UN NEO-BITTEROIS CHEZ SYLVAIN

Herman et Anna en compagnie de deux vignerons
Herman et Anna en compagnie de deux vignerons

 

 

 

Nous reviendrons sur le couple de visiteurs:

à force de séjourner

dans le Bittérois,

Anna et Herman

finiront bien

par y prendre

définitivement racine.

 

 

 

 

Pour Sylvain Fadat, c'est plus que chose faite. Son grand-père possédait quelques hectares de vignes dont il menait le fruit à la coop et il entretenait d'autres cultures. Son père, lui, devint ingénieur - les Mines, je crois - et aussi grand connaisseur en oiseaux des bois. C'est à lui que l'on doit les restrictions qui touchent le tir de la bécasse. Sylvain, lui, la sixième génération, s'est établi en cave particulière après son BTS. Il a commencé sur le secteur d'Aupilhac, qui a donné le nom au domaine, et se situe au pied du Castellas de Montpeyroux. Je l'ai rencontré au début des années '90 et déjà il élaborait un VdP du Mont Baudile en pur carignan réellement délicieux. C'est Xavier Erken qui nous a présentés. Après, nous nous sommes revus de temps à autre et, surtout, j'ai eu la fierté de montrer ma toute jeune production à ses côtés, en 2006 ou 2007, sur Bruxelles.

 

Hier, profitant des vacances de mon ami Herman Goossens à Saint-Pons-de-Mauchiens, nous avons fait un saut de l'autre côté de Gignac et Aniane. A présent, Sylvain règne sur 27 ha de vignes et prduit plus de 100.000 bt par an, et il les vend. Je crois cependant qu'il doit partager ce règne avec sa charmante deuxième épouse, une native de Puerto Sagunto, très vive et qui m'a remonté les bretelles quand je lui demandais si elle était encore catalane! Que non, le dialecte "Valenciano" n'est certes pas du castillan, mais il se distingue du catalan dont il a emprunté pas mal de choses quand même. Nous avons évoqué ensemble les beautés de l'étang de la Albufera, son All i Pebre à base d'anguilles d'eau douce et mon épuisement en septembre 1978 alors que, piètre rameur, j'ai dû me battre pendant plusieurs heures face à un vent contraire pour ramener sur le rivage une lourde barque en bois dans laquelle j'avais fait monter la Patricia de ce blog, qui n'était alors pas encore la mère de Johan ni de Loïc. 

 

Mais revenons-en au Domaine d'Aupilhac. Il s'est vu agrandir, vers 1998-99, de toute sa partie appelé "les Cocalières". Il s'agit d'une arêne calcaire née après une éruption volcanique, située en altitude face au Mont Baudile/Bauzile. Sylvain y a fait sauter en trois endroits la roche-mère à la dynamite, un socle calcaire très dur, avant de planter syrah, mourvèdre et grenache, ainsi que des blancs.

 

Très avare avec le sulfite en cave, comme moi, Sylvain s'est abstenu depuis le début d'utiliser des engrais synthétiques et il ne traite pas contre le ver de la grappe. Il observe les phases de la lune mais se montre réservé quant au rôle à accorder aux planètes lointaines. Depuis trois années, il tente des "dynamisations", puisqu'aussi bien il est un adepte de l'homéopathie. Néanmoins, il admet que, quand c'est sérieux, important, "comme pour des infections chez un enfant", alors il faut avoir recours aux antibiotiques. Mais à la vigne, hop-là pour les attributs 500 et 501, conscient qu'il est de ne brumiser que 4 gr de préparation à la silice par hectare.

 

La dégustation offerte fut exhaustive et ce ne sont que les invités attendus par Herman et Anna qui nous empêchés de discuter jusque tard dans la nuit.

 

Quant à notre hôte, il devait partir ce matin

vers le sud pour replonger sa femme

dans une ambiance ... pas tout-à-fait catalane.

C'est vrai que la paella de Valence est réputée

meilleure que celle de Castelsarrazin.

 

 

 

 

 

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