MÊME LA "VIOQUE" Y ETAIT

En plein troupeau
En plein troupeau

 

 

 

Voilà à quoi ressemble

un trekking en

cheval islandais,

vu de l'intérieur.

 

 

 

 

Le Dr. vét.Charlier, le Thierry de ce blog qui connaît toujours le jour de la semaine qui correspond à la date - non, il n'est pas né autiste - vient d'achever son nième séjour équestre en Islande. Quand le monde du vin se portera mieux et ma panse un peu moins bien, c'est avec plaisir que je l'accompagnerai. On n'aime pas les cavaliers de plus de 90 kg, par là-bas, car les étapes sont longues.

 

Depuis notre adolescence, nous sommes tous deux des amoureux des poneys/chevaux islandais: leurs allures, leur beauté, la sûreté de leur pied et leur caractère infatigable nous les rendent très attachants. Je vous parlerai un jour de "mon" Skuggi, qui n'a jamais été à moi, même si j'éprouvais envers cet animal une passion au caractère possessif pathologique, n'ayons pas peur des mots. Je n'ai jamais été aussi jaloux d'une femme et pourtant je souffrais de cette tare "quand j'étais petit". 

 

Je suppose que le port du couvre-chef est obligatoire mais ne le fût-il pas que Thierry s'en servirait quand même: un nombre incalculable de mètres de tuyau en téflon joignent l'intérieur de son crâne à sa cavité péritonéale depuis qu'il a vu le jour rempli de plus de liquide céphalo-rachidien que le commun des mortels, et plus encore depuis que son casque de moto Nolan ou AGV se fût ouvert comme une noix au contact d'un mûr en béton du côté de Maubeuge, il y a bien longtemps de cela. Quand il bouge la tête, il y a son Douglas qui se remplit, ses canaux inguinaux qui se rengorgent et jusqu'à l'arrière-cavité de ses épiploons qui fait glou-glou. Cela ne le gêne pas du tout mais inquiète beaucoup la vioque. Elle a peur qu'il ne se vide en vol, comme le gros Gégé dans les jets d'Air France, et que Loftleidir ne leur fasse payer une surtaxe lors du débarquement. Elle n'aime pas les dépenses inutiles, ma mère. 

 

Elle l'a donc accompagné cette fois, embarquée dans le camion tout-terrain qui suit le troupeau avec les bagages des participants. Le soir, à la veillée, elle leur racontait des contes en dialecte furnois. Le préféré est celui de la "Saga du Bachten de Kupe", qui expose les amours contre nature entre Elio le Rouge et le petit Bartje. Même Jon Kalman Stefansson en reste pantois. On murmure toutefois que son carpaccio de baleine bleue au limoncello n'a pas fait l'unanimité.

 

Savent pas ce qui est bon, ces sauvages de l'Océan Arctique. 

 

 

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