DOUCE PETITE MAISON

Au bord de "l'étang" de Cucuron
Au bord de "l'étang" de Cucuron

 

 

 

 

Notre

troisième

"Petite Maison".

 

 

 

 

 

 

 

On vous a déjà parlé de Pao Magny et de sa " Petite Maison" à Lorp-Sentaraille. Au décès inopiné de son chef (au Castrum*) et mentor, il a repris le flambeau et a gardé le macaron Michelin de l'établissement, devenant ainsi le plus jeune étoilé de France, à l'époque. De retour à présent dans son village natal, cet adorable jeune cuisinier, bosseur, talentueux et très inventif compte parmi nos clients préférés et c'est à chaque fois un bonheur de goûter sa cuisine certes raffinée mais baignant dans le terroir et le bon produit. 

 

Dans un style très différent, et avec madame au fourneau, on vous a aussi parlé de la "Petite Maison" qui sert de restaurant au Relais Saint-Roch à Saint-Alban-de-Limagnole. Ici aussi, les archi-sympathiques époux Chavignon sont constamment sur la brêche et vous servent une cuisine classique entièrement basée sur la production locale.

 

Et puis, on nous avait parlé de la Petite Maison de Cucuron et de son chef, Eric Sapet. "On" en avait parlé et Christine les a repérés. Au printemps 2013, c'est avec Camille que nous avons dégusté nos vins. Camille, c'est la personne de confiance de la maison, à la fois sommelière, chef de salle, porte-parole en cas d'absence du chef. Et le chef, lui, il donnait une master-class à un groupe de gourmets anglo-saxons, et s'est interrompu plusieurs fois pour venir accorder ses impressions à celles de sa collaboratrice. Nous y avions gagné un fantastique client. 

 

Il y a dix jours, C'est Madame Sapet qui était au téléphone pour répondre à Christine: - "Ah, la Coume Majou, nous adorons vos vins ici et, bien sûr, vous êtes les bienvenus pour une nouvelle dégustation". Oh là là, que du bonheur! 

 

Et ce bonheur a été double. L'un des deux Michel habitués de ce blog passe beaucoup de temps dans un joli coin du Luberon et nous devions nous voir. Il en a profité pour m'inviter élégamment à ... dîner chez Eric Sapet. Nous avons donc d'abord dégusté avec le chef et un de ses collaborateurs, une heure pleine malgré le service à suivre, 50 couverts s'il vous plaît - en voilà qui savent faire une mise en place efficace ! Ensuite, nous avons retrouvé mon ami et rencontré sa fille et son gendre. Elle ressemble comme deux gouttes d'eau à sa maman: même sourire, même regard vif et curieux, mêmes questions sur tout et même sincérité évidente. Michel, tu as de la chance d'avoir deux femmes comme ça auprès de toi ... et c'est un père comblé qui le dit, sans jalousie et en toute connaissance de cause. Elle est pharmacienne mais sans jamais avoir tenu d'officine. Tant mieux, on n'a pas dû parler boutique. Son mari travaille ... dans la GD. Nous n'avons évidemment pas parlé métier ensemble non plus. 

 

Mais la conversation a tourné autour des vins choisis par Camille chez des viticulteurs locaux - le Luberon est en plein boum qualitatif - et autour du menu. Bon, vous connaissez ma rengaine: " Je ne suis pas critique gastro etc ...." mais tout de même. Des mises en bouche incroyablement savoureuses et copieuses, dont une où la homard vous envahissait le palais, précédaient une entrée "comme dans les îles". Il s'agit en fait de très généreux médaillons de lotte servis dans un lait de coco aromatisé aux agrumes, combava notamment (citron kaffir) et aux épices polynésiennes. Quant au plat, imaginez-vous une tourte dont la farce associe du foie gras, de la chair de caille, des champignons des bois (cèpe compris) et de la truffe d'été. Monsieur Boletus et madame aestivum ensemble, excusez-nous du peu! Pour les desserts, mon prescripteur d'insuline m'interdit d'en parler et c'est dommage pour vous. Mais on a bien aimé les mignardises qui viennent après, quand même! Il y avait là un financier à se faire damner, aux arômes de beurre noisette dignes de toute la fortune de la famille Rothschild. 

 

Nous avons eu le privilège de bavarder longuement avec M. Sapet. Il a choisi de s'entourer de peu de monde, alors que le succès est au rendez-vous, mais de garder des collaborateurs de grande qualité, qui ne rechignent pas à la tâche. En saison, il ne sert que sur la terrasse, en dehors de groupes constitués qui peuvent occuper la salle au premier. Résultat: plus de quarante couverts tous les jours, toute l'année, et des dîneurs satisfaits. Le tout avec ... lui et un second en cuisine (parfois un extra supplémentaire), madame Sapet au téléphone et en électron libre, Camille et sa petite équipe en salle enfin. Il dit qu'il élabore une cuisine peu sophistiquée! Façon de parler mais c'est partiellement vrai: pas de dressage digne d'équilibristes du cirque de Moscou, pas de bouillie déstructurée à la Thys, pas de fumée de haricots dans une baudruche d'âne ventriloque comme chez El Bulli. Michel et les siens, Christine et moi avons apprécié: nous aimons la gastronomie sincère, au goût prononcé et où l'on sait ce que l'on déguste. 

 

Merci au couple Sapet de préserver

cette ambiance chaleureuse et sereine.

Merci à Camille et à l'équipe pour la gentillesse

du service et le choix des vins.

Merci à Michel de cette soirée d'amitié

et d'atmosphère dans un lieu magique.

Euh, Christine, quand est-ce que nous devons

revenir livrer dans le Vaucluse? 

 

 

 

 

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