CINQ JOURS SANS

Christine a occulté ... le bas
Christine a occulté ... le bas

 

 

 

Il est rare que le blog

reste muet si longtemps,

alors que je ne suis pas

absent de Corneilla.

 

 

 

 

 

 

Oui mais voilà, il nous est arrivé plein de choses ... bonnes.

 

Tout d'abord, nous avons terminé nos vendanges. Le volume est archi-réduit - nous y reviendrons - mais je suis enchanté de la qualité et des types de raisin rentrés. Ensuite, nous avons passé deux soirées en clientèle: excellent exercice de P.R. mais aussi excellent entraînement pour ma fonction pancréatique.

 

Et surtout, j'ai pris contact avec toute une série de mes clients chéris - ceux-là le savent - et une deuxième vague est en préparation, avec les néerlandophones à suivre.

 

Là, vous me voyez dépasser de l'ouverture de la cuve N° 3, celle qui contient tout mon carignan 2014, assemblé dès la vinification. Je l'ai pigé "à la portugaise" et bien il s'en trouva, haha, et bien il s'en trouva. J'ai apporté une légère modification à ma technique. J'utilise une échelle plus stable (plus lourde) pour sortir de la cuve et je garde aux pieds des petits chaussons (roses) en matière synthétique souple comme ceux que l'on porte à la plage pour ne pas se faire piquer par les vives. Les échelons sont beaucoup moins douloureux à la descente de cuve et surtout, les pieds ne dérapent pas. Je peux dès lors faire tout cela seul, sans assistance externe, et cela "me va bien". Avec l'âge (58 ans dans 3 semaines, jour pour jour), j'apprécie de plus en plus mon indépendance et rechigne à demander de l'aide, même bienveillante, quand je peux m'en passer. 

 

Par contre, le moût étant resté inhomogène longtemps et le chapeau ayant mis un peu de temps à se constituer, j'ai attendu plus que d'ordinaire pour le pigeage et il y avait un dégagement carbonique important - sans danger, ma tête dépasse, la cave est largement ventilée et il s'agit d'une phase de fermentation tumultueuse, sans production de gaz toxiques, sorti du CO2 qui ne l'est pas, en dehors du risque, inexistant ici, d'asphyxie. Mais cette situation peu favorable à ma propre respiration, et la densité du chapeau, m'ont fait transpirer abondamment et j'étais hors d'haleine au bout de quelques minutes. J'ai ralenti le va-et-vient de mon pédalage et ai pris un peu de répit de temps à autre. Je l'aurai bien mérité, mon carignan joli. Manquerait plus que cela, que je doive avaler des nitrés dans la cuve pour ma propre sauvegarde! 

 

Elle est pas belle, la vie ? 

 

 

 

 

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