CHEZ RAOUL ET FRANCOISE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Civale pose

devant la baie vitrée

du bout de

la salle à manger. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Clapas, en occitan, c'est un amas rocheux couvert de chênes verts ou de chênes kermès. On surnomme aussi de "Clapassiens" les habitants de Montpellier. Plus localement, sur ce Causse de Sauveterre, c'est un monticule de pierres sèches. Et Lou Clapas, c'est le nom du restaurant que les époux Pradeilles ont ouvert dans le hameau des Balmes. Et ce n'est pas dû au hasard.

 

Entre ce que Raoul m'a expliqué lors de notre première rencontre, notamment sa passion pour l'aquarelle ou encore un épisode de vie plus citadin; entre ce que Françoise nous a expliqué depuis lors; et entre les bribes retrouvées dans la presse régionale, je suis arrivé à reconstruire les pièces du puzzle.

 

Ils sont nés dans le coin: les parents de Raoul étaient d'ailleurs agriculteurs au Fraissinet tandis qu'une partie des corps de ferme et des granges du hameau des Balmes lui-même appartenaient déjà aux générations précédentes, bien avant qu'ils n'y montent le restaurant actuel. J'ai cru comprendre que l'actuelle "chef de salle" était comptable et assistante de direction, dans une autre vie. Le patron, lui, avait à l'origine fait ses classes de cuisinier à l'école hôtelière - il a même tenu pendant plus de 10 ans un restaurant dans la belle ville d'Uzès. Après un intermède, il est ainsi revenu à ses premières amours et ... au pays! C'est donc aussi "pour le plaisir" qu'il occupe à nouveau le fourneau, le four à bois et le grill sur les braises. Enfin, quand il ne s'affaire pas à réparer, rafistoler, rénover telle ou telle partie du patrimoine. 

 

Comment Christine les a-t-elle trouvés? Je n'en sais rien. Pour grimper là-haut, il faut quitter les rives du Lot et la petite ville de La Canourgue en bordure de l'A 75 et monter, monter, monter vers le Causse. Quand vous vous croyez perdus, vous êtes presqu'arrivés. La vue est splendide: prairies en forte pente à perte d'horizon, et damier des cultures sur les flancs de la montagne, le tout sous le regard aigu des rapaces; pauvres petits rongeurs sur le plancher des vaches !

 

Oh, la carte n'est pas immense, on ne se prend pas pour Vatel. Mais elle fait la part belle aux produits du terroir, que les préparations mettent en valeur: l'agneau du Causse et la truite saumonée d'un lycée aquacole voisin, les boeufs de race Laguiole et le veau du terroir, les girolles et autres champignons suivant la saison, la truffade bien sûr et ... les fromages du coin. En marge de cela, la pizza sort très odorante du four à bois et attire une partie de la clientèle. J'avoue que nous ne l'avons pas goûtée. Vous savez que mon diabétologue à horreur que je mentionne les desserts, je ne ferai donc qu'effleurer ces minces segments de pêche blanche au sirop saupoudrée larga manu de menthe fraîche.

 

Pour ceux qui viennent de Belgique, quelque 800 km plus loin, voilà une halte bienvenue sur le chemin de la Grande Bleue. Et les B&B sont légions dans le coin. A l'inverse, si vous quittez le littoral en fin de journée, voilà un dernier arrêt dans "le sud" avant de reprendre la route vers les pluies et la rentrée le lendemain matin.

 

La carte des vins est surtout régionale et vous devrez demander les cuvées de votre vigneron préféré à la maîtresse des lieux. Nous sommes arrivés en cours de saison et les documents étaient déjà imprimés. Si vous êtes très curieux, il y a même moyen de goûter des crus aveyronnais ou lozérois. 

 

Et si la curiosité gourmande constitue réellement

votre trait de caractère dominant, renseignez-vous là-bas

au sujet des manouls et de la pouteille ...

avec un "p" initial.

 

 

 

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