MIQUELET, LE RETOUR

Miquelet 2011
Miquelet 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous ai réexpliqué

récemment

la genèse de

la Cuvée Miquelet,

en 2005,

et son absorption dans

notre "Majou" par la suite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne peux en effet pas me passer du fruité de ces raisins maurynates pour la cuvée principale du domaine. En outre, alors que le 2005 était austère juste après sa mise, Madame Hachette lui a d'emblée décerné une étoile (Guide 2008) et les sommeliers ont commencé à l'apprécier il y a cinq ans environ. Il est extra à présent (et il en reste 1.000 bt).

 

En 2011, le millésime a été un rien mieux arrosé que les autres - pas assez encore sur mes coteaux pentus néanmoins - et nous avons récolté le plein de beaux grenaches. Résultat: un Maury d'anthologie, une Cuvée du Roc Blanc (Estagel), une Cuvée Majou 2011 qui me plaît énormément et ... assez de raisins pour faire Miquelet

 

La base, c'est le grenache du Clots d'en Couloms et de la Coumo do Miquelet, pour quasiment 80%. Ensuite, nos vieux carignans de la route qui monte vers le Col de la Dona (Estagel) complètent l'assemblage. Et Dieu sait si le carignan a été succulent en 2011. Le reste, la nature seule me l'a fourni. Elle a laissé faire le hasard, par nécessité. Moi, j'ai laissé cela en cuve presque 3 ans, en soutirant quand j'y pensais - façon de parler - mais sans resulfiter, malgré les angoisses de mon oenologue. Notez que "baliser", c'est son métier. Le grenache a été collé une petite fois tout au début de sa vie, les carignans non. Et l'assemblage final n'a été ni resulfité, ni filtré à la mise (SO2 total = 38 mg/L et SO2 libre = zéro). Il ne s'agit pas d'un vin "nature" au sens strict, car je sulfite ma vendange à la réception, et légèrement le vin à la fin de la fermentation malo-lactique aussi. Mais il est très pauvre en sulfites. Cela fait du bien à nos méninges, à notre foie et à sa palette aromatique. C'est le bouchage hermétique qui me donne la garantie du bien-fondé de ce choix: ce que j'ai mis en bouteille, c'est ce que vous boirez, même 15 ans plus tard. 

 

Mon projet était de réaliser un vin qui serait aussi soyeux d'emblée que le 2005 l'est devenu à présent. Et je pense que le Bacchus d'Estagel et le Dionysos de Maury m'ont exaucé. Je n'ai pas réussi à labelliser ce vin aux normes kasher, le rabbi était circonspect (lisez bien). Mon boucher hallal n'en veut pas non plus sur son présentoir. Mes amis chrétiens disent qu'ils préfèrent l'Eglise, ou alors me traitent de "Marchand du Temple", selon le nombre d'espèces qu'ils prennent à communion. J'espère que je ne me ferai pas bouder par les bouddhistes, et je prends Jéovah à témoin.

 

C'est Christine qui vous le vend (La Cave de Christine)

et nous avons retenu un prix très démocratique.

Faites vite, il n'y en a que 1204 bouteilles,

si je me souviens bien ! 

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Thierry Charlier (dimanche, 07 septembre 2014 09:20)

    L'étiquette et l'aspect général
    de la bouteille me plaisent beaucoup