BEAUCOUP MIEUX QU'UN "BAD TRIP"

 

 

 

... à ce qu'il paraît.

 

 

 

 

 

Je n'ai jamais consommé d'acide et les buvards ne m'ont été utiles que pour éponger mes pâtés d'encre. Mais j'avais un condisciple à l'athénée, devenu par après celui de mon frère à la Faculté vétérinaire de Cureghem, dont le frère aîné - qui nous servait de modèle, de "grand" - était parti à Katmandou, où Interpol l'avait retrouvé, pour finalement se défenestrer du balcon de la villa familiale à Stockel. On prétend à tort que ce sont des suicides en période de détresse intense ou bien d'angoisse paroxystique. Ce n'est pas vrai: dans leurs illusions psychédéliques construites, lorsqu'ils sont "perchés", certains addicts nourrissent des hallucinations corporelles leur faisant croire à leur capacité de voler et aussi des distorsions de l'espace et des repères qui leur enlèvent les garde-fous, d'une part, mais aussi la conscience du danger. 

 

Le Népal, heureusement, propose d'autres particularités que d'avoir été, dans les années '60-'70, et même après, la destination de prédilection de toute une série de trippers européens. La culture du théier y est relativement récente: premières plantations vers 1920 (100 ha) et apparition de vraies manufactures vers 1960 seulement. En 1980, le régime déclare "zone de culture" la partie orientale du pays, au nord du Bengladesh et juste sous l'Himalaya. Suite à la privatisation (1997), environ 100 plantations voient le jour et elles font vivre une dizaine de milliers de petits cultivateurs. 

 

Ils produisent des thés noirs assez similaires à ceux de Daerjeeling, sur trois zones principales: Terai (en plaine), Ilam et Dankhura (jardins d'altitude). 

 

Sandakphu est le pic le plus élevé du district indien du Bengale Occidental

(3636 m d'altitude) en marge du parc national de Singalila, à la limite du Sikkim. De la bourgade qu'il abrite, on peut admirer l'Everest, le Kanchengjunga, le Lhotse et le Makalu, pami les plus hautes montagnes au monde. C'est évidemment une zone de trekking recherchée.

 

La maison où j'ai acheté ce thé utilise le nom du sommet pour un thé du Népal, provenant du village de Jasbirey, dans l'Ilam (état du Limbuwan). On connaît ces collines sous le nom de chaîne de mahabharata. Après la cueillette, le thé est roulé à la main et oxydé totalement avant de sécher lentement. Il est à la fois boisé, floral et fruité, comme ses congénères de la région. 

 

Les vendanges approchent, la cave "du bas" est totalement prête. Il ne reste que l'étage supérieur à déblayer un peu, lorsque l'égrappoir devra entrer en action. Pour les blancs et le rosé, je pressure les raisins sans les érafler. Donc, je m'hydrate.

 

Mon regain d'intérêt pour le thé trouve son origine dans les antagonistes alpha-1 mis à ma disposition par Thierry. Non seulement ils ont largement contribué à mieux contrôler mes chiffres tensionnels, ce qui est inattendu, mais encore ils ne me font plus craindre l'effet diurétique des xanthines,

et c'était le but recherché. 

 

 

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