fermenter ses sucres depuis dimanche, et contient pas mal d'acide malique. J'attends avec philosophie - une copine plus sympa qu'impatience - que les bactéries lactiques m'en débarrassent. Il renferme tout le raisin de La Loute (Alt de Coume Majou), celui du Rec d'en Cruels et celui du Rec d'en Fourtou. Je ne pense pas qu'il fera de La Loute cette année, sauf surprise de dernière minute. Les arômes sont exquis et raffinés, mais le sommet de gamme de mon domaine exige un style plus puissant, plus élevé en alcool. Enfin, nous verrons.

 

Je sors de cave au moment où j'écris ces lignes et le grenache - uniquement issu du Clots d'en Couloms à saint-Paul-de-Fenouillet - m'enchante par contre totalement. Nous l'avons encuvé à une densité de 1098 (juste en-dessous de 15 degrés potentiels), un peu plus basse que d'ordinaire, mais son jus et sa sensation tactile en bouche étaient enchanteurs. Il a fermenté "comme un grand" jusqu'à présent et j'en attends beaucoup. 

 

Enfin, le blanc termine les quelques grammes de sucre résiduel qui lui restent et nous offre des arômes de pamplemousse rose très prometteurs. Je le bâtonne avec tendresse, raclant le fond de la cuve du bout de mon "croc". On va l'élever sur ses lies et lui laisser faire la fermentation malo-lactique, si la nature veut bien. 

 

Donc, vendange très réduite au domaine

- je n'ai pas parlé de quelques petits choses "annexes" -

mais je suis satisfait de la qualité. 

 

 

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