MON CHEMIN DES CROIX (ETAPE 1)

Sant Julià d'Estavar
Sant Julià d'Estavar

 

Je commence aujourd'hui avec vous

une série de billets:

j'y associerai un restaurant catalan,

un vrai, parmi nos clients

et une

curiosité touristique

à voir dans son

périmètre proche.

 

 

 

Ce serait normalement le rôle des autorités des P.O., mais rien n'est fait ici pour attirer le touriste vers les attractions intelligentes de l'arrière-pays. Il doit aller dépenser son budget sur les plages. Pourtant, à force de s'y faire plumer, il va de moins en moins supporter le soleil! 

 

Il a fait tout simplement dégueulasse sur la majeure partie du département aujourd'hui, alors que le temps était splendide sur la Cerdagne. Nous avions décidé d'y monter par la pittoresque mais médiévale N 116. Je ne parle pas du beau village fortifié de Villefranche, effectivement très moyennâgeux, mais de l'état de la route, seule voie d'accès direct à Font-Romeu et, plus loin, à Bourg-Madame ou Puigcerda, sans citer le calvaire enduré par les habitants de Joncet ou d'Olette. 

 

En attendant pour les livrer la fin du service chez les Planes - quand nous en avons l'occasion, nous essayons de ne pas débarquer au moment où tout le monde est occupé - nous sommes allés braver les ardeurs du soleil devant l'Eglise Saint-Julien, dans le petit village d'Estavar, du côté de cette curiosité issue des traités de Louis XIV qu'est l'enclave espagnole de Llivia. La paroisse existe depuis le 10ème siècle, d'après les archives de la Seu d'Urgell, et le bâtiment actuel remonte au 12ème siècle. Constitué d'une nef unique, avec un joli chevet semi-circulaire, il possède un "clocher-mur" à la toulousaine. Vous voyez tout cela sur l'image sortie de ma boîte à pixels. Les murs sont partie en moellons, partie en pierre de taille, de type "grand appareil". L'accès se fait par une porte latérale, donnant au sud.

 

A l'Hôtel Planes, vous trouverez un frère en cuisine (caché le plus souvent) et un autre en salle, Eric, avec son épouse au comptoir à l'entrée. Ils sont la cinquième génération d'hôteliers-restaurateurs et vous devez goûter au moins deux spécialités de la famille: la canette aux raisins (et sa repasse dans la cocotte en fonte) et le pied de porc désossé au foie gras. En outre, difficile de résister aux charcuteries, dont une partie provient de la maison Bonzom (mais pas que), une des adresses incontournables de la France entière (propres cochons de races variées). Je n'ai pas le droit de parler des desserts (diabète) mais le soufflé à l'orange .... 

 

Pour le vin, laissez-vous conseiller si vous ne buvez pas les nôtres - ce qui est grave mais pardonnable une fois de temps en temps - car la carte contient de jolies choses, y compris des Alsace et des Savoie dans les blancs. En vin doux naturel, c'est la côte qui se taille la part du lion (normal en bordure du Golfe du même nom) avec des Banyuls de qualité et de tous types.

 

Enfin, si vous devez coltiner une emmerdeuse à table - cela arrive - demandez de ma part le moulin à poivre au patron: vous verrez ! 

 

 


Eglise Saint-Julien d'Estavar et Hôtel Planes (voir ICI).

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    eric planes (mardi, 12 août 2014 23:50)

    Merci pour ce paragraphe concernant notre maison... c'est avec plaisir que nous faisons découvrir vos produits en accompagnement de nos plats, merci de passer en Cerdagne de temps en temps et de dire qu'il y fait beau, le soleil est là, même si les prévisionnistes annoncent le contraire ! ! et si la pluie arrive le soleil est dans nos cœurs... A bientôt.